Fains-les-Sources

ancienne commune française de la Meuse From Wikipedia, the free encyclopedia

Fains-les-Sources est un village français situé dans le département de la Meuse, région Grand-Est. La localité de Veel est attachée administrativement à Fains-les-Sources depuis le , pour former la commune de Fains-Véel[1].

Ruisseau en air libre, avec mairie en arrière plan.
Ruisseau à Fains-les-Sources, photo d'octobre 2024.
Noms officiels
Fains (jusqu'en )
Fains-les-Sources (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Faits en bref Noms officiels, Pays ...
Fains-les-Sources
Mairie de Fains-les-Sources avec bureau de poste.
Noms officiels
Fains (jusqu'en )
Fains-les-Sources (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Division territoriale française
Région française
Département français
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Histoire
Remplacé par
Dissolution
Identifiants
INSEE
55186Voir et modifier les données sur Wikidata
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Panneau entrée de la localité.

Situation géographique

Fains-les-Sources est située dans la vallée de l'Ornain à environ km au nord-ouest de Bar-le-Duc.

La localité est traversée du sud-est vers le nord-ouest par les cours d’eau suivants :

  • l'Ornain, affluent de la Marne par la Saulx ;
  • le canal de la Marne au Rhin, avec l'écluse 42 de Fains-les-Sources et la halte fluviale de Fains-Veel[2] ;
  • le ruisseau de Fains qui prend plusieurs sources sur le territoire de la commune et qui traverse le centre du village et l'ancien lavoir.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes : "'Fannis" (Xe siècle), "Fangia" (965), "In villa Fani" (992), "Fain" (1022), "Faïs" (1032), "Castrum Fangia super fluvium Ornæ" (1033), "Ecclesia de Fani, ecclesia de Fains prope Barrum-Ducis" (1402), "Fanii-juxta-Barrum" (1580), "Fanum" (1711), "Fines" (1707), "Ad Fines" (1760)[3], Fains-les-Sources.

De la racine germanique "fani" (boue)[4].

Histoire

L'origine de Fains-les-Sources

Le nom de Fains proviendrait de fanum, désignant un lieu sacré qui se trouvait sur l'un des coteaux boisés dominant l'endroit du village actuel, à une époque très reculée, avant même que la région soit conquise par les romains. Les contours encore nettement visibles de ce qui devrait être un camp romain où l'on a trouvé des monnaies à l'effigie d'empereurs romains[5], fut sans doute érigé plus tard à ce même endroit du "fanum"[6].

La voie romaine, reliant Reims à Bar-le-Duc, passait à Fains, qui fut aussi l'une des plus anciennes chrétientés du pays barrois : saint Mansuy y vint professer publiquement le christianisme en l'an 312 du temps de l'empereur Constantin Ier[6].

Le château de Fains

Au château de Fains (qui n'existe plus) est mort, le , après avoir pris froid lors d'une chasse, le duc René II de Lorraine, vainqueur de Charles le Téméraire[7]. Michel de Nostredame, plus connu sous le nom de Nostradamus, y séjourna sous le règne de Charles III, et Mazarin y dirigea le siège de Bar-le-Duc du 9 au puis Charles IV de Lorraine y fut reçu en 1661[8]. Ce château au centre du village sur l'emplacement d'une partie des jardins de l'ancien presbytère, ne comprit initialement qu'un seul étage avec de vastes greniers et mansardes, puis fut surélevé au XVIIIe siècle par le marquis de Beauvau. Disparu, le château de Fains fut successivement la propriété des familles suivantes :

  • Les Florainville (1400-1663) premiers seigneurs de Fains ;
  • Les Beauvau-Craon (1663-1747) ;
  • Les Nettancourt (1747-1819), dont les héritiers le vendirent le .

Le château de Fains fut démoli plus tard par les frères Toussaint, entrepreneurs en bâtiment à Combles-en-Barrois et les pierres furent utilisées pour diverses constructions dans le village[6].

Le monastère des Tiercelins

Le , Charles de Florainville, Seigneur de Fains, fonda près de son château un monastère. Le , il posa la première pierre de la chapelle sous le titre de "Notre-Dame-de-Bon-Secours"[9], dont la construction fut achevée en 1635. Le monastère dura jusqu'à sa suppression à la Révolution, en vertu de la loi du . Il devint alors partie du domaine de l’État. Le , les commissaires nationaux entrèrent chez les Tiercelins pour rédiger l'inventaire et interroger les cinq pères et les deux frères convers qui habitaient la maison. Les religieux durent quitter leur monastère le . La maison conventuelle avec ses dépendances fut adjugée le au sieur Robert, ancien maire de Fains, résidant à Bar-le-Duc.

Chapelle de l'hôpital à Fains-les-Sources.

Après le décret de Napoléon Ier du , visant à lutter contre le fléau social de la mendicité, il fut décidé, par décret du , d'implanter à Fains un dépôt de mendicité. Dans ce but, les bâtiments et terrains dépendant de l'ancien couvent des Tiercelins devraient être mis sans délai en état de recevoir 4 à 500 mendiants. Les travaux commencèrent en 1811 et furent terminés en 1812 mais l'établissement ne fut jamais utilisé dans ce but. À la place de mendiants, lors du repli de la Grande Armée, de nombreux soldats blessés sont admis en 1813. L'établissement sera encore utilisé comme hôpital militaire entre le et le mois de mais cette fois pour les troupes russes. Après cela, les bâtiments restèrent inutilisés pendant plusieurs années.

Dans sa séance du , en présence du duc de Reggio, le conseil général se pencha « sur le moyen d’utiliser avantageusement le beau bâtiment de Fains et d'y établir un hospice départemental où seraient admis les individus atteints de maladies qui ne se traitent pas dans les autres hospices du département ». L'hospice devint asile d’aliénés à partir du . L'accès du lieu fut assuré par la route de Bar à Vitry-le-François aménagée en avenue bordée de peupliers, puis également par les voies ferrées et fluviales après la mise en place du chemin de fer et du canal de la Marne au Rhin.

Du au , deux compagnies d'infanterie, une ambulance et une vingtaine de chevaux s'installèrent à l'asile dont les prés servaient de terrain de manœuvres. L'hôpital accueillit des réfugiés au cours de la guerre de 1914-1918. Le , durant la Seconde Guerre mondiale, l'hôpital reçut cinq bombes faisant deux morts et trois blessés. Dès le , les troupes de l'Allemagne nazie prirent possession de l'établissement. Le lieu fut libéré le par l'arrivée de la 3e armée américaine[6]. En 2023, l'établissement est un centre hospitalier spécialisé[10].

Autres faits historiques à Fains

Église Sainte-Catherine de Fains-les-Sources.

On estime, que la construction de l'église Sainte-Catherine de Fains-les-Sources, qui domine le village sur une colline, remonte à l'an 1555 selon une inscription sur la clef de voûte en pendentif, qui se trouve dans le chœur. L'orientation de l'édifice vers le Mont de Fains semble répondre au lever du soleil le 25 novembre, fête de la Sainte Catherine éponyme[11].

En 1792, à la veille de la bataille de Valmy, le général Kellermann établit son bivouac à Fains-les-Sources[6].

En 1864 Auguste Schmid, dont la famille est originaire de Forêt-Noire achète une ancienne brasserie à Fains-les-Sources. Il s'associe à Charles Émile Du Houx, verrier de Hennezel, pour y créer une verrerie fabriquant des pots à confiture et des bouteilles de champagne. Ce sera la "Verrerie A.Schmid et Du Houx", implantée près de la rivière Ornain au 1 rue Saint-Christophe. La "verrerie de Fains", tel qu'elle fut appelée communément, est acheté en 1911 par la société Vve G. Marquot et fils, pour devenir les "Verreries Marquot". Puis, dès 1970, elle fait partie de la Compagnie française du cristal (CFC), après la fusion avec les cristalleries de Bayel, de Vannes-le-Châtel, de Vallérysthal et de Portieux.

Comme beaucoup d'autres, la verrerie de Fains a cessé ses activités en 1978[12]. En 2023, le lieu est aménagé comme salle d'expositions et de spectacles[13].

Le , Fains fut le théâtre d'un duel mortel entre le député Henry Ferrette et Dominique-Joseph Marlier, conseiller municipal de Bar-le-Duc[14].

Gentilé

Les habitants de Fains-les-Sources sont appelés des Finnois[1].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1871 janvier 1878 Félix Morel    
janvier 1878 septembre 1878 Basile Mangin    
septembre 1878 octobre 1878 Antoine Collet   Maire par intérim
octobre 1878 mai 1884 Auguste Schmid   Maître verrier
mai 1884 décembre 1891 Émile Duhoux    
janvier 1892 mai 1896 Félix Morel    
mai 1896 avril 1898 Charles Poriquet   Propriétaire
mai 1898 juin 1898 Basile Mangin   Maire par intérim
juillet 1898 juin 1911 Pierre-Alfred Denizot   Maitre de verrerie
Conseiller d'arrondissement (1907 → 1919)
septembre 1911 mai 1925 Auguste Pillerel   Propriétaire
mai 1925 octobre 1927 Jean Marquot   Administateur
octobre 1927 mai 1929 Aimé Mangin    
mai 1929 mars 1934 Auguste Pillerel   Propriétaire
mai 1934 mai 1936 Fernand Jacquet    
juillet 1936 juillet 1937 Adrien Marchadier    
août 1937 août 1939 Robert Picquart    
août 1939 juin 1940 Joseph Dress   Maire par intérim
juin 1940 septembre 1942 Robert Picquart    
septembre 1942 novembre 1942 Joseph Dress   Maire par intérim
novembre 1942 novembre 1944 Fernand Jacquet    
novembre 1944 novembre 1946 Robert Picquart    
décembre 1946 septembre 1961 Joseph Dress    
octobre 1961 décembre 1965 Gilbert Grosjean    
février 1966 mars 1971 Robert Gobin    
mars 1971 janvier 1973 Gaston Thourot (1924-2017)    
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Références

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