Famille Paynel

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BlasonnementD'or à deux fasces d'azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules ordonnées en orle.
LignéesFondue dans la famille d'Estouteville
PériodeXIe – XIVe siècle
Famille Paynel
Image illustrative de l’article Famille Paynel
Armes de la famille

Blasonnement D'or à deux fasces d'azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules ordonnées en orle.
Lignées Fondue dans la famille d'Estouteville
Période XIe – XIVe siècle
Origine Drapeau du Duché de Normandie Duché de Normandie
Fiefs tenus Les Moutiers-Hubert, Hambye, Bricqueville, Olonde
Fonctions militaires Shérif du Yorkshire
Fonctions ecclésiastiques Évêque de Tréguier et Nantes
Abbesse de Maubuisson
Prieure de l'abbaye de la Trinité de Caen

La famille Paynel est une famille baronniale anglo-normande d'importance, originaire de la paroisse des Moutiers-Hubert (au sud-est du Calvados)[1],[2], en l'évêché de Lisieux[3].

On ignore s'ils ont toujours possédé la seigneurie des Moutiers-Hubert, où si elle a été acquise postérieurement à la conquête normande de l'Angleterre[1],[2]. Ils acquièrent aussi la seigneurie de Hambye (arrondissement de Coutances dans la Manche), possiblement par mariage.

L’orthographe du nom de famille peut varier selon les auteurs et la langue : Painel, Paynel, Peynel, Paisnel, Pesnel, Paganel[2], Pagnell, Paganellus[4].

P. Chesnel, professeur agrégé du Lycée de Coutances écrivait enfin en 1912, que Pesnel n’était en rien relié à la famille Paynel, qu’il écrivait lui-même Payenel en s’appuyant sur l’étymologie latine Paganellus[5].

Origines de la famille

La légende raconte que la famille Paynel est attestée depuis 911 et qu’ils sont compagnons de Rollon. Cette affirmation a, semble-t-il, un fondement historique. L’abbé Desroches lui-même donne une origine Norvégienne à la famille qu’il place comme compagnon de Rolf[6].

Ainsi, la transcription par Claude de Malherbe de Gathemo, en 1630, d’un manuscrit original du greffe de Mortain, fait état d’une liste des compagnons de Rollon où apparaissent les Paynel et les Tesson[7]. Ce manuscrit du greffe de Mortain était attribué à Vincent l’Historien (Vincentis Historialis, speculum IV, lib XXV, cap XLVI) ou à Vincent de Beauvais (XIIIème siècle, dominicain auteur d’une encyclopédie) qui se serait informé dans la « Chronique de Normandie » écrite par Saint Odon[8], abbé de Saint Martin de Tours. Soit une source historique ancienne (du IXème sur la source initiale, du XIIème ou XIIIème siècle pour les autres) pas nécessairement fiable pour autant. Le greffe de Mortain et les archives de la Manche ayant été grandement endommagés entre la Révolution et la Seconde Guerre mondiale, il est possible que les documents originaux soient définitivement perdus.

De même, dans le Roman de Rou, au passage concernant le dénombrement des guerriers, Robert Wace évoque un « Paienels », ce qui semble confirmer les auteurs postérieurs tel Vincent de Beauvais. Le même Wace parle d’un « Radulphus Pagenel » comme compagnon de Guillaume le Conquérant[9].

Selon M. de Mons, historien du XVIIIème, les Paynel seraient originaires de Norvège et descendraient d’un capitaine de Rollon qui reçut « la propriété d’une grande étendue de terrein dans le Cotentin[10] ». Ce qui est possible, mais pas avant 922, puisque en 911, Rollon obtient la Normandie amputée de la Manche.

L’établissement de la famille aux Moutiers-Hubert ne fait pas de doute car elle se trouve corroborée par la présence du « Buisson-Painel » au sud de la Commune[11]. Les Paynel originaires du Pays d’Auge sont déplacés vers la Manche après la bataille du Val-des-Dunes de 1047[12].

Discussion autour des origines

En observant le sceau de Foulques Paynel, daté de 1205, Ernest Babelon considère que le sujet du sceau de Foulques est plus caractéristique des empires barbares[13]. Il lie d’ailleurs ce sceau à celui de Richard, évêque de Winchester (1174-1189) et à celui de l’abbé de Saint-Etienne de Fontenay près Caen de 1271. Ces trois sceaux ayant des thématiques similaires. Le trône soutenu par une structure en X et le globe seraient, pour lui, des éléments issus de la mythologie germanique. Notons que le sceau de Foulques est le plus gros des trois. Comme l’objet est une intaille dans une gemme, la valeur de la chevalière est directement proportionnelle à la taille de la-dite gemme.

Sceau de Foulques Paynel (1205)

Pour sa part G Demay[14] s’interroge sur la signification de ce sceau. Peut-être s’agit-il de l’image d’un empereur auquel un vaincu présente le globe du monde, comme par exemple les monnaies Parthes après la victoire de Septime-Sévère ? il évoque aussi, une représentation barbare de Cérès tenant la Terre. Il s’agit en tout cas de l’appropriation de codes esthétiques romains par une famille qui ne l’est probablement pas. Comme Charlemagne et les francs avaient tradition de le faire. Cela pourrait conforter l’idée d’une famille franque ralliée aux vikings.

Par ailleurs, le sceau de Foulques reprend les mêmes éléments que des abbés de Saint-Etienne de Caen qui lui sont contemporains. De même, la famille est initialement anoblie sur l’ancien monastère franc[15] de l’actuelle commune des Moutiers Hubert. Il est donc possible que l’abbé de ce monastère ait rejoint le camp viking et qu’il ait transmis son sceau à ses héritiers (en même temps que les biens de l’abbaye qu’il dirigeait).

Historique

Il existe plusieurs nobles normands portant le toponyme Paynel ou Painel au XIe siècle, mais leur liens de parenté sont difficilement déterminables[16]. On trouve notamment un Guillaume qu'Orderic Vital mentionne parmi les « hommes illustres » qui meurent la même année que Guillaume le Conquérant (1087)[16]. Le poète normand du XIIe siècle, Wace, mentionne aussi un Painel seigneur des Moutiers-Hubert qui se serait trouvé à Hastings en 1066[16].

Guillaume Paynel fonde en 1147 l'Abbaye de Hambye où lui et ses héritiers seront inhumés sous des gisants jusqu'à Jeanne Paynel et son mari Louis d'Estouteville au XVème siècle.

Un Hugues Painel dote l'abbaye Saint-Étienne de Caen de terres normandes entre 1089 et 1091[16].

Raoul Paynel est le premier membre attesté en Angleterre[1]. Il est possible que le Hugues mentionné précédemment soit son frère ou son demi-frère, mais il n'existe aucune source connue qui l'atteste[16].

C'est seulement au début du XIIe siècle que les relations de parentés entre les Paynel s'éclaircissent[16]. À la suite de la conquête normande de l'Angleterre, Raoul Paynel s'installe en Angleterre, et ses descendants forment les branches anglaises distinctes.

Invasion de l'Angleterre

Il apparait que la famille Paynel est très impliquée dans l’invasion de l’Angleterre puisque au moins deux titulaires du nom sont cités comme compagnons de Guillaume : Raoul et Guillaume[17]. Selon les auteurs le nombre peut varier et il est difficile de s’assurer de la fiabilité des sources et des listes. Mais cette participation est un fait parfaitement avéré et admis depuis longtemps[18]. D’après P. CHesnel, c’est à Guimond Paynel, père de Guillaume et ami de Guillaume le Conquérant, que ce dernier offrit la seigneurie de la Haye-Paynel[5]. C’est en remerciement de ce don que Guimond (ou Gervaise selon les auteurs) nomma son fils ainé Guillaume. Par la suite, le roi Guillaume permis à Guimond de marier son fils à Alix de Romilly, ce qui fit entrer la baronnie de Bricqueville dans les domaines de la famille.

Une liste faisant recensement des « Noms des principales familles d’Angleterre issues des compagnons de Guillaume le Conquérant » avait été conservée au monastère de la Bataille à Hastings et couramment reproduite ensuite[19]. La charte originale faisait mention des Paynel. On dispose aussi d’un aperçu des biens de Raoul en Angleterre à la suite de la conquête[20]. Il possédait jusqu’à 66 serfs, 91 bordars, 320 vilain, cinq églises, quatre prêtres.

Branche Anglaise

Une charte de 1091 fait mention de Raoul Paynel en tant que fondateur de l’Abbaye de la Sainte-Trinité de York[21]. Il semble que ce prieuré, fondé en même temps que l’abbaye Notre-Dame de la Bataille, ait été placé sous la tutelle de l’abbaye de Marmoutier de Tours[22]. Le fils de Raoul, Foulques/Fulconius, sera le fondateur du prieuré de Notre-Dame de Tickford[22], à Newport-Pagnell. Il le dota richement. Les deux abbayes-prieuré, continueront d’exercer jusqu’au schisme d’Henri VIII. Aujourd’hui, le prieuré de Tickford n’existe plus, les bâtiments arrasés au XVIIIème siècle ont laissés place à un manoir depuis devenu établissement d’accueil médicalisé.

Le Doomesday Book qui recense la population et les biens de l’Angleterre rédigé à l’initiative de Guillaume le Conquérant fait état des possessions de Ralph Paganel[23]. Ces 10 baronnies qu’il obtient, nous pouvons les citer ce sont les terres : de Aynkesdon, de Alra, de Chagford, de Carsville, de Dunchidiock, de Ilsington, de Touretone, de Trill, de Wasfelt, de Wille, toutes prises sur un certain Merlesuen.

Le fil de Raoul Paynel, Alexandre est le primogéniteur des Paynel de Hooton Pagnell, leur seigneurie principale étant certainement Hooten dans le Yorkshire[1]. Il hérite des terres de son frère aîné Jordan, à savoir une grande partie de l'honneur de Richard de Surdeval, un vassal du comte de Mortain[1]. Il est aussi en possession des seigneuries de Bramham (Yorkshire) et Broughton. Comme son frère, il épouse une fille de la famille Fossard[1]. Son fils aîné Guillaume ( 1202) hérite de la majeure partie de ses terres. Mais il meurt sans descendance mâle, et ses deux filles sont cohéritières de ses domaines. Un fils cadet d'Alexandre, Adam († v. 1205), est lord de Broughton[1]. Ses descendants continuent à posséder Broughton au-delà du XIIIe siècle[1], et une branche cadette acquiert la seigneurie de Boothby Pagnell dans le Lincolnshire[1]. Elle la tient jusqu'en 1595[1].

En 1130, Un Fulk Paynel, époux de Beatrice FitzWilliam[24], est attesté comme seigneur de Dudley[25] (Worcestershire), il est le père de Ralph Paynel[26] (né vers 1153).

Les Paynel feront ensuite l’acquisition du comté de Huntley[27] et Hugues sera le sénéchal d’Angleterre sous le règne de Henri Ier.

Gervaise Paynel, fils de Guillaume, épouse Philis de Dudley, fille d’Althesson de Dudley, sire de Somery.

Ce Gervaise Paynel, seigneur du quartier de Dudley au XIIème siècle, a créé un prieuré conformément aux souhaits de son père. Ce prieuré, qui puisait ses ressources auprès des églises de Dudley, de Northfield, de Sedgrey, d’Inkpen et Bradfield semble avoir survécu jusqu’à la réforme anglicane. Le château lui a été détruit en 1750.

En 1204, Hugues II Paynel est seigneur des Moutiers-Hubert (en Normandie) et Middle Rasen (Lincolnshire)[2]. Son cousin Foulques II Paynel est seigneur de Hambye (Normandie) et Drax (Yorkshire)[2]. Le premier soutient le roi d'Angleterre Jean sans Terre et perd par conséquent ses possessions normandes, le second soutient le roi de France Philippe Auguste, et perd ses possessions anglaises[2],[28].

Blason original : d'or à deux lions de gueules passants, armés, lampassés et couronnés d'azur

Unification de la Normandie à la France (1204)

Peu de documents permettent de savoir ce que les Paynel ont pu penser de cette unification. Probablement pas grand-chose, cela ne modifiant en rien leurs pouvoirs, leurs propriétés et leurs liens familiaux et féodaux.

Le point de bascule entre la fidélité au royaume de France et au duché de Normandie, royaume d’Angleterre a pu avoir lieu dès 1199. Suspecté par le duc Jean de Normandie, futur « sans terre », le comte de Chester, Foulques Paynel, Jean des Préaux et Robert Tesson sont trainés en comparution. Afin de garantir de leur fidélité, Jean sans Terre les obligea à fournir des otages[29]. Il en découle un fort ressentiment de la part des Paynel. Le même Jean sans Terres, dira pourtant « avoir agréable le mariage » de Guillaume Paynel avec Pernelle Tesson[30].

En 1204, les Paynel, Guillaume et Foulques, font alors partie des premiers nobles normands à se rallier au roi de France. Ils se rangent à la suite du comte d’Alençon[31] dont nous savons que les Paynel sont vassaux et à qui ils doivent 40 jours de service à la guerre. En récompense de son ralliement, Foulques Paynel fait partie des chevaliers distingués sous Philippe II Auguste[32].

La famille Paynel, représentée par Foulques, signe un acte de pouvoir des barons normands en 1205[33].

La Révolte des Barons (1226-1234)

Lors de la minorité de Saint-Louis, un certain nombre de seigneurs normands se révoltent contre l’autorité du roi de France incarnée alors par Blanche de Castille, sa mère. Selon Elie Berger dans sa thèse de doctorat, les Paynel se rallient à Pierre Mauclerc en raison de leur attachement aux anciens maitres de la Normandie[34].

« Vers le même temps, Foulques Paisnel (Paganellus), seigneur considérable dans la Normandie, qui, peu auparavant, avoit répondu au roy de la fidélité de Raoul de Fougères, son neveu, vint en Bretagne faire hommage et serment de fidélité à Henri. Il aménoit avec luy Guillaume son frère, et soixante autres gentilshommes tous braves et de qualité. Ils conseillèrent tous à Henri de porter ses armes dans la Normandie dont ils luy représentoient la conquest comme asseurée[35] »

En effet, Foulques Paynel de Hambye et Guillaume Paynel de Bricqueville participent à ce mouvement et seront défaits en 1234. Il semblerait qu’ils furent trahis par un certain nombre de seigneurs vassaux ralliés à la France et par le faible nombre de chevaliers qui les ont suivi.

Ainsi, Louis Le Vavasseur de Masseville qui dépeint des seigneurs normands ralliés à la cause de Pierre Mauclerc, nous dit que « l’on n’y peut nommer que deux normans, savoir Foulques et Guillaume Painel, accompagnez de 40 gentilshommes selon Polydore Vergile ou 60 selon Mathieu Paris ; ce qui a proprement parler n’est rien au prix de la quantité de noblesse[36] » normande.

En guise de condamnation, le château de la Haye-Paynel est brulé, avant d’être reconstruit à son emplacement actuel[37]. Foulques et Guillaume doivent, en réparation, se joindre à la croisade.

Parti en croisade en 1236, Foulques Paynel d’Hambye qui s’était rebellé contre Blanche de Castille et Saint-Louis est fait chevalier de l’ordre militaire du Saint Sépulcre de Jérusalem[38] en 1239. Il accompagne dans son voyage Henry d’Avaugour, comte de Goëlo, Thibaud de Champagne, Pierre de Dreux-Mauclerc, André de Vitré, Raoul de Fougères, Geoffroy d’Ancenis[39], mais aussi Thibaud de Navarre et Amaury de Montfort[40] Selon la plupart des auteurs, Foulques serait mort lors de cette croisade et ainsi « répara sa faute en combattant et en mourant à la croisade aux côtés de Saint-Louis[41] ». Hyacynthe de Fourmont ajoute même que Foulques aurait fait ce voyage à ses frais[42], il en trouve la mention dans les Chroniques de Vitré[43].

Nobiliaire de Normandie – 17e siècle (Concerne donc Jean Paynel [écrit Panel] de Bricqueville)

Son frère Guillaume Paynel de Bricqueville va s’engager comme croisé. Il participe à l’intervention royale contre les albigeois de 1229. A cette occasion, son fils Raoul épouse Pétronille de Monfort, fille de Guy de Monfort ancien chef de la croisade, et devient par alliance Comte de Bigorre.

Dès 1231, Louis IX accorde son pardon à la famille[44]. Ce qui justifie probablement la présence de Raoul Paynel de Bricqueville sur la rose du vitrail 114 de la cathédrale de Chartres, au-dessus des vitraux consacrés au retour du fils prodigue[45].

La Guerre de Cent Ans

En 1339, Foulques III Paynel est signataire, avec les autres grands seigneurs de Normandie, d’un traité qui lie Philippe VI de Valois à la noblesse normande en vue d’une expédition en Angleterre[46].

La nomination de Guillaume Paynel en tant que Capitaine des ports et frontières de Normandie vers 1350 (dès 1338 ?)[47] place la famille au coeur de la défense française contre les invasions anglaises et pendant un peu plus d'un siècle tous les membres de la famille vont lutter aux côtés du roi de France.

Cette place importante auprès du roi va se confirmer lorsque les Paynel deviennent dès 1347 Capitaine des Baillis de Coutances et Pontorson, Capitaine des Ports et des frontières de Normandie[48], puis Capitaine des places fortes de Normandie (de toutes les places, y compris Cherbourg, Saint-Lô, Caen, Avranches, Falaise, etc.) et qu’ils en ont profité pour imposer leur pouvoir sur l’Abbaye du Mont-Saint-Michel[49].

L'écueil Navarrais (1350-1360)

En 1354, le roi de Navarre spolie Olivier II Paynel de sa baronnie de Moyon[50]. Cela radicalise une partie de la famille Paynel dont certain, Jacques notamment, iront prendre le parti des bourguignons contre la France. Finalement, le traité de Valognes du 13 septembre 1355 régle la question entre le roi de France et celui de Navarre, mais Olivier II Paynel ne pourra récupérer ses biens qu’à compter du 20 novembre 1359[51].

En conséquence de l’occupation anglo-navarraise, les Paynel interviennent militairement dans le secteur de Rennes. Ainsi, Jean Paynel est nommé capitaine de Saint-James en 1355[52] après avoir pris le château du dit lieu, assisté de Etienne Guiton et Olivier de Creare[53]. Le titre de capitaine de Saint-James sera ensuite repris par Foulques en 1390[54].

A la suite de ce fait d’armes, Jean Paynel sera désigné, en tant que capitaine de Saint-James, par le roi pour faire appliquer la trêve de Bordeau, conclue le 23 mars 1357 avec l’Angleterre sur la demande du Pape Innocent IV. Il sera assisté par Robert de Clermont, Le Baudroin de la Heuse et le Bailli de Caux[55].

En 1364, le roi de France, Charles V ordonne la construction des murs d’enceinte de la ville de Coutances qui n’en possédait pas[56]. En tant que gouverneur et capitaine de Coutances, la famille Paynel est probablement à l’origine de la demande et maître d’œuvre du projet, puisque Raoul (3e fils de Foulques et Agnès de Chanteloup) est capitaine de Coutances en 1366[57].

L'apogée de la puissance (1380-1420)

A compter du 19 février 1384, Nicolle Paynel de la Ferté est envoyé, en tant que Chambellan de Guy Chrestien maitre des requêtes de l’Hôtel (du roi), pour prendre le contrôle des places fortes et châteaux qui ont appartenus au roi de Navarre et en devenir le gouverneur jusqu’à ce qu’une décision définitive soit prise[58]. Il a dû réussir cette mission puisqu’entre juillet et décembre 1384, le même Nicole Paynel est envoyé en tant que commissaire réformateur par Charles VII pour punir les villes de Normandie qui s’étaient ralliées à l’Angleterre sous le règne de Charles VI[59]. Le roi les accuse de crimes de lèses majestée et obtient des tribunaux des condamnations corporelles et financières contre Rouen et les villes concernées. Il accompagne alors Jean Pastouret, président de la chambre des comptes, Jean Lemercier, sire de Novéant, l’amiral Jean de Vienne, normand d’origine, Etienne du Moustier et Robert Thouod. Il en résultat une amende de 2.400 francs pour la vicomté de Rouen, 3.000 livres tournois pour Louviers et Evreux, 1.000 livres pour Pont-Audemer.

Guillaume VI Paynel est baron de Hambye et de Bricquebec et est inscrit au rôle des seigneurs ayant des Gendarmes en 1382. Il est capitaine-général de Normandie, conservateur des trêves pour la Basse-Normandie. Le 7 mai 1382, Guillaume VI d’Hambye participe au décime du diocèse de Lisieux[60], collecté à Vernon par Guillaume Cenfernet, trésorier des guerres du roi, pour payer l’effort de guerre. Il verse 100 livres tournois, comme MM Fralin de Cambray et l’Admiral, sur les 353 £ collectés. C’est-à-dire que Guillaume VI fournit un tiers de l’aide du diocèse de Lisieux qui n’est même pas son secteur de vie principal. Cela donne à penser concernant la puissance financière collective de la famille. Par ailleurs, à ce décime, M. de Thorigny versera à peine 50 £. Ce M. de Thorigny étant probablement Louis d’Estouteville. Il est donc moitié moins puissant.

La lente perte de contrôle (1415-1515)

Jean Paynel[61] de Bricqueville, Chambellan de Charles VI et gouverneur de Coutances. Son fils, Nicole de Bricqueville sera obligé de céder aux anglais la ville de Coutances[62] en 1417. Cela signe la fin du titre de gouverneur de la ville.

Nicolas de Bricqueville, lieutenant du Mont-Saint-Michel sur ordre de Jean d'Orléans dit de Dunois, repoussera les attaques anglaises en 1424 et 1425. Au cours de la deuxième année, des navires anglais furent détruits et des équipages fait prisonniers[63].

Mais il est notable que Nicole de Bricqueville est un proche du Bâtard d’Orléans et qu’il s’est largement opposé au Estouteville lors des conseils de famille concernant l’avenir de Jeanne d’Hambye. C’est au point que le 26 octobre 1425, « Charles (…) à nostre féal chevalier et chambellan, le sire de Bricqueville, commis à la garde et capitainerie du Mont-Saint-Michel[64] » rappelle qu’il a nommé son cousin, Loys d’Estouteville et délesté de cette charge le bâtard d’Orléans. Dès lors, Loys d’Estouteville n’a de cesse que de se débarrasser de son cousin trop influent et trop honorable. Ainsi, « la cabale intérieure est d’autant plus forte que Bricqueville son chef a rendu plus de service ; il faut donc se débarrasser de Bricqueville[65]». Cette cabale semble aller assez loin et les trahisons se multiplient au Mont-Saint-Michel. Notons seulement l’affaire du 10 juillet 1424, date à laquelle un certain Henri Murdrac aurait prévu de livrer le Mont aux anglais[66].

Les Paynel de Bricqueville perdront peu à peu leurs fonctions militaires et publiques.

Epuisée par la Guerre de Cent Ans, la famille Paynel perdra de son influence et de sa puissance, notamment avec l'union de Jeanne d'Hambye avec Gilles de Rais et de Jeanne de Moyon avec Louis d'Estouteville. Passée dans la main des Goyon de Matignon, l'héritage de Jeanne de Moyon permet à cette famille d'user, au cours du XVIIIème siècle, des titres de barons de Hambye et de Bricquebec.

Jusqu'à la Révolution et de nos jours

Selon le Nouveau Mercure[67], un dicton normand avait pour termes « Tesson le noble, Paynel le riche[68] ». Ce qui signifiait bien la puissance de ces familles et dont l’aura était encore forte à la fin de l’Ancien Régime.

Le mariage de Siméon Halluin de Piennes avec successivement Joachime de Warignies, veuve de Jacques II Paynel de Bricqueville, puis Jeanne Paynel, sa fille va porter un coup sévère à la fortune familiale puisque Siméon de Piennes prendra le contrôle de la baronnie de Bricqueville et du château de Regnéville, ne laissant à ses beaux-fils/beaux-frères René et Géraud que des miettes.

Parfois, certains membres de la famille Paynel parviennent à se démarquer. Ainsi, il est fait mention d’un Painel de Flamanville en 1729 qui aurait inventé un nouvel échappement de montre très efficace. Ce Painel étant par ailleurs secrétaire de son excellence le comte de Colovin, envoyé de Russie à la cour de Suède[69].

Un certain Jean-Jacques Paisnel/Paynel reçoit encore charge d’office en 1779 et 1780[70]. Nous trouvons aussi Guy Paynel, sieur de la Pallière, rendant l’aveu du fief du Hameau-Perrey en 1778[71].

Les Paynel sont aussi connus pour la diffusion du camembert. Si ce fromage est inventé en 1791 par Marie Fontaine, veuve Harel, c’est son gendre Cyril Paynel, qui à partir de 1813 développe la production à partir de sa ferme de Champosoult[72]. Il remplacera les rateliers couverts de paille par des claies en bois d’ypréau[73]. Ce qui préfigure les célèbres boites.

Il reste encore aujourd'hui des membres de la famille Paynel, la lignée ne s'étant jamais éteinte[74].

Notons que la graphie PAISNEL est issue de l'acte de décès de Siméon Paynel, fils de Nicolas, mort en 1700 à Montchaton alors que celui-ci a correctement signé son nom toute sa vie[75].

Il est possible que la modification d’orthographe permette de séparer les Paynel protestants des Paynel catholiques représentés dans l’Orne par les seigneurs de Bordes[76]. A noter que même ce dit Jacques Paynel de Bordes ; lieutenant du bailli d’Alençon, vicomte de Trun, a une posture particulière concernant les protestants. Ainsi, le 13 août 1671, les habitants de Trun s’étonnent-ils que Me Jacques Paynel « ait laissé suspendre sa religion » dans une affaire concernant rentes dues à l’hôtel-Dieu de Trun[77].

Les Paisnel, issus de Siméon, ainsi nommé par son oncle Siméon Halwin de Piennes, amiral protestant, sont notoirement membres de l'Eglise Réformée.

Membres notables

  • Raoul Paynel († av. 1124), shérif du Yorkshire. Pendant la rébellion de 1088 en Angleterre, Raoul sert comme shérif du Yorkshire[1]. Il s'empare des terres de Guillaume de Saint-Calais, dont le comportement dans cette rébellion est suspect, et assiste à son procès[1]. Il est tenant en chef (vassal direct du roi) de terres qui lui rapportent 80 £ annuellement[1]. Il tient aussi des terres de Ilbert I de Lacy dans le Yorkshire. Cela pourrait indiquer que Raoul aurait épousé une sœur ou une fille dudit Ilbert[1]. Après 1086, date à laquelle le Domesday Book est rédigé, Raoul acquiert des terres supplémentaires dans le Yorkshire et le Lincolnshire, peut-être par un second mariage avec une certaine Maud[1]. De ce dernier mariage, il a quatre fils et une fille[1]. Son fils aîné, Jordan, épouse une fille de la famille Fossard et meurt sans descendance, ses terres passant à un cadet, Alexandre, primogéniteur des Paynel de Hooten Pagnell[1]. Raoul refonde le prieuré de la Sainte-Trinité d'York, comme une dépendance de l'abbaye de Marmoutier[1]. Il est aussi un bienfaiteur de l'abbaye Sainte-Marie d'York et de l'abbaye de Selby[1].
  • Son fils Alexandre ( 1153 ou avant) est le primogéniteur des Paynel de Hooton Pagnell, leur seigneurie principale étant certainement Hooten dans le Yorkshire[1]. Les descendants de son fils cadet Adam († v. 1205), sont lord de Broughton au-delà du XIIIe siècle[1]. Une branche cadette acquiert la seigneurie de Boothby Pagnell dans le Lincolnshire, et la tient jusqu'en 1595[1].
L'abbaye de Hambye fondée par Guillaume Ier.
  • Guillaume Ier Paynel (° c. 1076- 1145/1147), fils puiné de Raoul. En 1124, il est en possession des terres paternelles de Drax (Yorkshire) et Middle Rasen (Lincolnshire)[1]. Il est en possessions des seigneuries des Moutiers-Hubert et Hambye en Normandie, peut-être par son père[1]. Il acquiert des possessions supplémentaires dans le Leicestershire et le Nottinghamshire[1]. Son château de Moutiers-Hubert est attaqué par le comte d'Anjou Geoffroy Plantagenêt en [1]. Celui-ci agit contre le roi Étienne d'Angleterre qu'il accuse d'avoir usurpé le trône de son épouse Mathilde l'Emperesse, fille d'Henri Ier d'Angleterre. Guillaume fonde le prieuré augustin de Drax (entre 1130 et 1139), et l'abbaye de Hambye (vers 1145/1147)[1]. Il continue le soutien familial aux monastères de la Sainte-Trinité d'Ork et de Selby[1].
    En premières noces, il épouse une fille de Guillaume fitz Wimund avec qui il a quatre fils, et en secondes noces, il épouse Avice de Rumilly, fille et cohéritière de Guillaume le Meschin, lord d'Egremont (Cumberland). Avec elle, il a une fille, Alice, qui épouse Richard de Courcy puis Robert de Gant, un jeune frère de Gilbert de Gand, le comte de Lincoln. Les deux maris d'Alice rentrent successivement en possession des terres anglaises de Guillaume Ier. Mais en 1154, elles sont partagées entre Hugues Ier et Foulques Ier, ses fils de son premier mariage, et Robert de Gant. Ses possessions normandes sont partagées entre les deux premiers.
    Blason de la famille Paynel sur l'Aqueduc de Coutances (gravure)
  • Hugues Ier († v. 1179), est seigneur des Moutiers-Hubert et lord de West Rasen.
  • Foulques Ier ( 1182/1183), est seigneur de Hambye et lord de Drax. Il accompagne Henri II d'Angleterre dans sa campagne militaire en Bretagne en 1166. Il est l'un des garants d'un traité entre le roi anglais et le comte Humbert III de Savoie en 1173. Il est gouverneur d'Alençon et de La Roche-Mabile en 1180.
  • Foulque II le Bon (mort vers 1229), rénovateur de la ville de Coutances dont il est le gouverneur.
  • Edward Paisnel, criminel de Jersey qui revendiquait ses origines françaises et son lien avec la famille Paynel dont il vivait la perte d'influence comme une injure et une blessure personnelle.

Autres lignages

Vue des ruines du château de Hambye, tiré de l'Atlas de la Société des Antiquaires de Normandie, 1825.
  • Gervaise Paynel ( 1194), est le fils de Raoul, un soutien de Mathilde l'Emperesse[78] dans la guerre civile pour la couronne d'Angleterre qui a lieu durant le règne d'Étienne d'Angleterre. Il est le petit-fils de Foulques Paynell, qui d'après le Domesday Book tient des terres dans onze comtés et qui sont plus tard appelées la « baronnie de Dudley »[78]. Il épouse Isabelle de Beaumont, veuve de Simon II de Senlis, comte de Huntingdon et fille de Robert II de Beaumont, comte de Leicester[78]. Il soutient la révolte de Henri le Jeune Roi en 1173-1174[78]. En conséquence, le roi Henri II fait détruire son château de Dudley en 1175[78]. C'est sa fille Hawise qui hérite de ses possessions. Elle épouse John de Somery puis Roger de Berkeley (Dursley)[78]. Gervais fonde le prieuré clunisien de Dudley[78].
  • Foulques Paisnel, chevalier, seigneur de la Haye-Pesnel et Aubigné, et sa femme Étiennette, fondent avant l'hôtel-Dieu de La Haye-Pesnel, date à laquelle ils ajoutent en aumône un bois[79], puis en 1236 l'église de Hocquigny[80].
  • Olivier Paisnel, chevalier, seigneur de la Haye-Pesnel y ajoute quatre acres en aumône en 1263[81].
  • Nicolas Paynel, chevalier, seigneur de Bricqueville, chambellan du roi.
  • Guillaume VI Paynel ( 1361), seigneur de Bricqueville. Il épouse en 1345 Jeanne Bertran dite l'ainée[note 1], qui lui apporte la baronnie de Bricquebec. De son mariage il eut quatre enfants : Guillaume, Foulques, Bertrand et Marie qui épousa Jean Tesson, seigneur du Grippon[83].
  • Guillaume Paisnel, l'aîné, fils de Guillaume VI et de Jeanne Bertran, épousa en 1415 sa cousine Jeanne Paisnel, fille d'Olivier seigneur de Moyon, avec qui il eut quatre enfants : Nicolas, baron de Gacé, Jean, sire de Mesnil-Céran, Guillaume, gouverneur de Carentan, Foulques ( 1413) qui réunit l'héritage de ses frères. Il épousa Marguerite de Dinan, dont une fille, Jeanne[note 2], dame de Hambye, Bricquebec, Moyon, Chanteloup et Gacé, épousa en 1414 le défenseur du Mont-Saint-Michel, Louis d'Estouteville sénéchal de Normandie, Grand Bouteiller de France. Parmi les enfants de ces derniers : Michel, chambellan et conseiller du roi, capitaine de Falaise et lieutenant du Mont-Saint-Michel sous le duc François de Bretagne, et Jean, seigneur de Bricquebec à la mort de son père, que Louis XI nomma capitaine et gouverneur du Mont-Saint-Michel et Tombelaine. Mort sans postérité, son héritage revint aux enfants de Michel.
  • Guyon Paisnel, fils cadet de Michel, qui reçut les baronnies de Moyon, Bricquebec et Gacé, marié à Isabelle de Croii, dont il eut une fille, Jacqueline, qui épousa son cousin germain, Jacques Paisnel, fils de Jean, qui eut de cette union naître Adrienne d'Estouteville qui épousa le François de Bourbon, comte de Vendôme, de Saint-Pol et de Soissons[83].
  • Jacques Paynel, grand panetier en 1431 au couronnement d'Henri VI, roi de France et d'Angleterre.
  • Guillaume Paynel, seigneur de Milly et Concressault, épouse vers 1400 Marie d’Harcourt[note 3], dame de Beaumesnil et de Flers.
  • Nicolas Paynel ( 1415, Azincourt ?), seigneur de Chanteloup, du Mesnil-Jourdain puis de Hambye. Il épouse Jeanne de Champagne[note 4], dame de Gacé.

Religieux :

Tableau généalogique

  • Raoul († av. 1124), lord de West Rasen et Drax, peut-être seigneur des Moutiers-Hubert et de Hambye
    • Alexandre ( 1153 ou avant), peut-être lord de Hooton (Yorkshire)
      • Guillaume ( 1202)
      • Adam († v. 1205), lord de Broughton
    • Guillaume Ier ( 1145/1147), lord de West Rasen et Drax, seigneur des Moutiers-Hubert et Hambye
      • Alice
          × Richard de Curcy
          × Robert de Gant
      • Hugues Ier († v. 1179), seigneur des Moutiers-Hubert, lord de West Rasen
        • Pierre († av. 1200)
          • Hugues II (° c. 1181–1244), lord de West Rasen et Drax
      • Foulques Ier ( 1182/1183), seigneur de Hambye et lord de Drax
          × Lesceline de Subligny, fille d'Harcoul, seigneur d'Avranches
        • William II ( 1184), seigneur de Hambye et lord de Drax
        • Foulques II († av. 1230), seigneur de Hambye et lord de Drax
  • Guillaume Paisnel ( 1361), baron de Hambye et d'Olonde en Canville-la-Rocque et baron de Bricquebec (par mariage)
     × Jeanne Bertran l'aînée
    • Jean, baron de Bricqueville, Capitaine des Forteresses de Normandie
       x 1360 Marie Bertran, vicomtesse de Fauguernon
      • Nicolas de Bricqueville, Lieutenant du Mont-Saint-Michel
          x 1396, Jacqueline de Varennes, veuve Raoul Tesson du Grippon
        • Nicol de Bricqueville, conseiller et chambellan de Charles VI
            x Jacquemine de Hunckerke
          • Jean, chambellan de Charles VI
              x Jeanne de Cambray
            • Guillaume
               x Marie de Vieuxpont
              • Jacques
                 x 1453, Marie Martel de Bacqueville
                • Jacques II
                   x Joachim de Warignies
                  • René (1540-1632)
                     x Jeanne du Mesnildot
                    • Guillaume
                       x Gilotte Laine
                      • Nicolas (1610)
                         x Inconnue
                        • Julien (vers 1630)
                          • Jean
                             x Marie Mahé
                            • François
                               x 1680, Jeanne Bonde
                              • Anne (1681)
                                 x François Ameline
                                • Marie Ameline (née en 1706 à Montchâton)
                                • Julienne Ameline (née en 1709 à Montchâton)
                                • Jean-Baptiste Ameline (né en 1712 à Montchâton)
                              • Antoine
                              • Julien (1650-1704)
                          • Pierre
                             x Barbe Lemière
                              • François (sans postérité)
                              • Françoise
                                 x 1705, Michel Mithois
                              • Judith (postérité inconnue)
                          • Louise
                            • une fille naturelle
                          • Simon (né en 1652)
                             x Marie Monier
                            • Marie
                          • Louis François
                             x Anne des Ponts
                            • Marie
                               x 1713, François de la Lande
                          • Marie (1685-1760)
                             x Philippe de la Lande
                          • Julienne (sans postérité)
                        • Siméon I PAISNEL (1630-1700)
                           x Jacqueline Audie
                          • Jean (1648-1715)
                             x Jacqueline Benset
                            • Jean (1680)
                               x Marie de la Mare
                              • Jean
                              • Jacqueline
                            • Nicolas (1700-17418)
                               x Jacqueline Le Mithois
                            • Siméon (1703-1710)
                            • Guillaume de la Martinière (1706-1760)
                               x 1745, Madelaine des Marêts
                            • Jean Baptiste
                               x 1741, Marie des Marêts
                              • Jeanne Elisabeth
                            • Marie
                               x Laurent Michel
                          • Julien
                             x Elisabeth Benset
                            • Jacqueline (1696-1763)
                               x Pierre Le Roux
                            • Jean II (1704-1761)
                               x Marie Burnel (postérité)
                            • Jacques François (1707-1749)
                               x Anne Mahieu (postérité)
                            • Marie Jeanne (1710-1772)
                               x Adrien Saliord
                            • Siméon II (1713-1788)
                               x Catherine Le Clerc de Collardin
                              • Louis Siméon (1744-1794)
                                 x Anne Pillet (postérité)
                              • Toussaint (1747-1804)
                                 x Catherine Gauthier (postérité)
                              • Jean Baptiste (1751-1811)
                                 x Marie Carouges (postérité)
                              • Marie Jeanne (1751-1751)
                              • Marie Magdelaine
                                 x 1774, Jean Pillet
                              • Louise Catherine
                                 x 1785, Jean Baptiste Beaugendre
                              • François (1757-1808)
                                 x Marie Paisnel (postérité)
                              • Adrien (1760-1820)
                                 x Marie Anne Julienne
                                • Louis Alexandre (1790-1793)
                                • François
                                   x 1818, Marie Julienne
                                  • Jean Baptiste (1818-?)
                                  • Julie Virginie (1821-?)
                                • Jean Baptiste
                                   x 1818 Louise Saliord
                                • Jacques Alexis (1800-1855)
                                   x 1825 Louise Barbet
                                  • Louis Paul (1835-?)
                                  • Jean Baptiste (1836-?)
                                  • Auguste (1839-?)
                                     x Félicité Laloi
                                    • François (1865-1929)
                                       x Marie Bernard (postérité)
                                  • Marie Joséphine (1841-?)
                                  • Emmanuel (1845-?)
                                     x 1873, Mathilde Leclerc de la Croix
                                    • Jean Baptiste (1874-?)
                                       x Aimée H (postérité inconnue)
                                    • Ernestine (1876-?)
                                    • Auguste (1878-1961)
                                       x comtesse Anne-Marie Drouot (1887-1963)
                                      • Pierre (1909-1985) (sans postérité)
                                      • Louis (1911-2003) (postérité)
                                      • Elisabeth (1912-1930) (sans postérité)
                                      • Roger (1918-2009) (postérité)
                                      • Serge (1919-2008) (sans postérité)
                                      • Charles (1921-1921) (sans postérité)
                                      • André (1931-2011) (sans postérité masculine)
                                      • Edmond (1932-1942) (sans postérité)
                                    • Augustine (1880-1966)
                                • Adrien
                              • Marie Anne
                                 x 1787, Pierre de la Mare
                            • Nicolas (1716-1770)
                               x Marie ? (postérité)
                          • Nicolas
                             x Louise Benset
                            • Françoise
                               x Gilles Ameline
                            • Charlotte (1681-1751)
                               x 1713, Jacques Carouges
                            • Guillaume
                               x 1713, Marguerite Saliord
                          • Jeanne
                        • Arthur
                           x Marguerite ?
                          • Jean François
                        • Johan (? - 1631)
                           x inconnue Corbet
                        • Madeleine Suzanne
                      • Guillaume (1630-1631)
                      • Jean
                         x Charlotte Blanchet
                        • Jean
                        • René
                      • Colasse (née en 1649)
                      • Marie (née en 1652)
                      • Jacques
                         x Jacqueline Boudieu
                        • Luce (1668-1668)
                    • Pierrette
                    • Joseph (mort en 1630)
                    • Jacques (mort en 1631)
                    • Bernard
                       x Jeanne Lecoq
                      • Jacqueline (mariée en 1632 à un certain Julien ?)
                    • Pierre
                  • Jeanne
                      Siméon Halluin de Piennes
                    • Isaac de Piennes
                       x 1586, Sarah Aux Epaules / 1608, Diane de Montmorency
                      • Jacques de Piennes
                         1601, Anne de Magneville (voir postérité Halluin de Piennes)
                  • Barbe
                  • Roch
              • Françoise
        • Jean (postérité inconnue)
    • Guillaume, baron de Hambye et de Bricquebec
        × 1415 Jeanne Paisnel (sa cousine), fille d'Olivier seigneur de Moyon
      • Nicolas, baron de Gacé
      • Jean, sire de Mesnil-Céran
      • Guillaume, gouverneur de Carentan
      • Foulques ( 1413), qui réunira l'héritage de ses frères
          × Marguerite de Dinan
        • Jeanne
            × Louis d'Estouteville (° av. 1400- 1464)
          • Michel ( 1469), chambellan et conseiller du roi, capitaine de Falaise
            • Guyon Paisnel (fils cadet), baron de Moyon, Bricquebec et Gacé
                × Isabelle de Croii
              • Jacqueline
                  × Jacques Paisnel (cousin germain), fils de Jean
                • Adrienne d'Estouteville (° - 
                    × François de Bourbon (° - ), comte de Vendôme, de Saint-Pol et de Soissons, dont postérité
          • Jean († apr. 1476), seigneur de Bricquebec, mort sans postérité et l'héritage revint aux enfants de Michel
    • Foulques
    • Bertrand
    • Marie épouse de Jean Tesson, seigneur du Grippon

Héraldique

Voir aussi

Notes et références

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