Félix Tilly
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| Félix Tilly | |
| Naissance | Guerlesquin (Finistère) |
|---|---|
| Décès | (à 58 ans) Saintes (Charente-Maritime) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | |
| Années de service | 1923 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Félix Tilly, né le à Guerlesquin et mort le à Saintes, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et engagement
Fils d'un maître-carrier et d'une couturière, Félix Tilly naît le à Guerlesquin, dans le Finistère[1]. Le , il signe un engagement de deux ans dans l'armée et est envoyé en Algérie où il est incorporé au 2e régiment de chasseurs d'Afrique le suivant[2]. Promu brigadier le puis maréchal des logis le , il termine son contrat le suivant et revient en Bretagne où il devient entrepreneur de travaux publics[2],[3].
Seconde Guerre mondiale
Promu maréchal des logis-chef dans la réserve en , c'est à ce grade qu'il est rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation de septembre 1939[2],[4]. Affecté à l'hôpital vétérinaire du corps expéditionnaire du Levant, il embarque à Marseille en en direction de la Syrie[2],[4]. Pendant son séjour au Proche-Orient, il apprend le décès de sa femme et de leurs deux enfants restés en France, victimes d'un accident domestique[4]. De retour en France en , il est démobilisé le suivant et se réinstalle dans son village natal[2].
En désaccord avec l'armistice du 22 juin 1940, il décide de quitter la France et passe par l'Espagne où il est brièvement emprisonné avant de pouvoir rejoindre l'Algérie en [4]. En rapport avec divers mouvements de résistance en Algérie, il rencontre Alfred Pillafort lorsque celui-ci arrive dans le pays en 1942[4]. À la demande de ce dernier, Félix Tilly recrute et organise un groupe de bretons exilés[4]. Le , les résistants sont prévenus du débarquement des alliés qui aura lieu le lendemain sur les côtes d'Afrique du Nord[4]. Dans la nuit, Félix Tilly rassemble son groupe avec lequel il investit le bâtiment du gouvernement général d'Alger[4]. Faisant 35 prisonniers, il s'empare ensuite de l'immeuble de Radio-Alger, pouvant ainsi diffuser des messages et informations facilitant le débarquement allié[4],[5]. Engagé comme aspirant dans les corps francs d'Afrique en , il prend part à partir de à la campagne de Tunisie au cours de laquelle il effectue un grand nombre de reconnaissances derrière les lignes ennemies en collaboration avec un commando britannique[4]. Le , lors d'une contre-attaque contre des troupes allemandes, il est grièvement blessé par balle mais poursuit néanmoins le combat[4],[2]. Touché à nouveau quelques heures plus tard par des éclats d'obus, il n'accepte d'être évacué qu'après s'être assuré de la conquête de la position ennemie et après avoir lui-même fait le compte des 70 prisonniers faits ce jour-là[4],[2].
Après quelques mois de convalescence, et alors que les corps francs d'Afrique ont été entretemps dissous, Félix Tilly intègre l'armée française de la Libération au sein de laquelle il est nommé commandant du 6e escadron de la garde personnelle du général de Gaulle[4]. Toujours dans l'entourage du général, il passe au cabniet militaire de celui-ci en et y reste jusqu'en , date de sa démobilisation avec le grade de lieutenant[4].
Après-guerre
Installé à La Rochelle, il reprend une entreprise de travaux publics tout en participant aux activités des associations locales d'anciens résistants[4]. Il vit ensuite à Saintes où il gère un bureau de tabac-journaux et exerce parallèlement comme expert judiciaire auprès de la cour d'appel de Poitiers[4].
Félix Tilly meurt le à Saintes où il est inhumé au cimetière Saint-Pallais[3],[6].