Famille Jouan de Kervenoaël

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BlasonnementDe gueules au lion d'or, armé et lampassé d'argent, accompagné de trois annelets d'argent, deux et un[1],[2]
Devise« Bon renom »
BranchesJouan de Penanec'h, de La Ville-Jouan (éteintes) et de Kervenoaël (subsistante)
PériodeXVe siècle - XXIe siècle
Famille Jouan de Kervenoaël
Image illustrative de l’article Famille Jouan de Kervenoaël
Armes des Jouan de Kervenoaël

Blasonnement De gueules au lion d'or, armé et lampassé d'argent, accompagné de trois annelets d'argent, deux et un[1],[2]
Devise « Bon renom »
Branches Jouan de Penanec'h, de La Ville-Jouan (éteintes) et de Kervenoaël (subsistante)
Période XVe siècle - XXIe siècle
Origine Drapeau du duché de Bretagne Duché de Bretagne
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau de la France France
Charges Conseiller au Parlement de Bretagne
Maires de La Verrie et d'Osmery
Conseillers généraux de la Vendée et du Morbihan
Député français, conseiller municipal
Fonctions militaires Intendant général, général de brigade, officiers supérieurs
Fonctions ecclésiastiques Chanoine du diocèse de Quimper et Léon
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre national de la Légion d'honneur
Médaille militaire

La famille Jouan de Kervenoaël est une famille subsistante de la noblesse française, d'ancienne extraction, originaire de Bretagne, maintenue noble en 1675 sur une filiation remontant à 1426.

Elle compte notamment parmi ses membres des officiers supérieurs, deux officiers généraux, deux conseillers généraux dont l'un député de la Vendée (1924-1928).

La famille Jouan ou Jouhan, originaire du pays de Léon où elle est mentionnée dès 1426 dans les réformations et montres dans les paroisses de Plouzané, Saint-Renan, Trébabu, Milizac et Plougouvelin, est maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction sur quatre générations par arrêt du parlement de Bretagne du et par arrêt du Conseil du [3],[4],[5].

Sa filiation suivie établie sur titres authentiques remonte à Yvon Jouan, écuyer, seigneur de Penanec'h, mentionné dans la réformation de 1426, marié à Marie Calamaign (fille de Jean, archer de la garde du duc de Bretagne), dont il a pour fils Bernard Jouan, écuyer, marié vers 1448 à Benone de Kermorvan, mentionné dans la montre générale des nobles de l'évêché de Léon, reçue à Lesneveu en 1426 et qui partagea noblement en 1440[3].

Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française (2007) indique la famille Jouan de Kervenoaël de noblesse d'ancienne d'extraction avec une filiation noble prouvée remontant à 1426[6].

La famille Jouan s'est divisée en plusieurs branches dont celle des seigneurs de Penanec’h (éteinte), celle des seigneurs de la Villejouan (éteinte) et celle des seigneurs de Kervenoaël, seule subsistante[7].

La branche Jouan de Kervenoaël prend son nom du fief de Kervenoaël apporté dans la famille par le mariage de Marie-Anne du Vergier de Kerhorlay, dame de Kervenoaël avec René Jouan, écuyer, seigneur de Kerberec, Kerarlin, Kerouldic et Kervézennec, maréchal des logis dans la compagnie de Keranstrat[7].

Jacques Gabriel Jouan, chevalier, seigneur de Kervenoaël (1758-1819) épouse en 1789 Marie Guillemette Hervé de Chefdubois dont il a trois fils : Bernard Louis, Nicolas, Michel François[7].

  • Bernard Louis Jouan de Kervenoaël (1795-1837), épouse en 1826 Marie Hyacinthe de Gras dont Charles (1837-1913), marié en 1866 à Anne Lamadour dont postérité[7].
  • Nicolas Jouan de Kervenoaël (1799-1872), épouse en 1833 Rosine de Monmonnier. Leur fils, Henri Marcel, né en 1836, intendant général, commandeur de la Légion d'honneur, épouse en 1861 Antoinette Maillard de la Gournerie, dont il a deux fils qui continuent[7].
  • Michel François Jouan de Kervenoaël (1802-1867), épouse en 1842 Anastasie de Parcevaux de Tronjoly dont Louis Marie (1843), qui épouse en 1867 Hélène Lamadour d'où postérité et Michel Armand (1845) marié en 1884 à Mlle Jégou du Laz dont un fils[7].

La famille Jouan de Kervenoaël est admise en 1948 à l'ANF[8] et elle est représentée au Jockey Club.

Filiation simplifiée

Les sources secondaires permettent de reporter la filiation simplifiée suivante de cette famille[7] :

  • Yvon Jouan, écuyer ( -1435), marié à de Marie Kerlamaigu.
    • Bernard Jouan, écuyer, seigneur de Penenech.
      • Robert Jouan, écuyer, seigneur de Penenech. En 1481, il épouse Marie Le Veyer.
        • Yvon Jouan, écuyer, marié à Marie du Baudiez, auteur de la branche des seigneurs de Pennanec'h.
        • Thomas Jouan, écuyer, vivant en 1548, marié à Clémence de Boishebara.
          • Edouard Jouan épouse Mathurine de Boishebara.
            • Pierre Jouan, écuyer, avocat au Parlement. En 1641, il épouse Mathurine Eonnet.
              • Yves Jouan, écuyer, seigneur de la Villejouan, maintenu noble en 1675. En 1650, il épouse Marguerite Le Bihan.
                • Urbain Jouan de Penec’h, écuyer, seigneur de la Villejouan.
                  • Yves Jouan (1680-1751), maintenu noble en 1736, qui continue la branche de la Villejouan éteinte en 2016.
              • Pierre Jouan (1633-1707), écuyer, seigneur de Kerberec, conseiller procureur du roi, confirmé noble par lettres de 1698. En 1658, il épouse Marguerite Bobet de Lanhuron.
                • Antoine Jouan de Penanec'h, capitaine au régiment de Maulevrier, il se distingue au siège de Namur en 1695 où blessé d'un coup de mousquet à la tête, il meurt cinq jours après[3].
                • René Jouan (1661-1740), écuyer. En 1687, il épouse Anne Marie du Vergier de Kergorlay.
                  • Jérôme Jouan (1702-1738), écuyer, seigneur de Kervenoaël. En 1730, il épouse Marie-Françoise de Chastenet.
                    • Michel Jouan (1734-1792), seigneur de Kervenoaël, avocat au Parlement. En 1757, il épouse Marie Elisabeth Le Guillou de Keranroy.
                      • Bernard-Marie Jouan de Kervenoaël, né à Lesneven, le , lieutenant des canonniers garde-côtes, sergent-major dans le régiment du Dresnay dans l'émigration est blessé le lors du débarquement de Quiberon et fusillé le même jour à Quiberon[3],[10],[11],[12].
                      • Jacques-Gabriel Jouan de Kervenoaël ( à Lesneven - ), officier. Le à Saint-Pol-de-Léon, il épouse Marie-Guillemette Hervé du Penhoat.
                        • Bernard Jouan de Kervenoaël ( à Locquénolé - à Pontivy), officier. Le à Pontivy, il épouse Hyacinthe de Gras.
                          • Charles Jouan de Kervenoaël ( à Pontivy - à Pontivy), ingénieur agronome, conseiller général du Morbihan pour le canton de Pontivy (1895-1913). Le à Saint-Pol-de-Léon, il épouse Anne Lamandour.
                            • Jeanne Jouan de Kervenaoël ( à Pontivy - à Pontivy), infirmière militaire, présidente de la Société des Infirmiers et brancardiers de l’Arvor et de l'association Valentin-Haüy, administratrice du bureau de bienfaisance et conseillère municipale de Pontivy (1945-1956)[13]. Elle adopte sa nièce et son neveu, orphelins, donnant naissance à la famille de L'Escale Jouan de Kervenoaël.
                            • Bernard Jouan de Kervenoaël ( à Pontivy - 1941), officier. Le à Saint-Malo, il épouse Geneviève Marie Ribal[14]..
                        • Nicolas-Gabriel Jouan de Kervenoaël ( à Plouzévédé - à Nantes), garde-corps de Charles X[3], démissionnaire en 1830. Le à Lamballe, il épouse Rosine Fortunée Charlotte de Montmonnier[19].
      • Émile Jouan de Kervenoaël ( à Cast - ), capitaine d'état-major, mort pour la France le à la bataille de Solférino, après s'être distingué à Montebello où il est fait chevalier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille[3],[20].
                            • Henri Jouan de Kervenoaël (1836-1922), intendant général des Armées[7], il participe au siège de Paris en 1870, conseiller municipal et président des Comités de la Croix-Rouge et de la Société de secours aux blessés militaires de Nantes[21], commandeur de la Légion d'honneur[7],[22], grand-croix de l'ordre de Saint-Stanislas de Russie[23],[24]. Le à Nantes, il épouse Lydie Maillard de La Gournerie.
                              • Émile Jouan de Kervenoaël (1862-1945), docteur ès droit, maire de La Verrie, conseiller général et député de la Vendée (1924-1928)[25]. Le à Bourges, il épouse Magdeleine de Saint-Exupéry.
                                • Hubert Jouan de Kervenoaël (1894-1972), ancien pilote d'aviation, maire d'Osmery (1959-1972)[26].
                                • Hervé Jouan de Kervenoaël (1895-1974), officier, pilote d'observation, puis viticulteur, titulaire de six citations de guerre, officier de la Légion d'honneur[27].
                                • Louis Jouan de Kervenoaël (1896-1917), engagé volontaire au 56e régiment d'artillerie, mort au champ d'honneur à Douaumont en 1917[28].
                              • Henri Jouan de Kervenoaël ( à Nantes - ), officier de cavalerie, général de brigade (1927), commandeur de la Légion d'honneur[29]. Le 30 avril 1896 à Paris, il épouse Louise de La Lande de Calan.
                                • François Jouan de Kervenoaël (1901-1984), officier de marine, capitaine de frégate puis administrateur de sociétés. Commandant des sous-marins « Amazone » (1934-1936) et « Rubis » (1938), officier de la Légion d'honneur. Le à Versailles, il épouse Elisabeth du Hamel de Canchy.
                        • Michel Jouan de Kervenoaël ( à Plouzévédé - à Saint-Pol-de-Léon). Le à Cléder, il épouse Anastasie de Parcevaux de Tronjoly.
                          • Louis-Marie Jouan de Kervenoaël ( à Huelgoat - à Saint-Pol-de-Léon). Il épouse Hélène Lamandour.
                          • Michel Jouan de Kervenoaël ( à Landivisiau - à Saint-Pol-de-Léon). Le à Saint-Pol-de-Léon, il épouse Marie Jégou du Laz.
                            • Paul Jouan de Kervenoaël ( à Saint-Pol-de-Léon - à Vannes). Le à Tavers, il épouse Henriette Meynard de Franc.
                              • Michel Jouan de Kervenoaël (1913-2017), avocat près la cour d'appel, bâtonnier du barreau de Rennes en 1968-1970, officier de la Légion d'honneur[32].

Fiefs et seigneuries

La famille Jouan a possédé les seigneuries du Mesgouëz, de Guicsané et de Kerdirizien, paroisse de Plouzané, de Pennanec'h et de Keranamoal, paroisse de Milizac, de Kervénigan, paroisse de Trébabu, de la Garenne, de Goazambrun et de la Ville-Jouan, paroisse de Châteaulin, de Kermerien, paroisse de Guiler, de Kervenozaël, paroisse de Guiscriff, de Kerbearec, de Thimoter[2].

Propriétés

Armes

Les armes de la famille Jouan de Kervenoaël sont De gueules au lion d'or, armé et lampassé d'argent, accompagné de trois annelets d'argent, deux et un[6].

Devise : Bon renom[3] et En jouan point de soucis[7].

La famille Jouan de Kervenoaël n'est pas titrée. Charondas indique dans À quel titre? que cette famille porte un « titre emprunté »[41].

Postérité

Alliances

Voir aussi

Notes et références

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