Everybody Scream

album de Florence and the Machine, sorti en 2025 From Wikipedia, the free encyclopedia

Everybody Scream est le sixième album studio du groupe britannique Florence and the Machine, sorti le au label Polydor Records. Il est précédé de trois singles : Everybody Scream, sorti le  ; One Of The Greats, sorti le , et enfin Sympathy Magic, sorti le .

Sortie
Durée 49:39
Langue anglais
Faits en bref Sortie, Durée ...
Everybody Scream
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo officiel de l'album.
Album de Florence and the Machine
Sortie
Durée 49:39
Langue anglais
Auteur-compositeur Florence Welch
Producteur
Label Polydor Records

Albums de Florence and the Machine

Singles

  1. Everybody Scream
    Sortie : 20 août 2025
  2. One Of The Greats
    Sortie : 24 septembre 2025
  3. Sympathy Magic
    Sortie : 27 octobre 2025
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Cet album fait suite au précédent, Dance Fever, sorti en 2022[1], dont il s'inscrit dans la même lignée : à nouveau, le design de l'album et les clips sont réalisés par Autumn de Wilde. Les thématiques abordées, inspirées par l'horreur folklorique, la sorcellerie et le mysticisme, sont celles de la sororité, de la guérison, du vieillissement, du couple et de la place des femmes dans l'industrie musicale.

Acclamé à sa sortie, Everybody Scream est à ce jour considéré comme le meilleur album du groupe par la critique musicale, surpassant Dance Fever. Il est suivi d'une tournée mondiale, le Everybody Scream Tour, passant par l'Europe et l'Amérique du Nord, qui a débuté le à Belfast et doit s'achever le à Reading.

Promotion et sortie

Officiellement annoncé par le groupe sur leurs réseaux le , l'album est composé de 12 titres et sa sortie coïncide avec le jour d'Halloween[2],[3]. Le design de l'album et la réalisation du clip du premier single-titre, Everybody Scream, sorti le , est dirigé par Autumn de Wilde, qui avait déjà travaillé avec Florence Welch sur Dance Fever[4],[5].

L'annonce de ce nouvel album suit plusieurs messages cryptiques et images partagées par Welch, notamment une photo avec Mark Bowen, guitariste de IDLES, mais aussi des mentions de thèmes liés à l'album tels que « witchcraft, folk horror, mysticism, magic, poetry, insanity » (sorcellerie, horreur folklorique, mysticisme, magie, poésie, insanité)[6]. Le , un teaser dévoilant Welch vêtue d'une robe rouge, creusant un trou dans un champ puis hurlant à l'intérieur de celui-ci est publié[1],[7].

Le , un second single paraît : One Of The Greats, considéré par Welch comme un « long poème » à propos de la recherche perpétuelle et insatisfaite de l'excellence, qui pousse l'artiste à se tuer et renaître à chaque nouvelle création[8],[9]. Le , le troisième et dernier single, Sympathy Magic, sort. Son clip est une fois de plus réalisé par Autumn de Wilde[10].

Production et thèmes

Logo promotionnel de l'album.

Plusieurs artistes ont collaboré avec Florence and the Machine sur la réalisation de l'album, notamment Mitski et Aaron Dessner des The National[11]. Dans la continuité de son prédécesseur, cet album puise son ambiance dans le mysticisme et l'horreur folklorique, faisant des références au paganisme, à la sorcellerie et à des figures mystiques telles que Julienne de Norwich[12] et Margery Kempe[13], abordant ainsi les thèmes de la sororité, du vieillissement, de la mort, du corps et de la guérison, inspiré par Florence Welch à la suite d'une grossesse ectopique[14],[15] et d'une chirurgie salvatrice[5]. À la suite de cet évènement, Welch a consulté un guérisseur traditionnel, et a mené des recherches au sein de l'Institut Warburg sur l'histoire de la sorcellerie et ses liens avec l'obstétrique au Moyen Âge. Dans une interview accordée à The Guardian, elle déclare : « La médecine moderne m'a sauvé la vie, mais on ne peut pas aborder le sujet de la naissance sans parler de sorcellerie, de magie et de médecine. Certaines des premières personnes jugées pour sorcellerie étaient des sages-femmes. »[13]

La symbolique de la résurrection est aussi très présente dans l'album, en partie en raison de son processus de guérison personnel. Toujours pour The Guardian, elle avoue avoir « l'impression de mourir un peu à chaque fois que j'enregistre un album », en raison de sa recherche de perfection. Ce sujet est explicité dans ses titres One Of The Greats et Music By Men[13].

« Le moment où j'ai été le plus proche de donner la vie, c'est celui où j'ai été le plus proche de la mort. [...] Et j'ai eu l'impression d'avoir franchi une porte et de me retrouver face à une foule de femmes qui hurlaient. »[13]

De la même manière, l'album explore aussi les « limites du corps », et les luttes et sacrifices de sa chanteuse en tant que femme au sein de l'industrie musicale[13].

Lors d'une interview avec Zane Lowe, Welch avoue considérer Everybody Scream comme son album le plus personnel à ce jour. Elle mentionne également le fait que l'album repose sur le motif du cri, et notamment du cri de joie, à travers une réflexion sur les raisons qui poussent les gens à crier, ainsi que sur les émotions et les motivations associées à cet acte physique[16].

Tour

Une tournée internationale est annoncée en même temps que l'album : le Everybody Scream Tour, composé d'une cinquantaine de dates, qui commence le à la SSE Arena de Belfast et doit se terminer le à Reading, avec la présence de Paris Paloma en première partie pour les dates européennes[17],[18],[19]. En octobre 2025, le groupe a annoncé les dates de la partie nord-américaine et d'une seconde partie européenne, principalement organisée dans des festivals de musique estivaux[20],[21]. Rachel Chinouriri, Sofia Isella, CMAT et Mannequin Pussy assureront alternativement les premières parties de la partie nord-américaine, tandis que Chinouriri, Jacob Alon et Self Esteem feront les premières parties pour les dates estivales en Irlande et en Écosse[20],[21].

La mise en scène de la tournée puise principalement son inspiration dans l'horreur foklorique : la scène est drapée d'un rideau orné d'herbes médicinales et éclairé par une lumière orangée[15]. Des jeux d'ombres sont aussi mis en scène, rappelant pour certains la scène de la douche dans Psychose (1960)[22]. Florence Welch est vêtue d'une robe gothique en dentelle et à manches drapées, chante pieds nus sur la scène et est accompagnée d'un groupe de quatre danseuses et chanteuses appelées Witch Choir (Chœur de Sorcières)[22]. Les performances dansées, chorégraphiées par Ryan Heffington, ont été comparées au film Suspiria (1977)[15].

Liste des pistes

Davantage d’informations No, Titre ...
NoTitreDurée
1.Everybody Scream4:04
2.One Of The Greats6:32
3.Witch Dance4:23
4.Sympathy Magic4:28
5.Perfum and Milk4:08
6.Buckle3:23
7.Kraken3:50
8.The Old Religion3:40
9.Drink Deep3:51
10.Music By Men4:31
11.You Can Have It All3:59
12.And Love2:44
49:39
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Davantage d’informations Titres bonus, No ...
Titres bonus - Everybody Scream (Chamber Edition)
NoTitreDurée
13.Everybody Scream (Chamber Version)3:23
14.Sympathy Magic (Chamber Version)3:32
15.The Old Religion (Chamber Version)4:07
16.Drink Deep (Chamber Version)3:34
64:15
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Réception critique

Faits en bref Site, Note ...
Critiques de Everybody Scream
Score cumulé
SiteNote
Metacritic 85[23]
Compilation des critiques
PériodiqueNote
NME 5/5 étoiles[24]
The Daily Telegraph 5/5 étoiles[25]
The Line of Best Fit 8/10[26]
Paste 7,5/10[27]
The Independent 4/5 étoiles[28]
The Guardian 4/5 étoiles[29]
The Australian 4/5 étoiles[30]
Le Devoir 4/5 étoiles[31]
Rolling Stone 3,5/5 étoiles[32]
Rock Ur Life 3,5/5 étoiles[33]
Sound of Violence 4,5/5 étoiles[34]
musicOMH 4,5/5 étoiles[35]
Pitchfork 6,8/10[36]
DIY 4,5/5 étoiles[37]
The Irish Times 4/5 étoiles[38]
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Everybody Scream reçoit un accueil critique très positif dès sa sortie. Chez Metacritic, l'album se voit attribuer une note moyenne de 85 sur 100, sur la base de 13 critiques, indiquant une « acclamation universelle », devenant ainsi l'album le mieux noté du groupe sur le site à ce jour[39].

Laura Molloy pour NME attribue à l'album la note maximale de 5 étoiles, faisant l'éloge d'un « album tempétueux », saluant la manière dont Welch présente les « aspects brutaux, laids et crus de la féminité » ainsi qu'une « génération constamment connectée qui se réfugie dans les pratiques New Age pour trouver un répit »[40]. De la même façon, Margaret Farrell pour le site Stereogum reconnaît une « écoute incroyablement enrichissante, émouvante, envoûtante », et décrit l'album comme une « bande-son idéale pour danser nue au clair de lune »[41].

Le magazine américain Paste attribue à Everybody Scream la note de 7,5 sur 10, Sam Rosenberg le qualifiant de « disque rock guttural et incisif, parfaitement adapté à l'esthétique mystique de Welch et de son groupe, et en dialogue avec la fascination de Welch pour l'occulte », tout en dénotant par moments des « sensibilités modernes et médiévales » qui « s'entrechoquent légèrement et menacent de déséquilibrer l'album »[42]. David James Young pour The Australian relève le « lyrisme ambigu » de l'album, notamment sur la chanson One Of The Greats, mais salue d'autres titres comme le single-titre et You Can Have It All, les jugeant « extrêmement satisfaisants » et « sans équivalent » dans la discographie du groupe[43].

Alexis Petridis pour The Guardian attribue à l'album la note de 4 étoiles sur 5, le décrivant comme le « tiraillement de la célébrité, une envie compulsive de performer qui prend le dessus sur tout d'une façon quasi-malsaine » où Welch « assume pleinement son statut durement acquis. »[12]

Côté francophone, la critique musicale est aussi grandement positive : Rolling Stone attribue une note de 3,5 sur 5 à l'album, le décrivant comme une « comédie musicale, pop exacerbée jusqu’à l’extrême » pleine « théâtralité grandiloquente » où Welch va au « plus profond d'elle-même » au point de « bousculer et marquer les esprits »[44]. Sur France Inter, l'album est qualifié de « profonde et mystique réflexion sur la guérison et la féminité »[45].

Bertrand Corbaton pour le webzine Sound of Violence décrit Everybody Scream comme « l'album le plus dense que Florence + The Machine ait sorti jusqu'ici »[46]. Plus ambivalent, Stéphanie K. Perera pour Rock Ur Life reconnaît un album « viscéral, sombre et intime », « cathartique », avec une « richesse sonore indéniable », mais dont la brutalité et la complexité risquent de réduire l'accessibilité de l'œuvre et de « dérouter » le public[47].

Performances commerciales

Classements hebdomadaires

Personnel

Crédits adaptés des notes de la Chamber Edition de l'album et de Tidal[66].

Florence + The Machine

Musiciens additionnels

  • Aaron Dessnerguitare électrique (1, 2, 5–11), instrument à secouer (1, 3, 7, 8, 11), synthétiseur basse (1, 4, 5, 8, 9, 11), synthétiseur (1, 5–12), guitare acoustique (1, 5–7, 10, 11), piano (1, 8), guitare basse (3, 5–12), Mellotron (3, 5–7, 9–11), piano à queue (3, 6), cymbales (3), programmation de batterie (5–8), batterie (5, 6, 8, 9, 11), tambourin (5), percussions (6, 9), piano droit (7, 10, 12)
  • Elysian Collectivecordes (1–4, 10, 11)
  • Mark Bowen — guitare basse (1–3, 7), synthétiseur (1–3, 11, 12), batterie (1, 3, 11), synthétiseur basse (1, 10, 11), percussions (1), orgue (2, 3, 7), guitare (2, 7), effets sonores (2), piano (3, 11), guitare électrique (10, 11) ; guitare acoustique, piano droit (11)
  • James McAlister — synthétiseur (1, 3, 4, 6–8), programmation de batterie (1, 3, 4, 8), échantillonneur (1, 3, 5), guitare électrique, tambourin (1), batterie, omnichord, percussions (3), synthétiseur de basse, Rhodes (6), maracas (8)
  • Deep Throat Choirchœurs (1, 3, 11, 12)
    • Rosa Clay Slade
    • Elly Condron
    • Katy Beth Young
    • Luisa Gerstein
    • Miryam Solomon
  • Benjamin Lanz — synthétiseur (1, 2, 4, 7, 8), trombone (1, 7, 8), échantillonneur (1), tambourin (2, 4)
  • Ian Thomas — batterie (1, 2, 11)
  • Leo Abrahams — guitare électrique (1, 2, 11)
  • Steve Pearce — guitare basse (1, 2)
  • Chris Vatalaro — piano (1, 2)
  • Aaron Paris — programmation, arrangement des cordes, cordes (1, 3, 10, 11)
  • Mitski Miyawaki — piano (1), chœurs (6)
  • Stuart Bogie — clarinette basse (1, 7, 9–11), saxophone baryton, violoncelle, saxophone ténor (1), harmonica basse (7, 9), clarinette (7, 11)
  • Colin Webster — saxophone (1, 11)
  • James Ford — clarinette basse, synthétiseur basse, batterie, programmation de batterie, guitare électrique, piano à queue, orgue Hammond, percussions, piano, synthétiseur, tambourin (1)
  • Kenneth Blume III — programmation de batterie (1)
  • Hayden Anhedönia — chœurs (2)
  • Jon Beavis — batterie (2)
  • Danny L Harleviole ténor (3, 4, 9), synthétiseur basse, synthétiseur (3, 4), effets sonores (3), piano (4, 9), guitare acoustique, programmation de batterie, flûte, percussions (4), guitare basse, cloches, carillons, batterie, guitare électrique, violon (9)
  • Andrew Barr — cymbales (3, 5), batterie (3, 9), guitare basse, carillons (3), gong (5)
  • Jared Solomon — congas, batterie, piano, instrument à secouer, timbales (4)
  • Dave Bayley — guitare acoustique, batterie, programmation de batterie, guitare électrique, Mellotron, percussions, piano droit (7)
  • Oleg Kondratenko — chef d'orchestre (8)
  • Fame's Orcherstra Studio — orchestre (8)
  • Bryce Dessner — synthétiseur (8)
  • Ensemble Idrîsî — chœurs (9)
    • Dunja Botic
    • Eliza Oakes
    • Elsa Hackett-Esteban
    • Noémie Ducimetière

Technique

  • Bella Blasko — ingénierie du son (toutes les pistes), mixage (1–3, 8, 9)
  • Billy Halliday — ingénierie (1–4, 6, 7, 10–12)
  • Bryce Bordone — ingénierie (4–7, 10–12)
  • Distant Fur — ingénierie (5)
  • James McAlister — ingénierie (6), ingénierie additionnelle (1, 3, 4, 7, 8)
  • Benjamin Lanz — ingénierie additionnelle (1, 2, 4, 7, 8)
  • Stuart Bogie — ingénierie additionnelle (1, 7, 9–11)
  • Mark Bowen — ingénierie additionnelle (2)
  • Danny L Harle — ingénierie additionnelle (3, 4)
  • Arber Curri — ingénierie additionnelle (8)
  • Bryce Dessner — ingénierie additionnelle (8)
  • Marina Lefkova — ingénierie additionnelle (8)
  • Serban Gheneamixage (4–7, 10–12)
  • Randy Merrill — mastering

Additionnel

  • Photographie — Autumn de Wilde
  • Coiffeur styliste — Odile Gilbert
  • Maquillage — Sarah Reygate
  • Production design — Kave Quinn
  • Peintre de toile de fond — Thomasina Smith
  • Accessoires d'habillage — Tristan Carlisle Kits, Cecilia Dumont
  • Finition photo — June Bhongian
  • Compagnie de production — Anonymous Content
  • Directeur général — Eric Stern
  • Producteur exécutif — Eric Stern, Shion Hayasaka

Références

Liens externes

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