Mario Malatesta

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Mario Malatesta, né le [1] à La Spezia et mort en 1966 à Rome, est un journaliste, syndicaliste, traducteur, écrivain et homme politique communiste italien.

Jeunesse anarchiste

Né en à La Spezia, Mario Malatesta milita dans sa jeunesse au sein du mouvement anarchiste, en parallèle de son frère Alberto, militant au Parti socialiste italien (PSI) et futur député réformiste. De 1908 à 1914, Malatesta vécu à Glasgow, Londres et Paris, puis s'engagea en faveur de l'intervention dans l'Italie durant la Première Guerre mondiale à partir de l'été 1914. Engagé volontaire avec les garibaldiens italiens en France[2], il combattit ensuite dans la Légion étrangère française sur fronts de Reims et de Caonne. Après l'entrée en guerre de l'Italie, il combattit avec le grade de sergent-major sur le front italien jusqu'à l'armistice[3].

Du Parti socialiste à la Troisième internationale

En 1918, il adhéra au Parti socialiste italien (PSI) et fut nommé, à la fin de 1919, secrétaire de la Bourse du travail de Trieste[2] et rédacteur en chef de Il Lavoratore la même année[1]. En 1920, il fut fondateur de la fraction communiste unitaire, avec Giuseppe Passigli et Giovanni Tonetti, et, en , devint secrétaire de la Fédération socialiste de la Vénétie Julienne tout en exerçant en parallèle le poste de directeur de Il Lavoratore socialista à partir de 1922[2]. Proche de Giacinto Menotti Serrati, il fut nommé en 1923 secrétaire du Comité exécutif de la fraction « tiers-internationaliste » du PSI[2]. Collaborateur à Pagine rosse avec Ezio Riboldi, Francesco Buffoni et Maurizio Maffi, il fut membre, en 1924, de la délégation de la fraction terzina au Ve Congrès de l’Internationale communiste[2]. Après que toute la fraction terzina eut rejoint le Parti communiste d’Italie (PCd’I), Malatesta fut membre de la première rédaction de L’Unità ainsi que du comité central du parti. En 1926, il fut emprisonné et abandonna progressivement l’activité politique[2].

Adhésion au fascisme et collaboration avec La Verità

Après la consolidation du régime, il devint directeur des éditions Tiber de 1929 à 1931 et collabora avec divers journaux comme l'Ilustrazione del Popolo et La Tribuna illustrata[1]. Traducteur de Rudyard Kipling et Jack London[1], il collabora également à La Verità de Nicola Bombacci, à partir de 1941, dans laquelle il publia plusieurs études sur l'URSS et les relations économiques que celle-ci entretenait avec l'Italie[1].

Malatesta soutint aussi dans la revue la thèse d’une relative affinité entre le régime soviétique et le régime fasciste. Dans l’article semi-autobiographique de intitulé « Illusions d’hier et certitudes de demain » (Delusioni di ieri e certezze di domani), il se disait certain que la Seconde Guerre mondiale réaliserait enfin les promesses révolutionnaires non tenues par la première[3]. Ainsi, il établissait un lien fondamental entre guerre et totalitarisme, entre « l’immense déception des individus et des peuples » produite par l’issue du conflit et la naissance de « tous les mouvements révolutionnaires qui, avec plus ou moins de succès, s’étaient manifestés et affirmés dans différents pays au lendemain de la guerre »[3]. « Enfants de la guerre », le fascisme et le bolchévisme étaient analysés par Malatesta comme la promesse d’une refondation morale et sociale radicale et profonde, en opposition aux structures libérales. Concernant la « voie à suivre », il reconnu dans un premier temps la bonne foi du mouvement communiste jusqu’au moment où, « par la force des événements et par la volonté des hommes », se renforcèrent dans le mouvement fasciste le « ton social » et la charge anticapitaliste[3].

Fin de vie

Dans l’immédiat après-guerre, il fut rédacteur de la revue Azione cooperativa de Bruno Fortichiari[2] avec qui il publia un opuscule en hommage à la socialiste Abigaille Zanetta.

Publications

  • La Russia sotto lo zarismo, Rome, Tiber, 1928.
  • L’autocrazia in Russia, vol. 1, Rome, Tiber, 1929
  • Dall’Impero degli Zar al Governo dei Sovieti, vol. 1, Rome, Edizioni Tiber, 1929 ; vol. 2, Rome, Tiber, 1930.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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