Eusebia Palomino Yenes
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| Eusebia Palomino Yenes | |
Sœur Eusebia Palomino Yenes vers 1930. | |
| Bienheureuse | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Cantalpino, province de Salamanque, royaume d'Espagne |
| Date de décès | (à 35 ans) |
| Lieu de décès | Valverde del Camino, province de Huelva, République d'Espagne |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Filles de Marie Auxiliatrice |
| Béatification | 25 avril 2004 par Jean-Paul II |
| Vénérée par | Église catholique |
| Fête | 10 février |
| modifier |
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Eusébie ou Eusebia Palomino Yenes, née le à Cantalpino dans la province de Salamanque en Espagne, morte le à Valverde del Camino en Andalousie, est une religieuse catholique espagnole, de l'ordre des religieuses salésiennes de Don Bosco, les Filles de Marie Auxiliatrice.
De famille pauvre, elle interrompt ses études pour aider ses parents, et travaille comme domestique dans des familles, puis pour les sœurs salésiennes de Don Bosco. Ayant la vocation religieuse, elle intègre l'ordre et s'y fait remarquer par son humilité, par la pertinence de ses conseils et par sa dévotion à l'eucharistie, aux cinq plaies du Christ, au chemin de croix et à Marie.
Le pape Jean-Paul II la béatifie le sur la place Saint-Pierre de Rome. La bienheureuse Eusebia Palomino Yenes est fêtée le , le 9 par les Salésiens.
Eusebia Palomino Yenes naît le à Cantalpino dans la province de Salamanque, en Espagne. Elle est la troisième des quatre enfants d'Agustin Palomino et de Juana Yenes de Villaflores. Sa sœur aînée s'appelle Dolores[1].
Son père travaille comme ouvrier agricole saisonnier ; pendant l'hiver, lorsqu'il n'a pas de travail, il se rend dans des villes proches pour mendier de la nourriture. Elle l'accompagne vers 1909 lors de ces voyages ; il lui enseigne souvent le catéchisme[2]. Eusebia Palomino effectue sa première communion à l'âge de huit ans et l'appelle sa première « rencontre » avec Jésus-Christ. En 1906, elle entre dans une école de filles, mais quitte l'école pour soutenir ses parents par son travail.
Elle travaille d'abord comme domestique dans une famille aisée, puis elle sert en 1911 dans un orphelinat avec sa sœur aînée Dolores[3],[4]. Une fois par semaine, elle se rend à la chapelle de l'école du Saint-Esprit tenue par les sœurs salésiennes de Don Bosco, et les rencontre ainsi. Les religieuses lui demandent si elle travaillerait pour elles, ce qu'elle accepte. Elle sert donc chez les religieuses, comme domestique et cuisinière. Le nettoyage des salles de classe et la collecte du bois de chauffage font également partie de ses tâches quotidiennes. Elle fait aussi la connaissance des élèves ; certains l'admirent et la recherchent pour ses sages conseils[2].
Eusebia Palomino cultive un désir secret, celui de rejoindre les religieuses. Mais elle ne le demande pas, car elle craint d'être refusée à cause de sa pauvreté et de son éducation limitée. Une supérieure en visite en parle avec elle et lui dit qu'elle sera bientôt acceptée[2]. L'accord arrive, et elle admise comme postulante le . Elle effectue sa prise d'habit le [1].
Elle commence son noviciat le à Barcelone, où elle prononce sa première profession religieuse en . Elle est ensuite transférée à la maison salésienne de Valverde del Camino, en Andalousie. Son arrivée suscite des moqueries de la part des étudiantes, qui raillent son apparence. Elle y reste indifférente en s'occupant simplement de tâches domestiques. Les étudiantes observent son apprentissage spirituel et sa piété, et sont vite captivées par les histoires de saints qu'elle leur raconte, et particulièrement par les histoires de la vie de saint Jean Bosco. Elle effectue sa profession solennelle en 1930. Des prêtres et des religieux viennent souvent lui demander conseil[3].
Spirituellement, sœur Eusebia Palomino aime particulièrement la « servitude mariale » de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Elle pratique aussi et répand la dévotion aux cinq plaies de Jésus-Christ ainsi qu'au chemin de croix[4]. Elle est aussi animée par l'amour de l'eucharistie[5].
Lors de la montée de troubles et de l'émergence d'un sentiment antireligieux en Espagne dans les années 1930, elle offre sa vie pour le salut de son pays. En , elle contracte une maladie inconnue que les médecins n'arrivent pas à diagnostiquer. Ses membres la font souffrir, son asthme s'aggrave et augmente ses souffrances[2],[4]. Le , le teint pâle, elle demande à ses sœurs de supplier Dieu de protéger la Catalogne.
Eusebia Palomino meurt le , après avoir prédit que le sentiment antireligieux ne dégénère en grave conflit, ce qui se produit peu après avec la guerre civile espagnole[4].