Combats de Louvain (1830)

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Combats de Louvain
Description de cette image, également commentée ci-après
Attaque de Louvain par l'armée du royaume uni des Pays-Bas, sur une lithographie de Pierre Simonau.
Informations générales
Date -
Lieu Louvain
Casus belli Émeutes d'août 1830 à Bruxelles
Insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux
Issue Victoire des insurgés Belges
Changements territoriaux Mène à l'indépendance de la Belgique du royaume uni des Pays-Bas
Belligérants
Corps francs belges Drapeau des Pays-Bas Royaume uni des Pays-Bas
Commandants
Jean de Neeff
Pierre-François Van Meenen
Adolphe Roussel
Frédéric d'Orange-Nassau
Ghisbert Martin Cort Heyligers
Albert Dominicus Trip van Zoudtlandt (nl)
Hendrikus Petrus Everts
Louis Auguste Gaillard

Journées de Septembre
Guerre belgo-néerlandaise

Coordonnées 50° 52′ 45″ nord, 4° 42′ 09″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Combats de Louvain

Les combats de Louvain désignent un épisode de la révolution belge à Louvain et aux alentours, dans ce qui est à l'époque la province du Brabant-Méridional du royaume uni des Pays-Bas. Ils débutent avec la révolte populaire du dans le cadre de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux, puis reprennent lors des Journées de Septembre, quand l'armée tente de reprendre le contrôle de la situation et attaque la ville, en même temps qu'elle attaque Bruxelles.

Louvain en 1830

Lors de la révolution brabançonne de 1787 dirigée contre le régime autrichien, Louvain s'était déjà signalée par l'envoi de volontaires dirigés par le maitre d'escrime Paul Lorrangeois, afin de renforcer l'armée de patriotes de Jean-André van der Mersch[1]. La ville s'illustre ensuite lors de la guerre des Paysans, quand le peuple se révolte contre l'occupation française, notamment à la suite de la suppression de l'université de Louvain. Elle est en effet le théâtre d'un premier puis d'un deuxième combat de Louvain.

Plan de Louvain vers 1830.

En 1830, Louvain compte environ 25 000 habitants et est la deuxième ville la plus peuplée de la province du Brabant-méridional, derrière Bruxelles et devant Malines. Elle est le carrefour de nombreuses routes importantes dont :

Sur le plan militaire, Louvain abrite une garnison des forces armées du royaume uni des Pays-Bas, commandée par le major Louis Auguste Gaillard et dépend du commandant militaire de la province de Brabant, le lieutenant-général Guillaume Frédéric de Bylandt. En 1830, la garnison de la ville se compose du 2e bataillon de la 11e afdeeling, sous le commandement du major Joannes Fransiscus Battaerd[3]. Elle dispose encore de son enceinte de murailles, ornées de portes médiévales. La ville compte un service de police communale ainsi qu'un corps de sapeurs-pompiers armé, créé en 1807 et dont l'une des missions étaient l'aide au maintien de l'ordre public[4].

D'un point de vue politique, le bourgmestre (nl) de Louvain, Gérard d'Onyn de Chastre (nl), est notoirement orangiste et répond du gouverneur de la province, Hyacinthe van der Fosse.

D'un point de vue culturel, Louvain abrite la plus ancienne université des Pays-Bas historiques : l'université de Louvain, qui fut supprimée en 1797 par le Directoire, lors la période française de l'histoire de la Belgique. Le roi Guillaume la fait reconstruire le avec le nom d'université d'État de Louvain. La ville est le berceau de plusieurs intellectuels belges qui prendront une part majeure dans la révolution, tels que Sylvain van de Weyer, Jean de Neeff ou encore Adolphe Roussel, directeur du Journal de Louvain, clairement pro-belge.

Révolution belge

Insurrection de début septembre

La nouvelle des émeutes d'août 1830 à Bruxelles arrive à Louvain dès le lendemain, le et la population se soulève à son tour à grands coups de pamphlets distribués par Adolphe Roussel, directeur du Journal de Louvain et Pierre-François Van Meenen. Le drapeau orange, représentant la monarchie néerlandaise de la maison d'Orange-Nassau, est remplacé par le drapeau révolutionnaire brabançon et des cocardes « noir-jaune-rouge » sont distribuées par Eugène Debrouwer, qui sera arrêté et emprisonné[5]. Les patriotes de la révolution brabançonne de 1789 exhibent leurs décorations ornées du portrait d'Henri Van der Noot. En réaction, le bourgmestre (nl) de Louvain, Gérard d'Onyn de Chastre (nl) crée une garde bourgeoise et la place sous le commandement de son frère, Pascal d'Onyn de Chastre[6]. Le , Pierre Thielens se rend à la Grand-Place de Louvain et présente le premier drapeau belge au lieutenant de la garde bourgeoise[7]. Mais celui-ci refuse de l'accepter, ce qui entraîne Pierre Thillens à monter sur le perron de l'hôtel de ville et y plante le drapeau accompagné de Léonard Prosper D'Elhoungne[8].

Révolte du 2 septembre

Adolphe Roussel.

Début septembre, le bruit court que la garnison de la ville a reçu des armes, de la poudre et des munitions de la part de la régence et que le général Albert Dominicus Trip van Zoudtlandt (nl) marche en ce moment avec ses hommes pour venir la renforcer. En effet, le , 150 miliciens sont incorporés à la garnison louvaniste par le commandant de la place, le major Gaillard, alors qu'ils devaient initialement rejoindre leurs régiments cantonnés hors de la province de Brabant[2]. Le poste de garde du bataillon d'instruction commandé par l'adujdant-major Berents, avait bien reçu des cartouches en prévision de potentiels troubles, mais le major l'ignore[9]. Lorsque des Louvanistes se présentent dans son bureau pour lui demander des armes, il leurs répond qu'il n'en possède pas et, sur l'insistance de ses interlocuteurs, il finit par dire : « Allez au dépôt, vous en trouverez ». Sur ses mots, le peuple se rassemble sur la Grand-Place de Louvain et se porte vers la caserne d'infanterie de Bay, rue de Tirlemont[10]. Ils s'emparent de la guérite et enfoncent la porte, forçant les militaires à répondre à l'assaut en ouvrant le feu. La fusillade fait un mort, plusieurs blessés et conduit les insurgés à battre en retraite vers l'hôtel de ville de Louvain où ils exigent du conseil de Régence le départ immédiat de la garnison. Le secrétaire communal, seul fonctionnaire qui se trouvait en ce moment à l'hôtel de ville, écrit au major Gaillard pour le prier d'accéder au désir du peuple. Celui-ci choisit de se conformer à la demande du représentant des autorités municipales et, peu de temps après, Jean de Neeff, le commandant de la schutterij locale, se rend à la caserne escorté par la foule afin d'en prendre possession[11]. Là, ils trouvent les munitions supplémentaires, ce qu'ils interprètent comme un mensonge une trahison de la part du major commandant la place. Une altercation éclate et de nouveaux coups de feu sont tirés par des soldats, tuant quatre bourgeois. Le peuple se jette alors sur la garnison, la désarme en partie et la contraint à quitter la ville par la porte du Parc. De nombreuses personnalités politiques en font de même alors qu'une commission de sûreté publique est mise sur pied, composée de Pierre-Joseph Beckx[12], d'Eugène Claes, d'Adolphe Roussel, d'Ernest de Schrynmakers de Dormael, de Pierre-François Van Meenen et de Jean de Neef. Ce-dernier en profite pour prendre la place du bourgmestre (nl), Gérard d'Onyn de Chastre (nl). Dans la soirée, la populace saccage la demeure du major Gaillard, rue Charles de Bériot (nl) et libère les prisonniers politiques, notamment ceux des émeutes du .

Réaction de l'armée

Jean de Neeff

Le major Gaillard et ses hommes se réfugient à Vilvorde où l'armée et les deux fils du roi sont arrivés depuis plusieurs jours à la suite des émeutes d'août 1830 à Bruxelles. Ils font un rapport de la situation à leur hiérarchie et une expédition est décidée dès le lendemain pour tenter de reprendre le contrôle de la ville. le vers 10 h, le général Albert Dominicus Trip van Zoudtlandt (nl) se présente devant l'enceinte de Louvain un bataillon d'infanterie et deux escadrons de cavalerie, renforcées par quatre pièces d'artillerie de campagne[13]. Dès l'apparition des vedettes de l'armée sur les hauteurs de la ville, le tocsin est sonné et le peuple court aux armes, construisant des barricades à la hâte, sous les ordres de Jean de Neeff. La régence décide d'envoyer une députation auprès du général Trip afin de négocier une non-intervention des troupes. Le général Trip accepte de ne pas attaquer la ville à condition que l'autorité municipale soit rétablie, que toutes les cocardes « belges » soient enlevées et que la garde bourgeoise et la schutterij arborent la couleur orange de la maison d'Orange-Nassau. Ces deux conditions semblant difficiles à réaliser, les Louvanistes décident de s'entretenir directement avec le prince Frédéric à Vilvorde. Celui-ci se laisse convaincre par les arguments des locaux et ordonne le retrait des troupes[14]. Cependant, il était trop tard : la négociation tirant en longueur, les habitants décident de s'élancer hors des murs de la ville et d'attaquer les soldats, faisant plusieurs morts et blessés. Le général Trip se préparait à contre-attaque lorsque l'ordre arriva du prince arriva, lui enjoignant de se retirer vers le Sas de Kampenhout (nl) et d'éviter tout affrontement avec le peuple[15].

Suites du mouvement

Consignes de la Commission d'Organisation de la garde bourgeoise de Louvain datant du .

Le , le conseil de régence se réunit et, sous la pression du peuple armé et d'Officiers de la garde bourgeoise, il est contraint de nommer Jean de Neeff comme nouveau commandant de la celle-ci à la place de Pascal d'Onyn de Chastre. Une commission d'organisation est créée afin de mettre en place la nouvelle garde. Celle-ci décide du maintien des couleurs noir-jaune-rouge et l'abolition des drapeaux oranges. Le même jour, la commission de sûreté publique de la ville publie une pétition exigeant la séparation administrative de la Belgique et des Pays-Bas, à l'instar de ce que les Bruxellois avaient fait la veille auprès du prince Guillaume[16]. Elle décide également d'octroyer une aide financière aux pauvres et divers projets sont lancés afin de favoriser l'emploi en ville et de garder le peuple au travail. Les seules institutions encore fidèles au bourgmestre étaient la police et les pompiers, alors armés et également chargés du maintien de l'ordre public. Mais au cours d'une altercation, l'un des pompiers blesse un manifestant et est arrêté par les révolutionnaires, ce qui est utilisé comme argument pour dissoudre le corps des soldats du feu[14]. Voyant qu'il ne pouvait plus exercer son autorité, le bourgmestre (nl), Gérard d'Onyn de Chastre (nl), envoie une lettre au prince Frédéric afin de demander une intervention militaire des forces armées du royaume uni des Pays-Bas pour reprendre le contrôle de la ville.

Corps francs louvanistes pour Bruxelles

Jean-Baptiste Génie, un volontaire de Louvain.

Le un détachement de volontaires provenant de Bruxelles et voulant effectuer une reconnaissance autour de la ville, arrive à Louvain, n'ayant pas pu regagner la capitale[17]. Leur meneur, Pierre Rodenbach, rencontre Pierre-François Van Meenen ainsi que les chefs révolutionnaires louvanistes et les informe de l'attaque imminente de l'armée. Le soir même, Adolphe Roussel et Jean-Baptiste Vandenbussche[18] un officier de police et ancien maréchal des logis-chef dans la Grande Armée, réunissent un contingent de plusieurs centaines de volontaires qui se mettent en route pour la capitale dès le lendemain matin. On note parmi eux parmi eux de très jeunes combattants, dont Charles Jourdain qui a à peine quatorze ans[19] et qui combat aux côtés de son père, ainsi qu'un tambour de seize ans, Joseph Depauw[17]. Ensemble, ils participent activement aux Quatre Jours de Bruxelles, défendant notamment la porte de Schaerbeek le .

Journées de Septembre

Plan d'attaque de l'armée

Le roi Guillaume confie le commandement de l'armée à son deuxième fils, le prince Frédéric. Le , celui-ci envoie le gros des troupes attaquer Bruxelles et ordonne dans le même temps au général Ghisbert Martin Cort Heyligers de faire une diversion sur Louvain. Celui-ci prévoit d'attaquer la ville par deux fronts :

L'attaque devait initialement se dérouler simultanément mais, en raison d'un mauvais timing, les troupes du général Trip arrivent beaucoup plus tôt à la porte de Malines et Louvain échappe ainsi à l'attaque sur deux fronts, ce qui favorise la victoire des Belges.

22 septembre

Un corps d'environ 200 volontaires est monté par Auguste Debehault du Carnois, un rentier local, et s'en va harcèler les positions de l'armée autour de la ville[22].

23 septembre

Le matin du vers 7 h, le premier corps composé d'entre 600 et 700 hommes accompagnés de pièces d'artillerie arrivent devant Louvain par la route de Malines (l'actuelle route nationale 26 (nl)) et commencent à bombarder la ville sans sommation[23]. Jean de Neeff fait sonner le tocsin et les défenseurs de Louvain se réunissent sur les remparts, ouvrant le feu à leur tour. Vers 10 h, l'armée effectue un mouvement de repli, interprété comme un possible piège par les louvanistes, qui décident de rester dans l'enceinte de la ville et de ne pas les poursuivre. En effet, quelque temps plus tard, une corps d'infanterie d'environ 2 300 hommes, accompagné de la cavalerie et de quatre canons arrivent vers la porte de Tirlemont. Vers 11 h, l'armée se déploie autour de la ville et bombarde de plus belle. Les louvanistes répliquent avec le seul canon dont ils disposent : une pièce de petit calibre datant de 1732 et provenant de l'ancienne guilde des Couleuvriniers. Elle qui n'était employée que pour annoncer les réjouissances publiques, fut remise en service et manœuvrée par François Anthoons, chapelain de Saint-Pierre, ancien séminariste et soldat d'artillerie dans la Grande Armée de Napoléon Ier[24].

Bientôt, des corps francs de volontaires accourent en renjfort en provenance des communes avoisinantes comme Aarschot[25], Bertem, Diest[26], Hakendover[27], Hamme-Mille[28], Heverlee[29] ou encore Keerbergen[30]. Ceux-ci, n'étant parfois armés que de simple fusils de chasse et de fourches, manœuvrent derrière les soldats pour couper leurs retraite. Les attaques combinées des louvanistes depuis l'intérieur des murs et des volontaires venus des campagnes et harcelant les flans et l'arrière garde de l'armée, forcent cette-dernière à battre en retraite après trois heures de combat et sans que la jonction n'ait pu être opérée entre les deux corps d'armée. Les louvanistes décident de poursuivre leur ennemi jusqu'au-delà de Korbeek-Lo et y perdent quatre de leurs en plus de nombreux blessés.

Après l'échec de l'assaut sur Louvain, les troupes du général Hendrikus Petrus Everts se replient à Tirlemont et demandent à entrer en ville pour y passer la nuit. La Régence accepte mais, les bourgeois s'y refusent. Patrice de Waelhens, un tanneur local, harangue le peuple[27], armé par Robert de Luesemans, un riche propriétaire[31] ou encore François Van Autgaerden, un joaillier[32]. Ils ferment la porte de Louvain et l'armée ouvre le feu. Les tirlemontois répliquent depuis le bastion dit de Schrans. Prenant l'avantage sur les assaillants, les tirlemontois tentent une sortie, menés par le boucher Trappeniers et monsieur Van Couthem, un propriétaire local. Il y a plusieurs blessés et 52 prisonniers parmi les soldats, mais pas de morts[33]. En conséquence, l'armée est forcée de reculer et d'aller bivouaquer à Oplinter, en dehors de la ville[34].

24 septembre

27 septembre

Dans la nuit du au , le bruit se répand que 5 000 se réunissent à Saint-Trond dans le but d'attaquer Tirlemont. Aussitôt, un groupe de tirailleurs effectuent une sortie et attaque l'armée à Orsmaal-Gussenhoven[35].

28 septembre

Les « canons de Tirlemont » : des pots à beurre rassemblés par les habitants sur les remparts de la ville pour tromper l'armée.

Vers 11 h, le général Ghisbert Martin Cort Heyligers attaque Tirlemont avec un détachement de 8 000 fantassins, 300 cavaliers et 8 pièces d'artillerie. Après 5 h de combats, l'armée doit reculer, n'étant pas parvenue à percer les défenses de la ville et déstabilisée par une sortie des tirlemontois. Elle laisse 40 prisonniers et se replie vers Hoegaarden, tandis que l'on dénombre 2 morts et plusieurs blessés dans le camp « belge »[36].

30 septembre

L'armée tente une nouvelle offensive sur Louvain mais est repoussée par la garde bourgeoise menée par le lieutenant-colonel Bruienne[37]. Une bataille avec les volontaires belges a lieu à Leefdael[38].

Suites

  • Après l'évacuation de la garnison de Louvain, le , son commandant, le major Gaillard, se retire à Anvers avec son épouse[39]. Lorsque la ville est prise par les volontaires belges à l'issue des combats d'Anvers, il décide de regagner Bruxelles. En chemin, il fait escale à Malines le où l'arrivée du couple est annoncée par des patriotes belges qui l'arrête et le fait conduire de force à Louvain sur une barque par le canal Louvain-Dyle. Arrivés le soir-même, la foule les attend sur la Grand-Place de Louvain où le major est lynché et roué de coups avant d'être pendu à l'arbre de la liberté. La corde lâche à trois reprises et le peuple achève le major à coups de pavés avant de le dépouiller de ses vêtements et de le trainer nu dans les rues de la ville[40].

Chronologie

Combattants

Décorés de la Croix de fer

Le comte Émile de t'Serclaes de Wommersom a été grièvement blessé le lors des combats de Louvain.

Les volontaires belges suivants furent décorés de la Croix de fer pour leur action lors des combats de Louvain[41] :

  • Jean Antons, prêtre à la collégiale Saint-Pierre de Louvain, pour avoir « excité le courage des combattants et porté aux mourants les secours de la religion sur le champ de bataille » ;
  • Pierre-Joseph Constant Beckx, brasseur et membre de la commission de sûreté publique de Louvain. Participe aux combats d'Anvers à la tête de volontaires louvanistes ;
  • Augustin de Behault du Carmois, pour avoir arboré le drapeau de l'indépendance à Hoegaarden et dans les environs, ainsi que formé un corps de volontaires parti harceler l'ennemi dès le  ;
  • B. E. Bruienne, commandant en second de la garde bourgeoise de Louvain, pour avoir combattu lors de l'attaque dirigée sur la ville ;
  • Eugène-Antoine Debrouwer, emprisonné lors des premières émeutes du pour avoir incité le peuple à la révolte ;
  • Pierre De Keuster, pour avoir été blessé d'un coup de boulet le , porte de Tirlemont à Louvain ;
  • Antoine-François Marie D'Elhougne, rédacteur de l'Observatoire belge ;
  • Léonard Prosper D'Elhoungne, collaborateur au Journal de Louvain, pour avoir réalisé la première expédition dans la Campine à la tête des volontaires de Louvain ;
  • Corneille Delvaux, blessé d'un coup de feu le , porte de Tirlemont à Louvain ;
  • Jean de Neeff ;
  • Jean De Ridder, huissier de justice, pour avoir combattu le et le ainsi qu'avoir désarmé plusieurs brigades de la maréchaussée royale dans les communes avoisinantes ;
  • Albert Devriendt, ardoisier, blessé d'un coup de feu le , porte de Tirlemont à Louvain ;
  • Jean Dimartinelli, blessé d'un coup de feu le , porte de Tirlemont à Louvain ;
  • Pierre-Joseph Dutrannois, douanier, blessé d'un coup de feu à Leefdael le  ;
  • Jean-Baptiste Gellens, major dans l'armée, pour avoir fait partie de la garde bourgeoise de Louvain et défendu la ville le  ;
  • G.-C. Goetseels, cordonnier, blessé d'un coup de feu le à Louvain ;
  • Prosper Honnorez, militaire, pour s'être fait remarquer lors de la prise de la caserne de Louvain le  ;
  • Philippe Jacquelart, officier de santé, pour avoir mené une compagnie de volontaires à la défense de Louvain le et le et y avoir soigné les blessé sur le champ de bataille ;
  • Guillaume Lejeune, ouvrier, blessé d'un coup de feu lors de la prise de la caserne de Louvain le  ;
  • Jean-Constant Peemans, négociant, pour avoir pris une part active à la prise de la caserne de Louvain le puis avoir fait partie du comité de secours en faisant des avances sur ses propres fonds ;
  • Marcel Robbiets, militaire, pour avoir organisé la défense de Tirlemont et désarmé une vedette des forces royales sur la route entre Louvain et Tirlemont le  ;
  • Adolphe Roussel ;
  • Émile de t'Serclaes de Wommersom, blessé d'un coup de feu en défendant la porte de Malines lors des combats du  ;
  • Jean-François Tasson, docteur à Heverlee, pour avoir conduit les volontaires de cette commune à la défense de Louvain dès le  ;
  • Alexandre Thielens, ancien militaire ayant été parmi les premiers a arborer le drapeau belge à Louvain, puis pour avoir conduit une partie des volontaires de la ville lors de l'attaque du  ;
  • Guillaume Van Bockel (nl), notaire et futur bourgmestre de Louvain (nl), coopéra activement à organiser et diriger le mouvement national dans la ville ;
  • Jean-Baptiste Vandenbussche, officier de police ayant conduit le corps franc de Louvain à Bruxelles avec Adolphe Roussel et participé ensemble aux Quatre Jours de Bruxelles ;
  • Égide Vanderhooft, blessé d'un coup de feu le à Louvain ;
  • Guillaume Van Doren, cordonnier, blessé d'un coup de feu le à Louvain ;
  • Philippe Van Kerckoven, pour avoir recruté de nombreux volontaires dans les communes voisines et participé aux combats de Louvain le et de Tirlemont le  ;
  • Jean-Baptiste Vanlangendonck, rentier à Keerbergen, pour avoir mené les volontaires de sa commune à la défense de Louvain le  ;
  • Pierre-François Van Meenen ;
  • Eugène Van Ophem, militaire, pour avoir conduit les volontaires d'Aarschot à la défense de Louvain le  ;
  • Philippe Zoude, ouvrier qui s'est signalé lors des combats du à Louvain en « s'élançant seul dans la maison nommée Pape-Muts, occupée par six Hollandais, en fit un prisonnier et força les autres à la fuite » ;

Traces

  • L'unique canon qui défendit Louvain contre l'attaque du fut donné au musée de la ville[24].

Bibliographie

Voir aussi

Notes et références

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