Benoît Audran le Jeune(1698-1772), l'un des nombreux artistes graveurs de la famille Audran.
La famille Audran est une célèbre famille d'artistes français, peintres et graveurs, qui s'étend du XVeauXIXesiècle.
Les cases de couleur foncée indiquent le statut d'artiste peintre, sculpteur, graveur ou dessinateur; celles de couleur claire, indiquent les épouses et autres non définis comme artiste.
Introduction
Cet arbre généalogique de la famille Audran, est issu principalement du résultat des recherches effectuées par l'historien et archiviste français, Georges Duplessis. Il prend sa source au tout début du XVIesiècle avec Adam Audran, l'ancêtre de cette famille. Faute d'éléments de poursuite, il semble se terminer au XIXesiècle avec Prosper Gabriel Audran.
Il est utile d'ajouter que cette famille se fait connaître tout d'abord par les hautes fonctions des deux premiers éléments, le premier comme maître paumier à Paris, suivi par son fils Louis Audran qui remplit les fonctions de louvetier d'Henri IV. Rien ne laisse présager que ce dernier puisse engendrer une descendance d'artistes graveurs en particulier, mais aussi de peintres et de dessinateurs
Le mérite en revient à Charles Audran, qui est le premier à embrasser la gravure, sans aucune certitude qu'il soit l'aîné ou le cadet de son frère Claude I, élève de son frère. C'est par ce dernier que la descendance se perpétue, Charles restant célibataire sans enfant.
Arbre Généalogique de la famille Audran
Adam Audran - né vers 1520 Maître paumier à Paris Ancêtre de la famille Audran
Ces biographies désignent les membres avérés de la famille descendante Audran, succinctes sur cette page, elles peuvent être développées individuellement pour chaque artiste dans leur article correspondant.
Première génération
Adam Audran, né vers 1520 — les dates précises de sa naissance et de sa mort ne sont pas mentionnées —, il est actif à Paris en tant que maître paumier français au XVIesiècle.
Son prénom de prédiction n'est que coïncidence, puisqu'il est le premier connu, et l'ancêtre de cette illustre famille d'artistes[1].
Charles est le fils de Louis Audran. Il passe la plus grande partie de sa vie à Paris où il est actif, mais il travaille pendant une longue période en Italie où il cherche à s'inspirer des estampes largement répandues mais de peu de valeur de Corneille Cort, de Martin Greuter et de Corneille Bloemaert[3].
Claude I est le fils de Louis Audran et frère cadet de Charles dont il est l'élève sans lui faire honneur. Comme lui, il grave des titres de livres des portraits et autres, mais ne manifeste pas les mêmes capacités artistiques[5].
Quatrième génération
Germain Audran, né le à Lyon, mort le dans cette même ville est un graveur au burin des XVIIe – XVIIIesiècles[4].
Sa production n'est pas très importante, son Œuvre totalise environ 230 pièces[7].
Claude II Audran, né le à Lyon et mort le , est un peintre d'histoire, de compositions religieuses, de sujets allégoriques; il est également un décorateur et dessinateur du XVIIesiècle[4].
Gérard Audran, né le à Lyon et mort le à Paris, est un graveur et dessinateur du XVIIesiècle[4].
Gérard est le troisième fils de Claude I Audran dont il reçoit les premiers principes de dessin et de gravure à l'eau-forte et au burin. Par la suite, il vient se perfectionner auprès de son oncle Charles à Paris. Il a deux frères, Claude II et Germain, ses aînés. Il est marié à Hélène Licherie qui lui donne quatre enfants, lesquels ne semblent pas suivre les traces de leur père[9].
Cinquième génération
Claude III Audran, né le à Lyon, mort le à Paris est un peintre de grotesques et de décorations murales des XVIIeetXVIIIesiècles[4].
Gabriel Audran, né en 1659 à Lyon, mort le à Paris est un peintre et sculpteur des XVIIeetXVIIIesiècles[4].
Cet artiste est authentifié grâce à un acte d'état civil d'artistes français rapportant son décès, mentionnant la présence et le témoignage de son frère Jean et de ses neveux Benoit II et Michel[11].
Benoit I Audran, né le à Lyon et mort le à Paris, est un graveur à l'eau-forte et au burin, dessinateur des XVIIeetXVIIIesiècles[12].
C'est auprès de son père qu'il commence l'étude de la gravure, qu'il poursuit à dix-sept ans, avec son oncle Gérard à Paris. Il entre à l'Académie en 1709 et devient conseiller en 1715[13].
Jean Audran, né le et mort le , est un graveur au burin des XVIIe – XVIIIesiècles[4].
Jean est le quatrième fils et l'élève de son père Germain, et pris en charge par son oncle Gérard. Il épouse Marie Marguerite Dossier, morte en couches au onzième enfant. Il a encore un fils, Gabriel, négociant aux Indes, dont la mère n'est pas mentionnée[14].
Louis Audran, né le à Lyon et mort en 1712, est un graveur à l'eau-forte et au burin des XVIIeetXVIIIesiècles[15].
Louis est le cinquième fils de Germain, dont il est l'élève, et de Jeanne Cizeron; il a cinq frères[16].
Antoine Audran, né en 1673 et mort en 1723, est un graveur des XVIIeetXVIIIesiècles.
Antoine est le sixième fils de Germain Audran et de Jeanne Cizeron. Il vit et travaille à Lyon[12].
Sixième génération
Benoit II Audran, né le à Paris et mort le dans cette même ville, est un graveur à l'eau-forte et au burin et dessinateur des XVIIeetXVIIIesiècles.
Benoit II est le fils de Jean Audran et frère de Jean-Claude, Marie-Hélène, Marie-Marguerite, Marie-Antoinette, Michel (tapissier), Pierre, Nicolas, Anne-Marguerite, Marie-Anne, Geneviève et Gabriel (négociant aux Indes)[17].
Il est l'élève de son père, dont il adopte le style[18].
Michel Audran, né le et mort le , est un entrepreneur de tapisseries du XVIIIesiècle[19]. Il s'est marié le avec Marie-Agnès Chambonnet[20].
Michel fait partie d'une fratrie de onze enfants et est le second fils du graveur Jean Audran et de Marie Marguerite Dassier, et petit-fils de Germain Audran. Son frère, Benoit II, est également graveur. C'est à ce titre qu'il figure dans cette généalogie, d'autant plus qu'il la prolonge par sa descendance[21].
Septième génération
Benoit III Audran, baptisé le , est un graveur du XVIIIesiècle.
Benoit III est le fils de Michel Audran, entrepreneur des tapisseries pour le Roy, et de Marie Agnès Chambonnet. Il est le frère aîné de Prosper Gabriel, graveur, et de deux autres sœurs[22].
Prosper Gabriel Audran est le fils de Michel Audran et de Marie Agnès Chambonet. Il a un frère Benoît et deux sœurs, Marie Audran et une deuxième dont le prénom n'est pas mentionné[23].
↑Antoine Louis Lacordaire, État-civil des tapissiers des Gobelins au XVIIe et au XVIIIe siècles, dans Nouvelles archives de l'art français, 1897, p.18-19(lire en ligne).
Auguste Jal, «Audran», dans Dictionnaire critique de biographie et d'histoire: errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, Paris, Henri Plon imprimeur-éditeur, , 2eéd. (lire en ligne), p.79-82
Henri Herluison, Actes d'état-civil d'artistes français, Orléans, H. Herluison libraire-éditeur, (lire en ligne), p.10-14
Edmond Michel, «Les Audran», Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, t.2, , p.65-81 (lire en ligne)
Le grand dictionnaire de la Peinture des origines à nos jours, Collectif, , 768p. (ISBN2-237-00329-7), p.28
Marcel Roux, Inventaire du fonds français - Graveurs du dix-huitième siècle, tome premier, Bibliothèque nationale - Département des estampes, 1931 (consulter en ligne, pp.217-268).
Annales du Musée et de l'École Moderne des Beaux-arts, vol.15, Paris, Imprimerie des annales du Musée, , 140p., p.69 à 74
Charles Paul Landon, Annales du musée et de l'école moderne des beaux-arts: Recueil de gravures au trait, contenant la collection complète des peintures et sculptures du Musées Napoléon; et de celui de Versailles; les objets les plus curieux du Musée des monuments français; les principales productions des..., vol.15, Paris, C. Landon, (OCLC24878459, lire en ligne), p.69-74