Eyzahut

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Localisation

Plaque de situation repeinte en jaune.

La commune est située à 30 km à l'est de Montélimar et à 25 km au sud de Crest.

Communes limitrophes

Relief et géologie

Le point culminant de la commune est au sud, à une altitude de 805 m.

Sites particuliers[1] :

  • le Châtelard ;
  • le Grand Pas ;
  • le Petit Pas ;
  • Montagne du Poët ;
  • Pas des Fustes ;
  • Pas du Chien Fou.

Géologie

La carte communale réalisée en 2015 par l'équipe municipale dresse un portrait précis de la commune[2] : Les caractéristiques morphologiques du bassin de Montélimar relève d’une évolution géologique relativement ancienne et complexe.
Le Rhône, le Roubion et le Jabron ont permis à l’érosion différentielle de dégager dans cette structure l’ensemble des roches tendres du Gargasien au centre (bassin de Montélimar) et de mettre en relief au Nord le massif crétacé de Marsanne et au Sud le crêt des calcaires gréseux du Turonien puis la « cuesta » des calcaires stampiens.
Eyzahut se situe sur un pôle géologique répulsif, constitués au Sud-est par le plateau calcaire boisé de Montjoyer et l’extrémité occidentale du synclinal de Dieulefit. La série des Marnes bleues à bancs de grès roux est bien représentée dans la région d’Eyzahut. Elle comprend l’Aptien supérieur, l’Albien et le Vraconien. La masse principale du Turonien est constituée par les calcaires blancs qui forment d’imposantes falaises à Eyzahut et à Souspierre. En allant vers l’Ouest, cette formation diminue d’épaisseur, les falaises sont moins hautes et plus discontinues. Les éboulis résultent de la fragmentation des roches calcaires du turonien.

Hydrographie

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :

  • Ravin de Commencère qui se jette dans le ruisseau de Salettes[1] ;
  • Ravin de Font la Molle[1] ;
  • Ravin de Ligourne qui prend sa source sur la commune puis s'écoule sur celle de Pont-de-Barret où il prend le nom de ruisseau de Rioussec[1] ; long de 6,5 km, c'est un affluent du Roubion[3] ;
  • Ravin d'Eyzahut qui prend sa source sur la commune puis devient le ruisseau de Salettes au nord de la commune[1] ; long de 8,6 km, c'est un affluent du Roubion[4] ;
  • Ruisseau de Salette[1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud »[8]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 962 mm, avec 7,2 jours de précipitations en janvier et 4,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Puy-Saint-Martin à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 923,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Eyzahut est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (85,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), terres arables (0,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits

Site Géoportail (carte IGN) :

  • Baume Rouge
  • Beauvillard
  • Borne Rousse
  • Combe Abut
  • le Furet
  • le Juge
  • le Licot
  • le Planas
  • les Cordiers
  • les Couvrières
  • les Ouvrières
  • les Quatre limites
  • Serre de la Bâtarde

Les plans disponibles sur le site internet de la commune indiquent aussi[15] :

  • la Bellane (présent sur la carte IGN mais sur la commune de Salettes) ;
  • les Claux ;
  • le Village.

Logement

Le parc de logement de la commune est en progression : passant de 61 logements en 1968 à 138 en 2008. Parallèlement, la proportion de logements vacants est en baisse, passant de 20 % du parc en 1968 à 2 % en 2009.
Les résidences secondaires représentent encore 47 % du parc immobilier[2].

Projets d'aménagement

Un point d'eau incendie place de l'Église.

À la suite du nouveau règlement du DECI (Défense Extérieure Contre l'Incendie) de la Drôme en 2017, la municipalité a décidé la mise en place de nouveaux aménagements[16].

Le parvis de l'église a été complètement remanié afin de permettre l'installation d'une citerne d'eau souterraine, permettant du même coup la réfection d'une ruelle du village. La mise en place de différents PEI (Point d'Eau Incendie) est planifiée jusqu'en 2036[17]

Voies de communication et transports

Entrée d'Eyzahut depuis Souspierre.

La commune est desservie par les routes départementales D 183 et D 263[1].

Risques naturels et technologiques

Toponymie

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[18] :

  • 1237 : castrum de Eysahuco (Bibl. nat., fonds lat. numéro 10).
  • XIIIe siècle : Eyzahuchium (de Coston, Étym. de la Drôme).
  • 1340 : castrum de Aysahuco (Long, notaire à Grignan).
  • 1352 : de Eysauco (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, II, 395).
  • 1359 : castrum et fortalicium de Essauco (Long, notaire à Grignan).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Usant (pouillé de Die).
  • 1419 : mention de la paroisse : capella de Ezsau (pouillé de Die).
  • 1442 : Esaü (choix de documents, 270).
  • 1485 : castrum Exaussi (archives de la Drôme, E 5376).
  • 1490 : Ezahuc (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1569 : Eyzaut (archives de la Drôme, E 5376).
  • 1630 : Esaut (archives de la Drôme, E 5376).
  • 1891 : Eyzahut, commune du canton de Dieulefit.

Étymologie

Le nom serait d'origine celtique et signifierait « nid d'aigle », un lieu élevé[19].

Histoire

Protohistoire

Oppidum pré-romain[20].

Antiquité : les Gallo-romains

Habitat gallo-romain (attesté par de nombreuses tuiles, des médailles, et un cippe où est inscrit « aux dieux Manes offert par Verilla à la mémoire de Tertinius Maximianus »[20].

Du Moyen Âge à la Révolution

Un château s'installe au XIIIe siècle, sans doute renforcé par une tour au sommet du Châtelard[20].

La seigneurie : au point de vue féodal, Eyzahut est une terre patrimoniale de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le commandeur du Poët-Laval était le seigneur du lieu temporel et devait hommage pour une partie des terres aux barons de Grignan[18].

Pendant les guerres de Religion, le territoire est ravagé. Les défenses d'Eyzahut sont rasées en 1622 après l'un des derniers soulèvements protestants. Aujourd'hui, il n'en reste plus aucune trace[20].

Démographie :

  • 1759 : 38 familles[18].
  • 1789 : 35 familles[18].

Avant 1790, Eyzahut était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église était sous le vocable de l'Exaltation de la Sainte-Croix et dont les dîmes appartenaient au commandeur du Poët-Laval qui pourvoyait an service paroissial[18].

De la Révolution à nos jours

En 1790, Eyzahut devient une municipalité du canton de Marsanne. La réorganisation de l'an VIII en fait une commune du canton de Dieulefit[18].

Politique et administration

La mairie.

Tendance politique et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 ?    
1995 2001 ?    
2001 2008 Jean-Marie Delleaud    
2008 2014 Jean-Marie Delleaud   maire sortant
2014 2020 Fabienne Simian[21] PS  
2020 en cours
(au 25 février 2021)
Fabienne Simian[22][source insuffisante]   maire sortante

Rattachements administratifs et électoraux

Politique environnementale

Finances locales

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2023, la commune comptait 151 habitants[Note 2], en évolution de +2,72 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
111147214217223199242243221
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216225221234239214203188167
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17217213311310993956264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6352477886111127135142
2021 2023 - - - - - - -
152151-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

Enseignement

Rattachée à l'académie de Grenoble, il n'y a pas d'école à Eyzahut, les enfants sont scolarisés au RPI Charols/Pont de Barret. Ils sont pris en charge par une navette. Les collégiens vont au collège de Cléon-d'Andran[27].

Santé

Un cabinet infirmier basé à Puy-Saint-Martin assure la couverture du village[28].

Manifestations culturelles et festivités

  • La fête du village est organisée le deuxième dimanche d'août[19]. Auparavant accompagnée d'un spectacle son et lumière projeté sur la falaise, elle est désormais plus modeste[réf. nécessaire].

Loisirs

  • Un boulodrome et une table de ping-pong sont en libre accès à proximité du camping[29].
  • Le village est le point de départ de nombreuses randonnées. Le GRP, qui fait le tour du pays de Dieulefit, passe par Eyzahut. On trouve aussi une multitude d'autres sentiers : les GR 9, GR 429, GR 965, ainsi que plusieurs PR (boucles de Petite Randonnée) sont accessibles depuis Eyzahut[30].
  • La piscine municipale a été construite en 1963 et rénovée entre 2014 et 2016. Elle comporte trois bassins (pataugeoire, moyen bassin et grand bassin) et propose une buvette. Du fait du coût d'embauche d'un maitre nageur, ainsi que de sa configuration entièrement plein air, elle n'est ouverte que durant l'été (juillet- août)[31].

Sports

Terrain de tennis d'Eyzahut.
  • Un terrain de tennis est accessible en libre-service[32].

Médias

Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

  • Presse écrite
    • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « Romans et Drôme des collines » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
    • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
    • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
  • Presse audio-visuelle
    • France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire et sur celui de tout le département

Cultes

La communauté catholique et l'église de la commune sont rattachées à la paroisse Sainte Anne sur Roubion et Jabron qui dépend du diocèse de Valence, doyenné de Cléon-d'Andran[33].

Économie

Agriculture

En 1992 : pâturages (ovins, bovins)

La ferme Brongers est une exploitation certifiée AOP[34].

Commerce

L'auberge-restaurant Le Furet constitue le seul commerce du village. Construite par la commune en 1968 afin de développer l'attrait touristique d'Eyzahut, elle accueille des clients tout au long de l'année.
Actuellement, elle est mise en gérance : le bâtiment appartient à la municipalité qui en confie l'exploitation à un tiers[2].

Tourisme

Dans les années 1960, la municipalité a réalisé plusieurs projets dont la piscine municipale (construite en 1963), le village de vacances (en 1967 ; reconverti depuis en logements permanents) puis du camping et de l'auberge du Furet en 1968[19].

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

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