Examen parasitologique des selles
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Un examen parasitologique des selles (EPS) est une analyse de laboratoire de parasitologie concernant les selles. Cet examen vise à rechercher la présence de parasites dans les selles. La notion de voyage dans une zone à risque (région tropicale ou intertropicale avec hygiène précaire) est un élément essentiel à prendre en compte pour l'analyse[1].
Cet examen peut être indiqué en cas de diarrhée aiguë persistante ou chronique, de douleur abdominale, de trouble digestif divers (anorexie, boulimie, nausée, dyspepsie, ténesme, prurit anal) ou d'hyperéosinophilie[1].

Les principaux parasites pathogènes qui peuvent être mis en évidence sont[1] :
- des protozoaires :
- Entamoeba histolytica, agent de l'amœbose,
- Giardia intestinalis, agent de la giardiase,
- Cryptosporidium, agent de la cryptosporidiose,
- Isospora belli, agent de l'isosporose,
- Cyclospora cayetanensis, agent de la cyclosporose,
- des microsporidies, agent de la microsporidiose ;
- des helminthes :
- Fasciola hepatica, agent de la douve hépatobiliaire,
- Clonorchis sinensis, agent de la douve de Chine,
- Schistosoma mansoni, agent de la bilharziose,
- des ténias, agents du tæniasis,
- Enterobius vermicularis, agent de l'oxyurose,
- Ascaris lumbricoides, agent de l'ascaridiose,
- des ankylostomes, agents de l'ankylostomose,
- Strongyloides stercoralis, agent de l'anguillulose,
- Trichuris trichiura, agent de la trichocéphalose.
A contrario, plusieurs parasites digestifs parfois retrouvés sont réputés non pathogènes[1] :
- parmi les amibes : Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Entamoeba polecki, Entamoeba dispar, Endolimax nanus, Pseudolimax (Iodamoeba) butschlii ;
- parmi les flagellés : Pentatrichomonas humanis, Chilomastix mesnili, Retortamonas intestinalis, Enteromonas hominis, Dientamoeba fragilis ;
- parmi les coccidies : Sarcocystis hominis ;
- d'autre protozoaires comme Blastocystis hominis.
Ces dernières années, la notion de "non-pathogénicité" de certaines souches commence à être rediscutée, notamment, pour des souches telles que Blastocystis hominis et Dientamoeba fragilis (sur ce sujet, voir littérature disponible sur le Web depuis les années 2010). Certains patients parasités par ce type de souches présentent des troubles digestifs au long cours plus ou moins sévères. L'examen parasitologique de selles est alors prescrit et se révèle positif à ces souches. La patient est alors dans une situation délicate du fait que réputées "non-pathogènes", le patient n'est pas traité malgré les troubles qu'il subit. La recherche montre que certains phénotypes au sein d'une souche dite "non-pathogène" seraient plus "agressifs" vis-à-vis de l'hôte que d'autres. Dans tous les cas, un patient qui présente une parasitose digestive, asymptomatique ou non, par un agent pathogène ou non, devrait toujours être traité afin d'éviter toute contamination de son entourage.