Eurygnathohippus
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Super-ordre | Laurasiatheria |
| Ordre | Perissodactyla |
| Super-famille | Equoidea |
| Famille | Equidae |
| Sous-famille | Equinae |
| Tribu | † Hipparionini |
Eurygnathohippus est un genre fossile de mammifères périssodactyles de la famille des Equidae, apparenté au genre Hipparion et ayant vécu en Afrique et en Asie du Sud du Miocène supérieur au Pléistocène inférieur[1],[2].
Cet équidé ressemblait au cheval moderne dans son allure générale. Certaines espèces atteignaient une taille notable, avec une hauteur au garrot d'environ 1,3 mètre. Son crâne présentait des proportions très proches de celles des chevaux modernes, avec un long museau, de puissants muscles masséters et des yeux positionnés loin en arrière. Ses dents étaient hypsodontes, c'est-à-dire à couronne haute, mais pas comme celles des formes modernes. Ses pieds possédaient encore trois doigts, comme tous ses proches parents, les Hipparionini (en), mais le doigt central était beaucoup plus robuste que les doigts latéraux.
Aire géographique
La majorité des fossiles connus de ce genre ont été découverts en Afrique, où ses espèces vivaient entre la fin du Miocène et le Pléistocène inférieur[1],[3]. Des fossiles d’Eurygnathohippus ont également été signalés dans les sédiments du Pliocène supérieur du plateau de Potwar, au Pakistan, et des collines de Siwalik, dans le nord-ouest de l'Inde[4].
Histoire évolutive
Eurygnathohippus est un représentant assez spécialisé de la tribu des Hipparionini, qui comprend de nombreuses espèces d'équidés d'apparence moderne, mais possédant encore trois doigts. Ces équidés ont prospéré pendant une grande partie du Miocène et du Pliocène, et ne se sont éteints qu'au Pléistocène inférieur.
Apparu il y a environ 7,2 millions d'années, Eurygnathohippus descend d'un Hipparionini similaire à Hippotherium, originaire d'Asie ou d'Europe. En quelques millions d'années, il a donné naissance à de nombreuses formes aux spécialisations diverses. Par exemple, dans les sols du Miocène supérieur de Lothagam, au Kenya, des fossiles de deux espèces très différentes d'Eurygnathohippus ont été découverts : l'une (E. turkanense) était grande et robuste, tandis que l'autre (E. feibeli) avait un corps élancé et de longues pattes.
Une autre espèce plus récente (E. cornelianus), du Pliocène inférieur du Kenya, était particulièrement spécialisée : elle combinait un ensemble de molaires hypsodontes avec un museau exceptionnellement allongé et des incisives qui lui permettaient d'atteindre plus facilement l'herbe courte. Parmi les autres espèces, on trouve E. woldegabrieli, du Pliocène moyen d'Éthiopie[1], et E. afarense, de la charnière Plio-Pléistocène du Tchad et d'Éthiopie[5].
Paléobiologie
Les différentes espèces d’Eurygnathohippus occupaient des niches écologiques diverses : par exemple, E. turkanense, avec sa constitution robuste, était peut-être mieux adapté aux environnements boisés, tandis qu’E. feibeli semble avoir été plus adapté aux terrains ouverts, grâce à ses proportions de coureur. E. cornelianus, en revanche, semble s'être spécialisé dans le pâturage d'herbes courtes et dures, à l'instar des chevaux modernes.
Liste des espèces
- † E. afarense
- † E. albertense
- † E. baardi
- † E. cornelianus
- † E. hasumense
- † E. libycum
- † E. namaquense
- † E. turkanense
- † E. woldegabrieli[1]