Eugène de Margerie
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Eugène Jacquin de Margerie est le fils d'Armand de Margerie, directeur des domaines de Melun, et d'Elisabeth Fidière des Prinvaux, une femme profondément pieuse, fille du conservateur des hypothèques de Paris. Ses parents lui transmirent sa formation intellectuelle, morale et chrétienne[1]. Armand de Margerie avait reçu une éducation classique et avait été l'un des plus brillants élèves du lycée Napoléon[2].
Eugène de Margerie entre à l'école de droit. Son grand intérêt pour la littérature italienne l'amène à étudier cette langue[2]. Au cours de sa jeunesse, Margerie est indifférent à la religion, mais avec un sentiment de respect pour les choses saintes que le préserve toujours de l'esprit voltairien. Il atteint la plénitude de la foi et la vie chrétienne par son épouse[3], avec qui il se marie en 1847[4].
Quelques semaines avant la révolution française de 1848, il est nommé par la jeunesse catholique de Paris pour haranguer en en son nom le politicien catholique irlandais John O'Connell (en), mais il ne paraît pas qu'il se soit jamais senti appelé aux luttes de la vie politique de son temps[5]. Après une grave maladie en 1852[2], il commence sa carrière littéraire au service de la religion et de la patrie[5].
Il consacre presque toute sa vie aux bonnes œuvres et notamment à la Société de Saint-Vincent-de-Paul et de Saint-François de Sales. Ancien président de la conférence de Sceaux, et du comité de l'œuvre du Vœu national, il est pendant quelque temps collaborateur assidu de L'Univers. Moins connu par ses ouvrages que son frère Amédée, il laisse néanmoins un certain nombre de publications qui ont été fort goûtées des lecteurs catholiques[6].