Famille de Behault

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BlasonnementD’azur à deux fasces d'or entre lesquelles est un lion léopardé de même, lampassé de gueules, armé d’une épée d’or, l'écu orlé d’or, sommé d’un heaume d’argent, grillé et bordé de même, colleté et couronné d’or, fourré de gueules, aux lambrequins d’azur et d’or ; cimier : le lion issant de l'écu; supports : deux lions léopardés d’or. (Lettres patentes de 1843 de la branche de Behault[N. 1].)
Branchesde Behault
de Behault (de) Dornon
de Behault de Warelles
de Behault du Carmois
PériodeXVIe siècle - XXIe siècle
Famille de Behault
Image illustrative de l’article Famille de Behault
Armes de la famille de Behault

Blasonnement D’azur à deux fasces d'or entre lesquelles est un lion léopardé de même, lampassé de gueules, armé d’une épée d’or, l'écu orlé d’or, sommé d’un heaume d’argent, grillé et bordé de même, colleté et couronné d’or, fourré de gueules, aux lambrequins d’azur et d’or ; cimier : le lion issant de l'écu; supports : deux lions léopardés d’or. (Lettres patentes de 1843 de la branche de Behault[N. 1].)
Branches de Behault
de Behault (de) Dornon
de Behault de Warelles
de Behault du Carmois
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Origine Comté de Hainaut.
Charges Lieutenants-prévôts des villes, terres et prévôté de Mons (1690 à 1794), conseillers au Conseil souverain de Hainaut, échevins de Mons, chef du magistrat, haut justicier.
Cinq bourgmestres de Dinant, un bourgmestre de Termonde et trois bourgmestres de Thildonck
Fonctions militaires Maître de l'artillerie de Mons, lieutenant-colonel de la Garde civique de Termonde.
Fonctions ecclésiastiques Camérier secret de cape et d’épée du pape Pie XI, chanoines des chapitres de Saint-Germain, de Sainte-Croix de Liège et de Notre-Dame de Dinant, chanoinesses du chapitre noble de Sainte-Waudru.

La famille de Behault est une famille de la noblesse belge, originaire de Mons. Dès 1240, son existence apparait dans les archives de la ville. Deux membres de la famille ont été anoblis en 1678 et 1726. Ils sont à l'origine de quatre branches. Seules subsistent de nos jours les branches de Behault et de Behault du Carmois.

Branches de Behault (subsistante) et de Behault (de) Dornon (éteinte)

Les généalogistes font généralement remonter la filiation suivie de cette famille à Michel de Behault (1524-1595) pour les branches de Behault et de Behault de Dornon[1] et à Quentin de Behault, maïeur de l'église Saint-Ghislain à Mons, mort en 1607, père de Jean de Behault, échevin de Mons, cité en 1586, pour les branches de Behault du Carmois et de Behault de Warelles[2].

Le baron de Stein d'Altenstein donne également une généalogie de plusieurs branches connues de cette famille[3] tout en écrivant que « La famille de Behault, originaire de Mons, s'est divisée en une multitude de branches qu'il serait impossible aujourd'hui de rattacher à un tronc unique »[4].

Armand de Behault de Dornon écrit en 1915 que la famille de Behault trouve dans les archives de la ville de Mons la première trace de son existence en 1240[5] avec Johannes dictus Behiaus (Jehan dit Behault), cité dans un acte en latin de 1277[6] à qui il attribue pour fils Colart (Nicolas) de Behault du Trianvil vivant à Mons en 1273 et cité dans un acte de 1303[7]. Il écrit que la branche de Behault de Warelles est issue de Jean de Behault, fils de Jehan de Behault, écuyer, bourgeois de Mons en 1350[8]. Jean-François Houtart donne pour la famille de Behault l'année 1582 comme date de première filiation prouvée[9].

On trouve dans un acte du , la mention de David de Behault, homme de fief du prévôt des églises de Mons, qui porte la qualification d'écuyer[10],[11], mais ce personnage repris dans la filiation établie par Armand de Behault de Dornon date d'une période antérieure aux filiations acceptées par d'autres auteurs.

De nombreux membres de la famille de Behault occupèrent des fonctions dans la magistrature, l'armée, le clergé, l'administration et l'industrie à Mons et dans le Hainaut. La charge de lieutenant-prévôt des villes, terres et prévôté de Mons fut remplie sans interruption par des membres de la famille de Behault durant 104 ans, de 1690 à 1794.

François de Behault, fils de Jean de Behault de Mons, s’est établi à Dinant dans la seconde moitié du XVIe siècle. Ce rameau aujourd’hui éteint a donné cinq bourgmestres à la ville de Dinant : Pierre de Behault (1706), Jean de Behault, fils de Pierre, Jean-Baptiste de Behault, fils de Jean et André de Behault (1715), neveu de Jean-Baptiste. Paul de Behault qui a vécu pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle a également été bourgmestre de la ville. Ce rameau a donné plusieurs chanoines au chapitre de Sainte-Croix de Liège et au chapitre de Notre-Dame de Dinant[12].

Deux branches qui portent des armoiries différentes ont été anoblies[4] par lettres patentes du pour l'une[13] (de Behault de Warelles et de Behault du Carmois), et par diplôme du pour l'autre[14] (de Behault et de Behault-Dornon).

Armand de Behault de Dornon donne la branche de Behault comme branche aînée[15]. Le baron de Stein d'Altenstein donne comme premier auteur de cette branche, Michel de Behault, père de Jean de Behault (né en 1558)[1], qui de son mariage en secondes noces avec Jeanne Galopin (morte en 1607) eut Jean-Baptiste de Behault (1586-1652), marié en 1625 à Jeanne de Behault, dont il a entre autres Dominique-Jacques de Behault[3].

Dominique de Behault (1663-1734) (voir ci-dessous, "Personnalités") a été anobli le [16] par lettres patentes de l'empereur Charles VI. Sa descendance forme les branches de Behault (subsistante) et de Behault-Dornon, dite de Behault de Dornon[3] (éteinte).

Nicolas-Joseph de Behault (1771-1857), arrière-petit-fils de Dominique de Behault, membre du corps équestre du Hainaut (1828), obtint reconnaissance de noblesse par diplôme du . Il obtint une augmentation de ses armoiries le . Il avait épousé Marie de Biseau de Bougnies (1773-1847).

Prosper de Behault (1810-1893), fils du précédent épousa Mathilde Limnander de Nieuwenhove (nl) (1808-1895) et s'installa à Gand. Ils eurent deux fils, dont Arthur de Behault.

Le jour de l'invasion allemande de 1914, Arthur de Behault (1835-1918) et son épouse, née Marie de Schiervel d'Altembrouck (1853-1933), se trouvaient dans leur résidence d'été à Altembrouck quand, le soir, le château a été réquisitionné par l'armée allemande pour abriter son état-major qui y passa sa première nuit en Belgique. De retour à Gand, résidence principale de la famille, cinq de leurs six fils se portèrent volontaires de guerre.

La branche dite de Behault de Dornon a été autorisée par arrêté royal du à ajouter « Dornon » à son nom [17],[N. 2].

Branches de Behault de Warelles (éteinte) et de Behault du Carmois (subsistante)

Blason des branches de Behault de Warelles et de Behault du Carmois: deux chevrons d'or avec deux glands aussi d'or, accosté sur fond d'azur[18],[N. 3]

.

Selon Isidore de Stein d'Altenstein, cette branche a pour auteur Quentin de Behault, maïeur de Saint-Ghislain, mort à Mons le , qui de son mariage avec Marguerite Foucart eut pour fils Jean de Behault, échevin de Mons de 1604 à 1606, marié à Isabeau Druart[2].

Félix-Victor Goethals donne comme premier auteur de cette branche Quintin de Behault, bourgeois et marchand de la ville de Mons, père de Jean de Behault qui renonce, par acte du , aux droits usufruitiers et viagers qu'il tient de sa seconde femme Marie Farinart et qui avait épousé en premières noces Jeanne Pieton[19].

Son descendant, François-Jean de Behault, seigneur de Marcq, Nouvelles, Hautpont et Longpret, achète la seigneurie de Warelles en 1698. Échevin et chef du magistrat de Mons, il est maître de l'artillerie de la ville en 1669 et 1678. Il est anobli par lettres patentes du roi Charles II du en récompense de son action lors de la défense de Mons contre les Français. De son mariage en secondes noces en 1682 avec Marie-Philippine le Thuillier, il a pour fils Antoine-François de Behault (né en 1691), seigneur de Warelles et du Carmois, licencié ès lois, avocat au conseil souverain de Hainaut, échevin de Mons, marié en 1715 à Marie-Philippine Jonart. Leur descendance forme les branches de Warelles (éteinte) et du Carmois (subsistante)[3].

Joseph-Théodore de Behault de Warelles (1795-1875) obtint du roi Guillaume Ier reconnaissance de noblesse par diplôme du [20]. Quentin-Joseph de Behault du Carmois (1772-1825) obtint reconnaissance de noblesse par diplôme du [21],[N. 4].

Généalogie de la branche de Behault

Arthur de Behault (1835-1918) a épousé Julie de Valenzi (1838-1872) en premières noces, sans descendance, et Marie de Schiervel (1853-1933) en secondes noces. De son second mariage, il eut 12 enfants. Marie de Schiervel était la fille du baron Jacques (Gustave) de Schiervel d'Altembrouck (1819-1898) et de son épouse, née Marguerite Vilain XIIII (1829-1869).

Les Behault actuels issus de cette branche descendent d'Adrien et de Gaston de Behault, deux fils d'Arthur et de Marie de Behault.

  • Adrien de Behault (1884-1966) x Anne de la Croix (1901-1976). Adrien a été président du collège des commissaires de l'Union Chimique Belge. Ils eurent deux fils Jean et André de Behault:
    • Jean de Behault (1924-1989), x Danielle Jacobs van Merlen (1930-1988), dont descendance. Jean a été administrateur de la compagnie d'assurances Garantie Nationale, aujourd'hui intégrée dans Helvetia. Il a eu 3 enfants dont François de Behault.
    • André de Behault (1925-1991) x Marianne de Kerchove d'Exaerde (1928-1995), dont descendance.
  • Gaston de Behault (1886-1941) x Geneviève de Wavrin Villers-au-Tertre (1893-1945). Gaston a été administrateur-délégué de la Banque de Crédit et d'Escompte du Brabant. Ils eurent un fils:
    • Ghislain de Behault (1916-1989) x Olga Bersani (1919-2016), dont descendance.

Personnalités

  • Jacques de Behault a été orfèvre à Mons. On trouve son poinçon en 1467[22]. Armand de Behault de Dornon le présente comme le plus jeune fils de Jehan de Behault, mort à Mons en 1497[23].
  • Dominique de Behault (1663-1734), licencié ès lois, avocat au Conseil souverain de Hainaut, receveur général des vingtièmes du pays et comté de Hainaut, et lieutenant-prévôt des villes, terres et prévôté de Mons pendant plus de 36 ans est anobli le par lettres patentes de l'empereur Charles VI[3]. Cette charge de lieutenant-prévôt restera occupée sans interruption durant 104 ans par des membres de la famille de Behault de 1690 à 1794.
  • Nicolas-François de Behault (1698-1775), haut-justicier, lieutenant-prévôt de Mons, dirigea les charbonnages d'Auflette et de l'Horiau (Jemappes), dont il était un des principaux actionnaires[N. 5]. Il a installé deux machines à feu (1754 et 1756) destinées à assurer l'exhaure des charbonnages, moyennant le 14ème panier (un peu plus de 7% de la production). Elles comptent parmi les premières machines à feu installées en Belgique et sont restées en activité jusqu'en 1771[24]. Nicolas-François de Behault et son épouse, Célestine Desmanet d'Erquennes (1726-1761)[25], ont été inhumés à Sainte-Waudru[26].
  • Nicolas-Joseph de Behault (1771-1857), petit-fils de Nicolas-François, a été reconnu dans la noblesse du Royaume uni des Pays-Bas en 1822 et a été membre du corps équestre du Hainaut. Il avait épousé en premières noces Agathe de Bagenrieux (nl) (1772-1802), fille de Claude-Ignace de Bagenrieux, bailli de la châtellenie de Mons, et de Marie-Françoise van Ypersele (nl), sans descendance, et en secondes noces, Marie-Joséphine de Biseau de Bougnies (1773-1847), dame de le Cambre, dont descendance.
  • Ernest de Behault de Dornon (1882-1928), compositeur de musique. Élève de Massenet, il a écrit, entre autres, deux opéras.

Collégiale Sainte-Waudru

Plusieurs membres de la famille de Behault ont été chanoinesses à la collégiale Sainte-Waudru. Le chapitre des chanoinesses de Sainte-Waudru était un des sept chapitres nobles du Saint-Empire romain germanique. Ce chapitre était lié à celui des chanoines de Saint-Germain, situé à proximité directe de Sainte-Waudru, et auquel quatre membres de la famille appartinrent. L'église Saint-Germain a été rasée en 1799.

Huit pierres tumulaires de porteurs du nom de Behault y ont été identifiées au 19e siècle dans la collègiale[32]. Certaines ne sont plus visibles ou sont devenues illisibles. D'autres porteurs du nom ont été inhumés sous une pierre tumulaire à leurs armes dans l'église Saint-Germain qui jouxtait autrefois Sainte-Waudru.

Pendant l'occupation française à la suite de la Révolution française, l'église a été transformée en écurie et les cloches ont été confisquées. L'église a été rendue au culte en 1803. Il a fallu attendre 1820 pour que deux cloches soient fondues et garnissent le nouveau campanile de l'église. Elles portent chacune le prénom de leur marraine: Désirée et Joséphine. Désirée de Behault de Warelles (1765-1845), douairière de Marin de Thieusies (1739-1816) était la marraine de la première. Le parrain était Fery du Mont, marquis de Gages, fils aîné de François Bonaventure Joseph du Mont. Joséphine de Behault de Warelles (1770-1829)[N. 9], née de Blois de Quartes, était la marraine de la seconde. Son défunt époux, Charles de Behault de Warelles (1767-1808), licencié ès lois, avocat au conseil souverain de Hainaut, avait été maïeur du chapitre de Sainte-Waudru[20]. Le parrain de cette cloche était le baron Félix de Maleingreau de Quenast[33].

Non relié

Voir aussi

Notes et références

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