Evangelisches Kirchengesangbuch
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Le Evangelisches Kirchengesangbuch (EKG, livre de chants des églises protestants) a été le premier livre de cantiques commun aux paroisses germanophones des Églises protestantes régionales d’Allemagne et des deux Églises protestantes d’Autriche. Les Églises de Suisse et la plupart des Églises évangéliques ont leurs propres livres de cantiques. L'EKG a été introduit entre 1950 et 1969, selon l’Église régionale, puis en 1987 dans l’Église protestante luthérienne indépendante, sous une forme élargie intitulée Evangelisch-Lutherisches Kirchengesangbuch (ELKG, livre de cantiques des églises évangéliques luthérien). Entre 1993 et 1996, il a été remplacé par l'actuel Evangelisches Gesangbuch (livre de chants protestants).
Dès le milieu du XIXe siècle, des efforts ont été faits pour publier un recueil de cantiques protestants aussi uniforme que possible pour les églises germanophones. Ainsi, en 1853, des représentants de plusieurs Églises protestantes régionales se sont réunis à Eisenach afin de sélectionner, parmi le riche trésor de cantiques germanophones, ceux qui étaient connus dans le plus grand nombre possible de paroisses et qui étaient chantés volontiers et souvent. Il en résulta un recueil de 150 chants religieux allemands essentiels, intitulé Deutsches Evangelisches Kirchen-Gesangbuch (Livre de chants des églises protestants allemands), également connu sous le nom de Eisenacher Büchlein (Petit livre d’Eisenach)[1].
Le « petit livre d’Eisenach » servit de base à un recueil de cantiques publié en 1915 sous le titre Deutsches Evangelisches Gesangbuch vom Deutschen Evangelischen Kirchenausschuss den deutschen evangelischen Gemeinden des Auslandes dargeboten (Livre de chants protestant allemand présenté par le Comité protestant allemand des Églises aux communautés protestantes allemandes à l’étranger). Outre une partie générale comprenant 342 cantiques, il contenait également des cantiques populaires sacrés (n° 343 à 387). Les 342 chants du Deutsches Evangelisches Gesangbuch (DEG), également connu plus tard sous le nom de Einheitsgesangbuch (Livre de chants unifié), furent introduits à partir de la fin des années 1920 dans certaines Églises régionales du nord, de l’ouest et de l’est de l’Allemagne et complétés par des annexes régionales. Il a été publié dans les anciennes provinces ecclésiastiques prussiennes, l’Union synodale de la ville libre de Dantzig, la Prusse orientale, la Posnanie-Prusse occidentale et la Prusse occidentale, ainsi que dans l’Église protestant unie de Pologne (avec l'annexe de chants n° 343-472 et les chants populaires sacrés n° 473-536), Brandebourg et Poméranie (introduit en 1931 avec le supplément de chants n° 343-530 et les chants populaires sacrés n° 531-583), Rhénanie et Westphalie (introduit en 1929 avec le supplément de chants n° 343-540 et les chants populaires sacrés n° 1-76), la province ecclésiastique de Saxe et l’Église protestante d’Anhalt (avec le supplément de chants n° 343-595) ainsi que le Schleswig-Holstein-Lauenburg, conjointement avec les Églises régionales de Hambourg, Lübeck et Eutin ainsi que l’Église de Mecklembourg (avec supplément de chants). Dans les années 1940, l'Église protestante de Brême s’est également jointe à cette dernière.
Critiques

Peu après l’introduction de l’EKG, des critiques ont été formulées. On lui reprochait notamment l’absence de certains cantiques très connus. Ainsi, la partie principale de l’EKG ne contenait ni les deux chants de Noël les plus connus, „O du fröhliche“ et „Stille Nacht“, ni les chorals „Großer Gott wir loben dich“ et „Ich bete an die Macht der Liebe“. Il manquait également de nombreux chants populaires dits spirituels, tels que „Harre meine Seele“. Ces chants ne figuraient, le cas échéant, que dans certaines parties régionales[2].
Suppléments
Depuis les années 1970, l’EKG a été complété par des « suppléments » dans les différentes Églises régionales. Ceux-ci comprenaient généralement de nouveaux cantiques afin de les faire connaître dans les paroisses. En outre, les canons ont été pris en compte pour la première fois comme forme de chant. Les suppléments reprenaient souvent les chants religieux populaires dont l’omission dans l’EKG avait auparavant suscité de vives critiques (voir ci-dessus)[2].