Félix Chautemps
personnalité politique française
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Félix Chautemps, né le à Paris et mort le à Silberloch (Haut-Rhin)[3], tombé au champ d'honneur lors de la bataille du Hartmannswillerkopf, est un homme politique français.
| Félix Chautemps | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (7 ans, 11 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 6 mai 1906 |
| Réélection | 24 avril 1910 |
| Circonscription | Savoie |
| Législature | IXe et Xe (Troisième République) |
| Groupe politique | RRRS |
| Prédécesseur | Auguste Proust |
| Successeur | Jean Sibuet |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Félix, Marie Chautemps |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 3e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 37 ans) |
| Lieu de décès | Hartmannswillerkopf |
| Nature du décès | tué à l'ennemi |
| Nationalité | |
| Père | Émile Chautemps |
| Fratrie | Camille Chautemps |
| Conjoint | Gabrielle Spinelli[1],[2] |
| Profession | Avocat |
| modifier |
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Biographie
Fils aîné du docteur Émile Chautemps et de Blanche Chevalier, Marie Félix Chautemps naît le rue Béranger dans le 3e arrondissement de Paris[1]. Il est issu d'une famille de républicains et francs-maçons. Son père, Émile Chautemps, fut ministre des Colonies en 1895 et un de ses quatre frères, Camille Chautemps, sera président du Conseil. Félix Chautemps est avocat à Paris et est lui aussi initié à la franc-maçonnerie[4].
Député de la Savoie de 1906 à 1914, inscrit au groupe radical, il est secrétaire de la Chambre de 1910 à 1912[5].
Parti sur le front comme sergent de Chasseurs alpins, il est promu lieutenant après avoir participé aux batailles de la Marne et de l'Yser. Alors que ses frères Maurice et Pierre ont déjà été l'un tué[6], l'autre grièvement blessé en 1914, il tombe le alors qu'il entraînait ses chasseurs à l'assaut d'une position allemande au Hartmannswillerkopf[7]. Malgré leur inimitié politique, Maurice Barrès « salue ces beaux combattants »[8].
Ses obsèques ont lieu à Valleiry, commune natale de son père, le [5],[9].
Distinction et hommages
- Chevalier de la Légion d'honneur[2].
- Un buste[10], destiné à perpétuer son souvenir, est inauguré le dimanche à Albertville, sous la présidence de Paul Painlevé[11], en présence d'une « foule considérable »[12]. Le ministre de la Guerre sortant célèbre « l'image du lutteur et du héros que fut Félix Chautemps », après que de nombreux discours, dont celui d'Antoine Borrel, ont rappelé ses « vertus civiques et militaires »[12].
- Son nom, avec celui de son frère Maurice, est inscrit sur le monument aux morts de Fontaine-la-Guyon[13], commune natale de leur mère Blanche Chevalier.
- Albertville et Ugine ont une rue Félix-Chautemps.
Voir aussi
Bibliographie
- « Félix Chautemps », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
- André Gaucher, Une grande famille parlementaire : les Chautemps, Paris, Société nouvelle d'éditions parisiennes, , 335 p. (lire en ligne).
- La diffusion de ce livre « à profusion » en Savoie est citée par Félix Chautemps comme un des éléments constitutifs de la campagne de diffamation dont il a été victime, et qui a conduit selon lui à son échec à l'élection d'avril-. À la suite de sa protestation officielle le 8e bureau de la Chambre adopte, sans commission d'enquête[14], la proposition d'annuler l'élection de son concurrent « due à des faits de pression et de corruption dûment établis »[15],[16] mais la discussion de cette proposition, la guerre ayant éclaté, est « ajournée à la fin des hostilités »[17]. MM. Gaucher et Chautemps avaient déjà eu maille à partir en 1913 : A. Gaucher, s'estimant offensé par un article publié par Félix Chautemps dans un journal « savoisien », lui avait envoyé ses témoins[18].
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :