Ezio Riboldi

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Décès
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MonzaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Ezio Riboldi
Ezio Riboldi vers 1919.
Fonctions
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVe législature du royaume d'Italie
-
Maire de Monza
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
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Parti politique

Ezio Riboldi, né le à Vimercate et mort le à Monza, est un journaliste et homme politique communiste italien.

Militant et maire socialiste

Licencié en lettres et philosophie, Ezio Riboldi fut professeur de lycée dans la ville de Monza, avant de se dédier au droit. Affilié au Parti socialiste italien (PSI) à partir de 1898, il devint un actif militant de la section de Monza, ville où il exerça successivement la charge de conseiller municipal puis de maire à partir de 1914 et jusqu'à 1917[1].

Du neutralisme à la faction terzina du PSI

Durant la Première Guerre mondiale, il œuvra pour le maintien de la neutralité de l'Italie et pour l'arrêt des conflits en participant à la Conférence de Zimmerwald de 1915. Son activité lui valu d'être agressé par des nationalistes en 1918[1].

Élu député en et confirmé au Parlement en , Riboldi se dédia surtout à des problèmes de politique extérieure. Proche de Giacinto Menotti Serrati, lors du Congrès de Livourne, il resta au PSI et, en tant que représentant de ce parti, participa avec Fabrizio Maffi et Costantino Lazzari au Troisième Congrès de l’Internationale Communiste à Moscou[1]. À son retour en Italie, Riboldi développa une active propagande pour l’adhésion à l’Internationale communiste et, en , figura parmi les fondateurs de la fraction terzina, qui aboutit à l’expulsion des réformistes du PSI en . Il fut ensuite élu membre de la direction du parti. En il créa avec d’autres membres de la fraction terzina (Serrati, Mario Malatesta, Maffi, Francesco Buffoni) la revue Pagine rosse qui incarna l'aile extrémiste du PSI[1].

Député communiste et emprisonnements

Aux élections d’, Riboldi se présenta comme candidat sur les listes de la fraction terzina en commun avec les communistes et réussit à être élu une nouvelle fois à la Chambre. Riboldi adhéra au Parti communiste italien (PCI) durant l’été de la même année mais cependant d'excellentes relations avec Giacomo Matteotti, à tel point qu'il tenta également, en vain, de conclure un accord électoral avec les communistes[1].

Avec Buffoni et Ferragni, il dirigea la section juridique du Secours Rouge, prêtant son service d’assistance légale aux victimes politiques et défendant, entre autres, Amedeo Bordiga et Umberto Terracini[1]. Arrêté en , Riboldi fut condamné en 1927 dans le cadre du procès contre le PCI (avec Gramsci, Terracini, Raveri). Il décida de se « repentir ». Arrêté dans la nuit du par les fascistes, il fut d'abord incarcéré à Pantelleria, puis détenu dans les prisons de Milan, Volterra, Turi, Parme et Civitavecchia. En 1933, il fut gracié à la demande de son épouse auprès du régime, un épisode qui entraîna son exclusion du PCI l'année suivante[1]. En octobre de la même année, il proposa la création d’une revue juridique à la disposition du syndicalisme fasciste, mais son projet fut refusé. Riboldi eut toutefois la possibilité de travailler aux champs et subit l’internement dans le camp de concentration de Vasto Marina en 1940 en raison de son passé communiste[1].

En il commença une intense collaboration avec La Verità de Nicola Bombacci, qui dura jusqu’en , et dans laquelle il traita essentiellement de politique étrangère[1].

Le retour au communisme dans l'après-guerre

Dans l’après-guerre, il reprit sa collaboration avec la presse communiste, mais en 1963 il refusa d’adhérer au PCI en raison de la rupture entre l’Union soviétique et la République populaire de Chine[1]. L’année suivante, il mit par écrit ses souvenirs de l’immédiat après-guerre et les publia, aux éditions de Giulio Seniga, sous le titre de « Vicende socialiste. Trent’anni di storia italiana nei ricordi di un deputato massimalista », avec un préface du socialiste Giuseppe Tamburrano.

À l’annonce de sa mort en 1965, Pietro Nenni – qui s’était abstenu en 1923 de la décision d’expulser Riboldi – se souvint du défunt dans ses Diari:

« « Pescasseroli, 29 janvier. Je lis dans l’« Avanti! » qu’est mort à Milan Ezio Riboldi. Il avait quatre-vingt-sept ans. Il était l’un des rares survivants de la période de nos âpres luttes internes de parti qui ont précédé et suivi la marche sur Rome. » »

 I diari di Pietro Nenni, 1943-1971: Gli anni del centro sinistra, diari 1957-1966 (a cura di Pietro Nenni, Giuliana Nenni, Domenico Zucàro), SugarCo, 1982, p. 444

Publications

  • I contadi rurali del Milanese (sec. IX-XII)'', in ''Archivio storico lombardo'', s. 4, vol. 31, fasc. 1, Milano, 1904, pp. 15-74 et 240-282.
  • Il Partito comunista d’Italia, sezione dell’Internazionale comunista, di fronte al codice penale italiano. Memoria alla Corte suprema di Roma'', Milano, Off. Graf. Commerciale Raimondi e Granata, 1926.
  • Vicende socialiste. Trent’anni di storia italiana nei ricordi di un deputato massimalista, introduzione de Giuseppe Tamburrano, Milano, Edizioni Azione Comune, 1964.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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