Eva Rechel-Mertens
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Eva Mertens |
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Georg Rechel (d) (à partir de ) |
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| Archives conservées par |
Eva Rechel-Mertens, née Eva Mertens le à Perleberg et morte le à Heidelberg, est une philologue et traductrice allemande.
Eva Rechel-Mertens grandit à Francfort-sur-l'Oder[1] et étudie la philologie romane, l'allemand et l'anglais[2] dans les universités de Berlin et de Marbourg. En 1925, elle prépare sa thèse de philosophie sous la direction de Ernst Robert Curtius[3] à Marbourg, thèse qui a pour titre Balzac et les beaux-arts. De 1930 à 1955, elle travaille comme assistante de Curtius au séminaire d'études romanes à l'Université de Bonn ainsi que parfois en tant que lectrice à l'Université de Heidelberg. En parallèle elle publie des traductions du français depuis la fin des années 1920. En 1938, elle épouse l'ingénieur Georg Rechel.
Eva Rechel-Mertens traduit des œuvres de Balzac, Roger Martin du Gard, Julien Green, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Elle traduit également des œuvres de Federico Fellini de l'italien. Son œuvre majeure est la traduction de À la recherche du temps perdu de Proust, commencée en 1953, achevée en seulement quatre ans et publiée par la maison d'édition Suhrkamp. Les précédentes traductions allemandes du roman de Proust n'avaient pu être conduites à leur terme. Une première traduction de Rudolf Schottlaender en 1926 publiée par la maison d'édition Die Schmiede est si violemment critiquée par Curtius, que l'éditeur engage d'autres traducteurs pour le tome suivant (Walter Benjamin et Franz Hessel). À la suite de la faillite de Die Schmiede, c'est l'éditeur Piper qui publie le troisième tome. Ce n'est qu'en 1953 que l'éditeur Suhrkamp fait une nouvelle tentative et choisit Eva Rechel-Mertens. Sa traduction est largement saluée au moment de la publication, et fait l'objet de plusieurs commentaires critiques[4].
Eva Rechel-Mertens reçoit le Prix de la critique allemande (Deutscher Kritikerpreis) en 1957 et le Prix Johann-Heinrich-Voß pour la traduction en 1966. Ses archives (correspondance et manuscrits) sont conservées aux Archives littéraires allemandes de Marbach.