Evelina Borea

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Naissance
Nationalité
Italienne
Formation
Formée auprès de Roberto Longhi à Florence
Evelina Borea
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Biographie
Naissance
Nationalité
Italienne
Formation
Formée auprès de Roberto Longhi à Florence
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Ministère de la Culture (Italie)
Membre de
Maître

Evelina Borea, née le à Ferrare, est une historienne de l'art italienne, spécialiste de la peinture italienne du Seicento (notamment l'école bolonaise, Le Caravage et Domenichino), des estampes de traduction et de la figure de Giovan Pietro Bellori. Formée auprès de Roberto Longhi à Florence ( laurea en histoire de l'art en 1958), elle a exercé pendant trente-six ans au sein du Ministère italien des Biens culturels, entre Florence et Rome, où elle a organisé plusieurs expositions scientifiques. Depuis 2000, elle est académicienne culture de l'Accademia di San Luca à Rome. Son ouvrage le plus important, Lo specchio dell'arte italiana. Stampe in cinque secoli (2009), synthèse issue de plus de vingt années de recherche, est considéré comme une référence sur le rôle des estampes dans la diffusion du patrimoine artistique européen avant l'invention de la photographie[1],[2],[3].

Formation

Evelina Borea naît le à Ferrare. Elle effectue sa formation en histoire de l'art à l'Université de Florence, où elle obtient sa laurea en 1958 sous la direction de Roberto Longhi, figure centrale de l'historiographie artistique italienne du XXe siècle. Cette période formatrice oriente ses intérêts vers la peinture du Seicento, les questions d'attribution, de style, de documentation figurée et les artistes de l'école bolonaise[3].

Carrière institutionnelle

Après sa formation, elle intègre le Ministère italien des Biens culturels (successivement Ministero della Pubblica Istruzione puis Ministero per i Beni Culturali e Ambientali), où elle exerce pendant trente-six ans, entre Florence et Rome. Au sein de cette institution, elle se consacre à la conservation du patrimoine, à la recherche scientifique et à l'organisation d'expositions thématiques. Son activité ministérielle se poursuit en parallèle de ses travaux personnels, qu'elle continue après sa retraite[3].

Activités curatoriales et éditoriales

Dès les années 1960, elle publie des études monographiques et organise des expositions centrées sur la peinture du Seicento dans les collections florentines. Parmi ses principales réalisations figurent le catalogue Caravaggio e i caravaggeschi nelle Gallerie di Firenze (Palazzo Pitti, 1970) et Pittori bolognesi del Seicento nelle Gallerie di Firenze (Galerie des Offices, février-), tous deux accompagnés d'introductions substantielles[3].

En 1965, elle publie sa première monographie importante, Domenichino, dans laquelle elle souligne la prééminence du disegno sur le colore dans l'œuvre du peintre, une interprétation qui influence les études ultérieures sur l'artiste[4].

En 1976, elle édite de manière critique les Le vite de' pittori, scultori et architetti moderni de Giovan Pietro Bellori (Turin, Einaudi), avec une introduction de Giovanni Previtali ; cette édition critique est reprise et augmentée en 2009 en deux volumes, avec une postface de Tomaso Montanari[3].

À partir des années 1980 et 1990, ses recherches se concentrent progressivement sur les estampes de traduction et leur rôle dans la transmission du patrimoine artistique. Ce long travail aboutit à l'ouvrage Lo specchio dell'arte italiana. Stampe in cinque secoli (2009), synthèse en quatre volumes sur cinq siècles d'estampes de reproduction[2],[3].

Parmi ses autres contributions figurent des articles sur la stampa figurativa au Cinquecento (1979), sur les estampes des primitifs et l'avènement de l'historiographie artistique illustrée (1993, en deux parties), ainsi que le catalogue L'idea del bello. Viaggio per Roma nel Seicento con Giovan Pietro Bellori (Rome, Palazzo delle Esposizioni, -)[3].

Reconnaissances

En l'an 2000, Evelina Borea est élue académicienne cultore de l'Accademia nazionale di San Luca à Rome, en reconnaissance de l'ensemble de son parcours scientifique et de ses apports à l'histoire de l'art italien[1].

Réception critique

Les travaux d'Evelina Borea ont influencé l'historiographie de la peinture italienne du Seicento, en particulier ses études sur Domenichino. Sa monographie de 1965, qui met l'accent sur la primauté du disegno par rapport au colore, a été citée dans de nombreuses analyses ultérieures sur le peintre et sur les débats stylistiques du XVIIe siècle[4].

Son ouvrage majeur Lo specchio dell'arte italiana. Stampe in cinque secoli (2009) a été accueilli comme un texte de référence pour l'étude des estampes de traduction et de leur rôle dans la circulation du canon artistique européen avant l'ère photographique. Giovanna Capitelli en a publié une recension dans L'Indice dei libri del mese (2010), soulignant son importance. L'œuvre est fréquemment citée dans des thèses, articles académiques et volumes collectifs (ex. Brill, Memofonte, tesi universitaires), où elle est décrite comme un outil indispensable pour les chercheurs en histoire de l'art et de la culture visuelle[2],[3].

Expositions (sélection)

Travaux et publications

Principales monographies et catalogues

  • Domenichino (1965).
  • Caravaggio e i caravaggeschi nelle Gallerie di Firenze (catalogue d'exposition, Palazzo Pitti, 1970).
  • Pittori bolognesi del Seicento nelle Gallerie di Firenze (1975).
  • L'idea del bello. Viaggio per Roma nel Seicento con Giovan Pietro Bellori (catalogue d'exposition, Palazzo delle Esposizioni, Rome, 2000).
  • Lo specchio dell'arte italiana. Stampe in cinque secoli (2009, 4 volumes).

Éditions critiques

  • Giovan Pietro Bellori, Le vite de' pittori, scultori et architetti moderni, éd. critique Evelina Borea, introduction Giovanni Previtali, Turin, Einaudi, 1976 (réédition augmentée en deux volumes, 2009, postface Tomaso Montanari).

Autres contributions

  • « Stampa figurativa e pubblico dalle origini all'affermazione nel Cinquecento » (1979, dans Storia dell'arte italiana).
  • « Le stampe dai primitivi e l'avvento della storiografia artistica illustrata » (1993, dans Prospettiva, en deux parties).
  • Notices sur la quadreria de don Lorenzo de' Medici (1977), Annibale Carracci (1965), restaurations (1994-1999).

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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