FOEFI

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La Fédération des Œuvres de l’Enfance Française d’Indochine (FOEFI) était une association française, subventionnée par l’État, chargée de la prise en charge et du "rapatriement" en France de milliers d’enfants métis nés en Indochine française de pères français et de mères indochinoises.

Cette fédération a été Fondée en 1938 avec l'aide de William Bazé[1],[2].

Entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1970, plusieurs milliers de ces enfants ont été déplacés vers la métropole et élevés dans des foyers, dans une perspective d’assimilation à la société française.

Historique

La FOEFI est créée dans le contexte de la fin de la colonisation française en Indochine et de la guerre d’Indochine (1946‑1954), qui induit la naissance d’enfants métis, souvent issus de relations entre militaires français et femmes vietnamiennes, laotiennes ou cambodgiennes[3].

Ces enfants sont perçus comme difficiles à intégrer dans des sociétés asiatiques engagées dans un processus de décolonisation, tandis que les autorités françaises entendent préserver leur appartenance à la France[4].

Avec le soutien financier et politique de l’État français, la FOEFI reçoit pour mission de recenser ces enfants reconnus comme Français, de les prendre en charge et d’organiser leur transfert vers la métropole[3].

Les opérations de « rapatriement » se déroulent principalement entre 1947 et 1976, par vagues successives, en fonction de l’évolution de la situation politique et militaire en Indochine, puis au Laos[2].

L'État français demande la cessation des activités de l'association en 1976, et coupe-les financement.

Malgré un manque de subvention, la FOEFI continuera d'aider les anciens enfants accompagnés de 1977 à 1983[3].

Missions et fonctionnement

La FOEFI a pour objectif officiel de protéger et d’éduquer les enfants dits « eurasiens » ou métis de l’ex‑Indochine, considérés comme Français [2]. L’association recueille les enfants qui lui sont confiés, organise leur transport vers la France par bateau ou par avion, puis les élève jusqu’à leur majorité dans des établissements spécialisés[2].

Une fois en France, les pupilles sont placés dans des foyers collectifs, parfois tenus par des congrégations religieuses, ou dans des établissements partenaires de l’association.

Les établissements en France métropolitaine

En 1955 le commandant Grolleau, qui était alors délégué général de la FOEFI acheta plusieurs établissements pour la fédération :

L'abbaye de Saint-Rambert-en-Bugey ne fut acquis qu'en 1949.

D'autres enfants furent placés ailleurs en France et à Monaco [2].

Nombre d'enfants concerné

Les travaux récents avancent le chiffre d’environ 4 500 enfants eurasiens ou métis déplacés d’Indochine vers la France entre 1947 et 1976[4].

Références bibliographiques

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