Fabrice Anthamatten
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Fabrice Michel Claude Anthamatten (né le à Paris) est un violeur multirécidiviste franco-suisse impliqué dans le drame de la Pâquerette.
En , à Ferney-Voltaire, Anthamatten menace avec un couteau une touriste française rencontrée à Genève, lui passe des menottes et la viole. Il est condamné en Suisse à 18 mois de prison avec sursis, mais le procureur se pourvoit en cassation et fait appel. En , il viole une seconde femme à Ferney-Voltaire, la menaçant également d'un couteau et lui passant des menottes.
Avec l'argent volé à sa victime, il part à Dublin. En , il est condamné en Suisse pour le premier viol à cinq années de prison. En 2003, il est condamné par la justice française à 15 ans de prison ferme avec une injonction de soins psychiatriques pour son deuxième.
Il purge la première partie de sa peine en France et dépose une demande de transfert en Suisse acceptée en 2008 en raison de sa double nationalité[1].
Il finit par être transféré au centre de sociothérapie pour détenus dangereux de la Pâquerette à la prison de Champ-Dollon.
Drame de la Pâquerette
Dans le cadre de son traitement au centre de la Pâquerette, l'homme se voit proposer des sorties accompagnées à la suite de l'avis favorable de son médecin psychiatre[2]. Fabrice A. opte pour des sorties en centre équestre, appréciant les chevaux et ayant été palefrenier[3]. La première sortie a lieu le au centre d'équithérapie d'Anima à Bellevue situé non loin du lieu de ses premiers crimes. Lors de sa deuxième sortie le , en compagnie de la sociothérapeute Adeline Morel, il achète un couteau de chasse au lieu du couteau de curetage de sabot prévu et tue la jeune femme après l'avoir attachée à un arbre. Une traque policière est déclenchée, et le corps est retrouvé le dans le bois d'Avault[4] à Bellevue.
Un mandat d'arrêt international à l'encontre de l'homme est lancé via Interpol[5]. Selon la psychiatre française experte auprès des tribunaux et professeure à l'Université de Lyon, Liliane Daligand, le risque de récidive est alors élevé. Après 4 jours de recherches, il est appréhendé par la police allemande le à la frontière germano-polonaise[6],[7],[8]. Selon les déclarations de ses co-détenus il est à la recherche de son ex compagne, qui vit en Pologne, pour la tuer[9],[10].
La Suisse demande son extradition[11], qui s'effectue en [12].
Réactions
L'affaire suscite l'indignation en Suisse. La critique a surtout questionné qu'un détenu dangereux puisse obtenir des sorties dans un centre d'équithérapie accompagné d'une unique sociothérapeute.
« Notre système judiciaire s'occupe trop des criminels. Ils reçoivent beaucoup d'attention et de soins », déclare Jacqueline de Quattro[13].
Les criminologues et les psychologues ont critiqué le fait qu'aucune expertise psychiatrique indépendante n'ait été demandée avant d'accorder à Anthamatten une permission de sortie afin d'évaluer sa dangerosité, rejoignant en cela l'avis exprimé par le Chef de Service de psychiatrie de l'Hôpital universitaire de Genève.