Vouvray (Indre-et-Loire)

commune française du département d'Indre-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Vouvray est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Elle fait partie de la communauté de communes Touraine Est Vallée.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vouvray
Vouvray (Indre-et-Loire)
Vue sur la ville.
Blason de Vouvray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Intercommunalité Communauté de communes Touraine-Est Vallées
Maire
Mandat
Brigitte Pineau
2026-2032
Code postal 37210
Code commune 37281
Démographie
Gentilé Vouvrillons
Population
municipale
3 420 hab. (2023 en évolution de +5,62 % par rapport à 2017)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 46″ nord, 0° 48′ 00″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 121 m
Superficie 27,92 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Tours
(banlieue)
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vouvray
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Vouvray
Géolocalisation sur la carte : France
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Vouvray
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
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Vouvray
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Vouvray
Liens
Site web vouvray37.fr
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Elle fait également partie du canton de Vouvray (bureau centralisé[1]).

Ses habitants sont appelés les Vouvrillons et Vouvrillones.

Le député de la deuxième circonscription est Daniel Labaronne[2].

Géographie

Maisons troglodytes à Vouvray

Localisation et paysages

Vouvray est située à 10 kilomètres à l'est de Tours, dans la vallée de la Loire, en bordure de la Loire et de la Cisse, dont le confluent avec le fleuve se situe dans la commune. Vouvray est construite en partie à flanc de coteau dans lequel se nichent de nombreuses maisons troglodytiques et caves de producteurs de vins. Sur le coteau, la commune compte quelques hameaux importants et de très nombreuses vignes.

Hydrographie

Réseau hydrographique de Vouvray.

La commune est bordée sur son flanc sud par la Loire (1,452 km) et traversée par la Cisse (4,451 km) qui coule d'est en ouest parallèlement à la Loire. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 19,01 km, comprend en outre cinq petits cours d'eau[3],[4].

La Cisse, d'une longueur totale de 87,7 km, prend sa source à Rhodon[Note 1] en Loir-et-Cher, et se jette dans la Loire à l'extrémité sud-ouest du territoire communal, après avoir traversé 28 communes[5]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 2] et 2[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant[6],[7]. Sur le plan piscicole, la Cisse est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[8].

Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire tourangelle, qui court entre la sortie de Nazelles-Négron et la confluence de la Vienne[9], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [aval pont Mirabeau]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 62 ans pour cette station) varie de 112 m3/s au mois d'août à 622 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 050 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 5,78 m ce même jour[10],[11]. La hauteur maximale historique a été atteinte le avec une hauteur inconnue mais supérieure à 6,20 m[12]. Sur le plan piscicole, la Loire est également classée en deuxième catégorie piscicole[8].

Une zone humide[Note 4] a été répertoriée sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin »[13],[14].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[17] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[18]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 727 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Parçay-Meslay à 5 km à vol d'oiseau[21], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,8 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 5].

Urbanisme

Typologie

Au , Vouvray est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tours[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[25],[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[26]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[27],[28].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,5 %), cultures permanentes (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), zones urbanisées (8,4 %), eaux continentales[Note 9] (5,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), forêts (2,4 %), prairies (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Anciennes voies de communication

Vouvray disposait d'une gare de chemin de fer, située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, juste avant le viaduc de Montlouis sur la Loire, côté rive droite. La gare bénéficiait d'une halle à marchandises. La gare et la halle marchandise, toujours visibles, ne sont désormais plus affectées au service ferroviaire. La commune est traversée par la LGV Atlantique qui passe dans le tunnel de Vouvray[30].

La gare de Vouvray.
La gare de Vouvray et sa halle marchandise.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Vouvray est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[31]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[32].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cisse et la Loire. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1997, 1999, 2003, 2008 et 2018[33],[31].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Vouvray.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[34]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 95,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 400 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1065 sont en aléa moyen ou fort, soit 76 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[35],[36].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990, 1992, 1993, 2005, 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2008[31].

Histoire

Toponymie

Gaulois vober = terre inculte, broussailles (FEW, XIV, 92a), et suffixe collectif latin etum ; d’où : ensemble inculte, ensemble de broussailles.
Vobridus, 774 (Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. V) ; Vobridius super Ligerim, 845 (Actes de Charles II le Chauve, n° 175) ; Vovreius, 903 (Actes de Charles III le Simple, n° 97) ; Vaubridius, Xe s. (Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. X, diplôme de Charles III le Simple, de Hugues Capet) ; Vovroi, qui est juxta Roiches, XIIe s. (Missale Beatae Martini) ; In parrochia de Vovreio, (Cartulaire de l’archevêché de Tours, t. 2, p. 322, charte 314) ; Hacelina, de parochia de Vovray, 1247 (Archives nationales-JJ 274, Querimoniae Turonum, n° 887) ; Vovray, 1284 (Charte de Jeanne de Vierzon) ; Voveray in Turonia, 1437 (Charte du chapitre Saint-Martin de Tours) ; Vovray, (Archives Nationales-JJ 197, n° 74, fol. 46) ; Vouvray, (Archives nationales-JJ 228, n° 45, fol. 22) ; Vouvray sur Loyre, XVIIe s. (Registres paroissiaux, passim) ; Vouvray, XVIIIe s. (Carte de Cassini).
Délimitation réalisée de Vouvray d’avec Rochecorbon par Ordonnance royale du  : Vouvray cède à Rochecorbon le territoire formé du bois de la Roche, du bois de Luynes contenant la ferme des Roches et 12 habitations aux Pâtis ; en échange, Rochecorbon cède à Vouvray Montauran, une partie de la ferme de la Malourie, 3 caves habitées et un territoire proche de la Bellangerie (Archives nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute).

Gastronomie

  • Bouteille de Vouvray pétillant (domaine François Pinon)
    Le vin est roi à Vouvray, à tel point que la commune possède même le nom de Vouvray-les-vins.
  • La bernache, jus de raisin au début de sa fermentation (vin nouveau). Elle se déguste de fin octobre à mi-novembre environ.
  • Rillettes et rillons (rillettes non hachées) aromatisés au Vouvray.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
Présidentielle 2017[37] LR 28,33 EM 24,40 LFI 16,96 FN 14,97 EM 73,39 FN 26,61
Présidentielle 2022[38] LREM 36,05 LFI 18,37 RN 15,50 REC 7,87 LREM 68,42 RN 31,58
Législatives 2022 2e[39] RE-Ens 35,55 LFI-Nupes 27,27 RN 12,63 LR 9,99 RE 58,93 LFI 41,07
Législatives 2024 2e[40] RE-Ens 40,12 RN 26,39 LFI-NFP 24,30 LR 6,79 RE 70,30 RN 29,70
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Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1820 1821 Pierre-Hippolyte Le Tissier    
1846 1870 Frédéric Bordes    
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1912 1944 Charles-Henri Vavasseur[41]   Viticulteur et négociants en vins
Député d'Indre-et-Loire (1919 → 1924)
Les données manquantes sont à compléter.
octobre 1947 mars 1989 Gaston Huet DVD Viticulteur
Conseiller général de Vouvray (1951 → 1982)
mars 1989 mars 2001 Daniel Allias DVD Viticulteur, maire honoraire
mars 2001 mars 2014 Pierre Darragon DVD Viticulteur
Président de la CC du Vouvrillon (2008 → 2014)
mars 2014 en cours
(au 20 mars 2026[42])
Brigitte Pineau SE Viticultrice
Suppléante du député Daniel Labaronne (2024 → )
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Jumelages

Drapeau de l'Allemagne Randersacker (Allemagne), voir Randersacker (page allemande) - Site de la ville

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[44].

En 2023, la commune comptait 3 420 habitants[Note 10], en évolution de +5,62 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0801 9542 2662 4252 3872 6102 4432 3412 418
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2952 4382 2672 1802 2272 2462 2992 2502 361
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2852 3502 3352 1652 3332 2452 2492 5522 617
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7532 7252 6062 4692 9333 0463 0833 0623 234
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
3 3463 420-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé

Sport

La ville possède de nombreux clubs sportifs (football, badminton, handball, volley-ball…).

Culte

Vouvray dispose de l'église Notre-Dame-et-Saint-Jean-Baptiste. Elle est rattachée au diocèse de Tours.

Enseignement

Animations

Diverses manifestations autour du vin, notamment :

  • Saint Vincent, patron des vignerons, dernier samedi de janvier
  • Foire aux vins, (week-end de la Pentecôte et mi-août), consacrée uniquement aux vins de Vouvray
  • La boule de fort est un jeu traditionnel d'Anjou. La société de boule de fort de Vouvray est l'endroit où l'on y joue le plus à l'est.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église de Vouvray.
  • Château de Moncontour : longtemps désiré, en vain, par Balzac Moncontour a ma prédilection », lettre à madame Hanska du ). On peut y visiter le Musée du vin, écomusée très complet (plus de 2 000 outils traditionnels). La seigneurie de Moncontour en Touraine[47] passa des Sainte-Maure aux Craon par le mariage en 1301 d'Isabelle (vers 1280/1290-† 1310 ; fille héritière de Guillaume VI de Ste-Maure), avec Amaury III de Craon (vers 1280-1333) : notamment Guillaume II de Craon-Châteaudun ; puis aux Chabot de La Grève par le mariage en 1404 de Marie de Craon, fille de Guillaume II, dame de Montsoreau, Villandry/Co(u)lombiers, Marnes et Moncontour en Poitou, Pressigny, Verneuil, Ferrière-Larçon, Jarnac, avec Louis Ier Chabot (vers 1370-1422) : puis leur fils Thibaud X Chabot († 1429 à la bataille de Patay), père de Louis II Chabot, † 1486, qui céda à Jean du Puy (1449). Ensuite on trouve Jeanne de Cour(r)audon/Cour(r)andon (1485), dame d'honneur de la reine Anne, femme de Jacques d'Espinay, sire d'Ussé, St-Michel et Segré (vers 1450-vers 1521), puis René (1538), Louis (1572), Antoine (1583) et Nicolas d'Espinay (1619). Puis une avalanche de détenteurs : Claude et François de Lutz/de Lucy (1593), qui avaient aussi la Cour de Vouvray et (Le) Bouchet, manoir situé aussi à Vouvray[48] ; Claude Marteau de Vaumorin (1623), conseiller au présidial de Tours ; Christophe de Bordeaux (achat le pour 24 000 livres), et Louis de Bordeaux (1657), conseiller au Grand Conseil ; François Forcadel (1673) ; Michel de Vasbres (achat le ), et Pierre de Vasbres (1711) ; N. Pelluie (1715), maître des comptes à Paris ; le maire de Tours César Cottereau (1717) (dont la fille Madeleine Cottereau épousa en 1644 Gabriel Ier Taschereau de Baudri et Linières : grands-parents de Gabriel II, qui suit) ; la famille Taschereau : César-Victor Taschereau de Lignières (en 1731-1758 ; frère puîné de Gabriel II ; chevalier de Saint-Louis et lieutenant aux Gardes françaises), et Nicolas-Charles Malon de Bercy (1777) (1708-1790 ; président au Grand-Conseil ; mari de Marie-Angélique-Françoise Taschereau, fille de Gabriel II Taschereau, maire de Tours, lieutenant général de police, et de Philippe Taboureau des Réaux ; Gabriel II était le fils du maire de Tours Jean II François Taschereau, et le frère de Marie-Thérèse Taschereau ci-après) ; enfin Louis-Zacharie, marquis de Vassan de Puiseux (1739-1812 ; maréchal de camp ; sa grand-mère paternelle était Marie-Thérèse Taschereau de Baudri, sœur de Gabriel II), et sa sœur Marie-Charlotte de Vassan (achat par le frère et la sœur les et pour 84 000 livres), veuve d'Albert-Henri Clairembault, marquis de Vandeuil.
  • Château de Vaudenuits.
  • Église Notre-Dame-et-Saint-Jean-Baptiste : sur le mur de l'église, intéressant monument à Charles Bordes, créateur de la Schola Cantorum. Devant l'église, là où se trouvait naguère un « orme de Sully », on peut voir une pierre d'attente des morts.
  • Chapelle troglodyte de l'Écheneau
  • Nombreux manoirs : la Gaudrelle (XVIIe siècle), le Mont (XVIIe siècle), les Bidaudières (XVIIIe siècle), etc.
  • Parmi les constructions plus récentes, on notera l'ancienne école Saint-François, en pur style 1930, démolie en 2013.
  • Place Charles-Vavasseur : outre le buste (œuvre d'Aimé Octobre) de cet ancien maire de Vouvray, le visiteur contemplera un monument rare, dédié à un personnage de fiction : l'illustre Gaudissart, héros du roman éponyme d'Honoré de Balzac.
  • Depuis le , la ville de Vouvray, avec celle de Vernou-sur-Brenne, était la marraine du sous-marin Psyché, mis sur cale le , en service le , désarmé le et coulé comme cible le .

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Vouvray

Les armes de Vouvray se blasonnent ainsi :

D'azur aux deux lions affrontés d'argent supportant une grappe de raisin tigée d'or[49].

Bibliographie

  • Denis Jeanson, Sites et monuments du Val de Loire, (tome 1), à compte d'auteur, 1976.

Cartes

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références littéraires

Notes et références

Voir aussi

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