Famille de Brie-Serrant
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La famille de Brie-Serrant était une famille de la noblesse française, d'ancienne extraction, originaire de la Bretagne et de l'Anjou. Elle a formé plusieurs branches, établies principalement dans l'Anjou, le Comté de Laval et dans le Duché de Mayenne (département de la Mayenne actuel).
Les armes de la famille se blasonnent ainsi D’argent à quatre fasces de sable, au lion de gueules brochant sur le tout[1].
En 1911, Gustave Chaix d'Est-Ange introduit sa notice en mentionnant que cette famille est « une des plus brillantes de l'ancienne noblesse chevaleresque d'Anjou »[2]. Selon lui, elle paraît avoir été d'origine bretonne et avoir eu pour berceau la paroisse de Brie située en Ille-et-Vilaine. On trouve par exemple Guillaume de Brie dit Méchin, évêque de Rennes (1384-1386) puis évêque de Dol-de-Bretagne (1386-[1390/1391). François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois indique un ancien Hérault d'armes de Bretagne où il est fait mention d'un Noël de Brie, Comte de Nantes, du temps de Hugues Capet.
Guillaume de Tyr[3] mentionne Anselme de Brie parmi les chevaliers qui suivirent Foulques V d'Anjou, comte d’Anjou, lorsqu’il se rendit en Acre pour épouser Mélisende de Jérusalem et recueillir ensuite la succession de Baudouin II de Jérusalem, roi de Jérusalem[1].
Or, d’après Claude Ménard[4] et Pascal Robin[5], Anselme de Brie appartenait aux Brie-Serrant.
Pour François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois : « « C’est une de ces anciennes maisons, dont on ne peut fixer l’origine; on trouve un seigneur du nom de Brie, couché sur le rôle des princes et barons, qui accompagnèrent Guillaume, Duc de Normandie, à la conquête d’Angleterre. » ».
Branches
Considérable par son ancienneté, la maison de Brie-Serrant ne l’est pas moins par ses alliances et ses illustrations[1]. Les alliances et les possessions de cette famille sont nombreuses. Une branche, dite de la Motte-Serrant (Montflours), a donné plusieurs capitaines distingués[6]. Le fils aîné de Ponthus de Brie, nommé Péan, s'était allié lui aussi, avant 1523, avec Jeanne de Mathefelon, principale héritière de Pierre de Mathefelon, seigneur de Lancheneil, Loiron, etc. De ce chef et par d'autres alliances, ses descendants eurent de grands biens dans le Comté de Laval et dans le Duché de Mayenne[6].
Les Serrant
Dès 1111, une charte du cartulaire de l'Abbaye Saint-Serge d'Angers fait mention de la seigneurie de Serrant. A cette époque, celle-ci relevait de Chantocé. Les seigneurs de Serrant eurent de nombreuses contestations avec les moines de Saint-Serge (donations, retraits, accords divers, revendications nouvelles, etc.). La famille de Serrant est à l'origine du château de Serrant.
Selon Célestin Port[7], le fief de Serrant appartenait au Moyen Âge à une famille seigneuriale qui en portait le nom, puis passa au début du XIVe siècle à la maison de Brie par l'union de l'héritière Françoise de Serrant avec Jean II de Brie (on trouve aussi de Brée), probable fils de Jean Ier et Marguerite de Goulaine[8].
Les Brie-Serrant
Dès le XIVe siècle, la famille de chevalerie de Serrant avait disparu et le domaine était passé par mariage dans la famille de Brie. (D'où le nom de Brie-Serrant)[9].
En (ou et ), Ponthus de Brie, chambellan de Louis XI, fut autorisé par le roi à fortifier le Château de Serrant (il en reçut aussi la Roche-Serrrant à Savennières en ).
En 1539, le fils aîné de Ponthus, Péan de Brie, dépêche l'architecte angevin Jean Delespine pour construire un corps de logis bâti autour d'un escalier à double volée contrariée, travaux qui sont continués par son propre fils Charles Ier de Brie, sire de Serrant et de La Roche-Serrant (La Roche-aux-Moines à Savennières), de St-Léger et des Essarts.
Il est aussi prévu deux ailes en retour, mais le propriétaire Charles, ruiné par ces travaux entamés en 1546 et aussi par un long procès contre les assassins de son demi-frère aîné (fils de la première femme de Péan ― sa cousine Jeanne de Mathefelon ― Madelon de Brie avait été tué le et Charles de Brie accusait de ce meurtre le procureur royal Jean Le Maçon, un descendant de Jacques Le Maçon, frère cadet du chancelier Robert et semble-t-il mari d'une Brie de Serrant[10]), se trouve à court d'argent. Les travaux ne peuvent donc être achevés immédiatement.
Gilles de Brie laissa deux fils[11] :
- Ponthus de Brie, chambellan du roi Louis XI, autorisé le par lettres patentes de ce prince à fortifier le Château de Serrant, qui continua la ligne directe des sires de Serrant, éteinte au XVIIe siècle
- François de Brie, seigneur de Saint-Léger, en Loudunois, qui épousa Marie de Pierres, dame de la Sorinière, et qui fut l'auteur de la deuxième branche.
La première branche, ou branche aînée, s’est alliée aux maisons de Vendôme, 1270; Goulaine, 1313 ; Serrant; Dreux; Courtet; Coesmes ; Maillé-Brézé; Giffart; Mathefelon; Surgères; Bois-Orcan ; Vassé; Beauveau-Tigny; Billy[1]. La veuve et troisième épouse de Charles de Brie, Marguerite de Beauvau-Tigné (mère de Charles II de Brie, seigneur de La Motte-Serrant, père lui-même de Charles III : la branche aînée des Brie de Serrant disparaît sans laisser de traces au XVIIe siècle), doit céder le domaine par adjudication judiciaire en 1596 ou 1598 au banquier Scipion Sardini.
La deuxième, ou des seigneurs de la Sorinière, avec celles de Pierre; Sourdis-d'Escoubleau ; Mathefelon; Pantin de la Hamélinière ; Thomas; Cloteaux de la Voierie; Lux, 1651; Verteuil ; Genne ; Le Mercier[1].
La troisième, ou de la Bernardière, avec celles de Le Gay du Verger, 1686; Jammeron, 1714; Marest, 1744[12],[1].
La terre de Serrant vendue par les créanciers de la famille, fut adjugée judiciairement, en 1596, à Scipion Sardini, sur qui en fut fait retrait lignager, en 1603, par François de Maillard, seigneur de Bernay, en Montreuil-le-Chétif, tuteur de Madeleine et de Françoise, ses filles, et de feu Renée de Brie, héritière de leur aïeule Guillemette de Vassé, seconde femme de Charles de Brie. Elles revendirent de nouveau Serrant, en 1620, à Hercule de Rohan-Montbazon[13].
Les divers représentants de cette branche furent maintenus dans leur noblesse[11] le par jugement de Daniel Voysin de La Noiraye, intendant de la généralité de Tours, et le par jugement de Bernard Chauvelin, également intendant de la généralité de Tours.
Alexandre de Brie-Serrant, fut connu sous le titre de marquis de Brie-Serrant. Economiste distingué, il dissipa une grande fortune et mourut à Paris dans la misère en 1814, dernier de son nom. Jean-Antoine de Brie de Serrant, demeurant à Angers, avait fait en 1775 ses preuves de noblesse pour être admis à l'École militaire de La Flèche. Renée de Brie-Serrant épousa en 1601 Henri d'Auray; sa descendance, éteinte dans la première moitié du XIXe siècle, fut connue sous le nom de d'Auray De Brie[14].
Principaux membres

- Régnault de Brie, en grande considération à la cour de Louis IX. Chevalier, allié des Comtes de Boulogne, florissoit à la Cour de ce Prince, & en étoit très-connu. Il vivoit en 1270[15]. On lui donne pour femme Alix de Vendôme.
- Jean II de Brie, qui devint seigneur de Serrant, en épousant Françoise de Serrant.
Les différentes branches ont fourni :
- à la profession des armes :
- Jean III de Brie, tué à la Bataille de Poitiers en 1356[12]. La maison de Brie-Serrant remontait selon Gustave Chaix d'Est-Ange par filiation suivie à Jean III de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, qui avait épousé une fille de la Maison capétienne de Dreux.
- Jean IV de Brie, participe au Siège de Compiègne avec Jeanne d'Arc en 1430[16]. C'est un proche de Gilles de Rais, seigneur de Chantocé, oqui le qualifie de son bien aimé cousin & compère.
- Gilles de Brie, surnommé le fléau des Anglais, créé chevalier à la Bataille de Formigny, en 1450l, défenseur de Castillon, où il fut fait prisonnier[17].
- Charles III de Brie, chevalier de l'Ordre du roi, capitaine de 50 hommes d’armes
- Antoine de Brie, chevalier, seigneur de Douces, ancien capitaine au régiment de la Couronne, infanterie[12]
- Jean de Brie[6], fils puîné de Ponthus de Brie et d'Anne de Mathefelon. Il fut seigneur de la Motte avant le et de la Girardière (Saint-Jean-sur-Mayenne)[18]. Il est qualifié capitaine du Mans dans tous les actes qui le mentionnent. La terre de la Motte-Serrant où il résidait souvent de 1542 à 1550, lui doit son surnom[19].
- Guillaume de Brie, seigneur de la Motte-Serrant, capitaine de 50 hommes d'armes, est dit comme son père Jean capitaine du Mans, en 1572. Il fut un des partisans de la Ligue catholique et, le , s'empara du Mans au nom d'Urbain de Laval Boisdauphin[6]. Denise de Billy, sa femme, se remaria à Charles de Jouvin et fit épouser Renée de Brie, sa fille, à François de Faudoas, seigneur de Sérillac, le . Il est connu pour ses violences et sera condamné à mort en 1590.
- à l’Église :
- Auger de Brie, évêque d’Angers
- Félix de Brie, abbé de l'Abbaye de Saint-Évroult[20]
- à la cour :
- Jean IV de Brie, bailli de Senlis, maitre d’hôtel et chambellan du roi Charles VII[12]
- Alexandre de Brie-Serrant, reçu page du roi Louis XV en sa grande écurie, en 1762.
- dans les lettres :
- Magdelon de Brie est l'auteur d'un manuscrit conservé à la Bibliothèque Inguimbertine[21] de Carpentras : Oraison d'Isocrate, philosophe grec, intitulée Nicoclès, ou aultrement exhortation et sociale oraison, traduicte de grec en latin par noble adolescent Magdelon de Brye, enfant de la maison de Serrant en Engeou (sic); et depuis interprétée dudict langage latin en vulgaire françoys par Françoys Sagon de Rouen, secrétaire de l'abbé de Sainct-Eburoul. P. in-fol. de 29 f. vél[22].
Héraldique
| Blasonnement :
D'argent, à quatre fasces de sable, au lion de gueules brochant sur le tout.
Commentaires : On peut voir ces armes dans l'abbaye de Saint-Georges-sur-Loire, aux châteaux de Serrant et de La Sorinière. On les voyait aussi autrefois à la Sainte-Chapelle du Palais à Paris, et dans l'église de Notre-Dame au bas du côté droit du chœur en dehors. |
Filiation
- Jean II de Brie, (fils de Jean de Brie et de Marguerite de Goulaine)[8], épousa Françoife de Serrant, héritière de la branche aînée des Sires de Serrant en Anjou. C'est depuis cette alliance et par la possession du Château de Serrant, que la Maison de Brie a pris le nom de Brie-Serrant.
- Jean III de Brie, chevalier, seigneur de Serrant. Il épouse Jeanne de Beu, dame de Saqueville, fille de Robert III de Beu. André Du Chesne, dans la Généalogie de la Maison de Dreux, dit que le couple n'eut point d'enfants et que les biens de cette dernière retournèrent à Pierre de Saguinville, son cousin; mais :
- Auger de Brie, chevalier, après la mort de Jean III de Brie, comme son proche parent et son héritier, soit qu'il fut fon frère ou son cousin germain, fut mis en possession de la Terre de Serrant, que ses descendants ont conservée jusqu'en 1598. Il épousa Peronelle Courtet.
- Raoul de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, qui obtint sentence en sa faveur au Siège d'Angers le , pour un dépié de Fief[24] contre Perrin Guerif. Il est qualifié chevalier, dans un aveu rendu en 1409, par le Duc de Bretagne à René Ier d'Anjou dans lequel ce Prince dit : Premièrement Monsieur Raoul, Chevalier, me doit foi & hommage à cause de sa Terre de Serrant[25]. Il épousa Jeanne de Coësmes.
- Jean IV de Brie, chevalier, seigneur de Serrant et de la Roche-Serrant. Il est qualifié[26] de maître-d'hôtel et grand-chambellan du roi Charles VII, par lettres-patentes du , portant érection de la Terre de Serrant en Châtellenie, données par Gilles de Rais, seigneur de Chantocé, où il est qualifié de son bien aimé cousin & compère, JEAN DE BRIE, Chevalier, etc. Par d'autres lettres-patentes du , données par René Ier d'Anjou, portant confirmation des précédentes & de ladite érection y contenue, ce Prince le qualifie d'amé & féal conseiller & Chambellan, etc. Par d'autres Lettres-Patentes du mois de Janvier 1437 (vieux style) portant confirmation des précédentes, données par Charles VII, ce Prince le qualifie de son amé & féal Conseiller & Maître-d'Hôtel, etc., et finalement par d'autres lettres-patentes du , le même Monarque le qualifie encore de son amé & féal Chevalier, Conseiller-Chambellan, etc.. Il épousa Isabeau de Maillé de Brezé. Il acheta, en mai 1431, pour 5 044 royaux d'or, de Jean de La Haye, seigneur de La Salle, avec le consentement d'Yolande d'Anjou, la seigneurie et les terres de La Roche-au-Duc et de Souvigné[27].
- Gilles de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, défendit et soutint la Bataille de Castillon. Il fut fait Chevalier à la Bataille de Formigny en 1450, où il battit les Anglais commandés par le Général Talbot. Sa valeur lui fit mériter le surnom de Fléau des Anglois. Il rendit aveu de sa Terre de Serrant, le , à André de Lohéac, Seigneur de Chantocé, Maréchal de France, de qui elle relevoit, & est qualifié de Chevalier dans cet acte. Il mourut peu de tems après. Suivant deux enquêtes faites, la première au Présidial d'Angers & la seconde au Parlement de Rouen aux mois de juillet et d'octobre 1499, Auger de Brie, Abbé de Saint-Évroult & Doyen du Mans, et deux autres du nom de Brie, tous trois frères dudit Gilles de Brie, déposent qu'ils étaient auprès de lui lors de sa mort, et qu'ils ont connoissance du testament qu'il fit en faveur de François, son second fils et leur neveu. Il avait épousé Anne[28] Giffart, Dame du Plessis-Giffart. Selon Louis Trinquant, il fut marié en seconde noces à Anne de Rougebec, veuve de Jean de Savonnières[29].
- Ponthus de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, fut Chambellan du Roi Louis XI, qui lui permit par lettres-patentes du , et entérinées au Présidial d'Angers le (dans lesquelles il le qualifie des on féal Conseiller Chambellan, etc., de faire fortifier le Château de Serrant. Louis XI lui fit donation et abandon, au mois de janvier 1481, de la Terre de la Roche-Serrant, ci-devant nommée la Roche-au-Duc, par lettres-patentes[30]. Il avait épousé Anne de Mathefelon, fille de Jean de Mathefelon et d'Isabeau de Brée[31], laquelle étant veuve donna lieu aux deux enquêtes ci-devant citées, par le procès qu'elle intenta, en qualité de tutrice, à François de Brie, son beau-frère, au sujet d'un don de 200 livres de rente au principal de 4000 livres, que lui avait fait Gilles de Brie, père de son mari, par son testament. Anne de Mathefelon est morte en 1517[31]. Ils ont 14 enfants[32]
- Péan de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, d'Assé, du Bois-du-Maine et de la Roche-Serrant (La Roche-au-Duc), qui termina, sous l'autorité de Félix de Brie, son oncle et son Curateur, avec François et Jean de Brie, son fils, ses oncle et cousin germain, par transaction du , le procès qu'avait intenté à ces derniers Anne de Mathefelon, sa mère et tutrice. Il fut marié à Jeanne de Mathefelon, dame de Lancheneil, sa cousine; et 2° à Renée de Surgères. Pean, dès 1524, était bail naturel de Madelon et de François leurs enfants. Vers 1527-1530, Félix de Brie, et Jean de Brie, seigneur de la Motte, sont curateurs ordonnés en justice de nobles personnes Madelon et Françoise de Brie, leurs neveu et nièce[33]
- 1re Magdelon de Brie, mort (tué, en 1566, à la sortie d'un bal, par le procureur du roi Le Maçon, à Angers) sans postérité de Renée Auvé. René Auvé se marie par la suite à Jean de Sourches, seigneur de Malicorne. Dans les aveux rendus à Magdelon de Brie pour son fief de Juvigné, en Ségrie, vers 1539, il est qualifié de seigneur de Lancheneil, Loiron, en la Mayenne, et de Clermont, en Ségrie[34].
- 1re Françoise de Brie, épouse de François de Brée, puis de François du Reynier, 1560.
- 1re François II de Brée, veuf de Catherine de Chauvigné, qui, veuve, convola avec Charles de la Blanchardaie, des seigneurs de l'Ile-Tison, vers 1560[6]. Mort sans enfants en 1559.
- 2e Gabriel du Reynier. Il laissa veuve Claude de Bellucheau, avec des enfants, vers 1603. Dès 1595, le fief des Bois, en Assé-le-Riboul, après avoir appartenu à Madelon de Brie, est passé aux mains de Gabriel du Reynier, avec Clermont, Le Mont, La Cossonnière[34]
- 2e Charles Ier de Brie, chevalier, seigneur de Roche-Serrant et d'Assé, est qualifié Chevalier de l'Ordre du Roi, dans l'hommage qu'il rendit de cette Terre le , à François de France, duc d'Alençon, comte d'Anjou, de qui elle relevait[35]. Il devint Seigneur de Serrant après la mort de Magdelon de Brie, son frère aîné consanguin, et fut assassiné. Il avait épousé 1° Thierrie du Bois-Orcan, qui mourut sans enfants; 2° Guillemette de Vassé; 3° Marguerite de Beauvau-Tigny.
- 2e Claude de Brie, chevalier, mort sans alliance
- 2e Renée de Brie, femme de François Maillard, seigneur de Bernay
- 2e Claudine de Brie, qui fut Demoiselle de la Reine Louise de Lorraine-Vaudémont et mourut aussi sans alliance à la suite de cette princesse à l'âge de 18 ans[36]
- 2e Marquise de Brie, femme d'Annibal de Gautier, seigneur d'Aussigné
- 3e Charles II de Brie, chevalier, seigneur de la Roche-Serrant, eut d'abord pour Curateur, ainsi que Marie, sa sœur, René de Brie de la Motte, leur cousin issu de germain, qui fut déchargé de cette charge par Arrêt du Parlement de Paris du , d'après lequel il intervint Sentence au Siège d'Angers le , qui leur nomme pour Curateur François de Brie, seigneur de la Chauvière, qui prêta ferment en ladite qualité au même Siège le , avec protestation et réserve d'appeler de la dite nomination, attendu que le dit Sieur de Brie de la Motte, qui était héritier présomptif des dits mineurs, avait été mal-a-propos déchargé, sans que la Cour en fut instruite.
- Charles III de Brie, chevalier, seigneur de la Roche-Serrant
- Jean de Brie[6], auteur de la branche de la Motte, issue de celles des seigneurs de Serrant. Il fut seigneur de la Motte avant le et de la Girardière (Saint-Jean-sur-Mayenne). Il avait pour femme Étiennette de Princé.
- Renée de Brie, épouse de René Bréhier, seigneur de Martigné (Avessé). Quoique, dans son épitaphe[37], Renée soit dite sa fille unique, il est certain pour l'Abbé Angot que ce n'était pas le cas, car Guillaume de Brie fut propriétaire des terres qu'avait possédées Étiennette de Princé : les Essarts, Mault, etc. Elle mourut à Angers le .
- Guillaume de Brie, seigneur de la Motte-Serrant, capitaine de 50 hommes d'armes, est dit comme son père Jean capitaine du Mans, en 1572. Il fut un des partisans de la Ligue catholique et, le , s'empara du Mans au nom d'Urbain de Laval Boisdauphin[6]. Denise de Billy, sa femme, se remaria à Charles de Jouvin.
- Renée de Brie, épouse de François de Faudoas de Sérillac. La vente de la terre de la Motte et de la seigneurie de Montflours par François de Faudoas et Renée de Brie, à Madelon du Bellay, eut lieu le , à Paris, pour 40.000 ₶. Il fut stipulé que les deniers en provenant, et qui étaient de la dot de Renée de Brie, seraient employés à l'acquisition de la terre de Juillé, près Beaumont-le-Vicomte[6].
- Marie de Brie, épousa Jean III Morin de Loudon, seigneur de Loudon
- Henri Morin de Loudon, seigneur de Loudon et du Tronchet, époux de Suzanne Le Conte de Nonant
- Elisabeth Morin de Loudon, épouse de François Prévost de La Boutetière
- Henri Morin de Loudon, seigneur de Loudon et du Tronchet, époux de Suzanne Le Conte de Nonant
- Péan de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, d'Assé, du Bois-du-Maine et de la Roche-Serrant (La Roche-au-Duc), qui termina, sous l'autorité de Félix de Brie, son oncle et son Curateur, avec François et Jean de Brie, son fils, ses oncle et cousin germain, par transaction du , le procès qu'avait intenté à ces derniers Anne de Mathefelon, sa mère et tutrice. Il fut marié à Jeanne de Mathefelon, dame de Lancheneil, sa cousine; et 2° à Renée de Surgères. Pean, dès 1524, était bail naturel de Madelon et de François leurs enfants. Vers 1527-1530, Félix de Brie, et Jean de Brie, seigneur de la Motte, sont curateurs ordonnés en justice de nobles personnes Madelon et Françoise de Brie, leurs neveu et nièce[33]
- François de Brie-Serrant, auteur de la branche de la Sorinière, issue de celles des seigneurs de Serrant, chevalier, eut de son père un don de 200 livres de rente que la veuve de Pontheus de Brie, son frère aîné lui disputa. Il épousa Marie de Pierre, dame de la Sorinière
- Jean Ier de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Sorinière et de Fesle, avait présenté requête le à Péan de Brie, son cousin issu de germain, pour qu'il lui fut permis de vendre certains héritages dont l'interdiction avait été adjugée à la requête du dit Péan, d'après laquelle intervint transaction du qui lui adjugea sa demande. Il mourut peu de temps après. Il fut marié, 1° en 1517, à Francoise de Mathefelon, sa cousine; et 2° en 1540 à Catherine Panthin, dame de la Hamelière et de Landemon
- 1re René de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Sorinière et de Fesle qui, de Marie de Vaugirault[38], n'eut que des filles.
- Renée de Brie, mariée à Michel d'Escoublant
- Marie d'Escoublant, épouse de François du Verdier de La Sorinière, et qui lui a apporté en dot la Terre de la Sorinière et les autres biens de sa branche[39].
- Renée de Brie, mariée à Michel d'Escoublant
- 2e René de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Chapelle et de la Motte, fut nommé Curateur des enfants de Charles Ier de Brie, chevalier, seigneur de Sarrant, son cousin issu de germain, et de Marguerite de Beauvau-Tigny, sa troisième femme, lors du décret de la Terre de Serrant en 1598. Il s'en fit décharger par Arrêt du Parlement de Paris du . Il épousa Claire Thomas, fille de N... Thomas, écuyer, et de Pauline de Saint-Aignan, et sœur de Philippe Thomas, demoiselle. Il fut nommé Tuteur & Gardien-noble de ses enfants, suivant un partage noble fait entre lui d'une part audit nom, & sa belle-sœur d'autre part, des biens de la succession de la dite Pauline de Saint-Aignan, leur mère et aïeule.
- Jean II de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Chapelle et de la Motte, avait épousé (suivant un acte du ), Renée Cloteau, dame de la Voyerie et de la Meuse, fille de René Cloteau et de Jacquette Vinette
- François de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Houssaye, qui épousa, par contrat passé le devant Aubreau, Notaire à Saumur, résidant à Gresillée, Marie de Lux, Dame de Vantelet, fille de Louis de Lux, chevalier, seigneur de Vantelet, Maître d'Hôtel ordinaire du Roi et Ecuyer ordinaire de sa Grande-Ecurie, et de Marie Mérault.
- Antoine de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de Douces en Anjou, épousa Perrine le Mercier
- N. de Brie-Serrant, chevalier
- N. de Brie-Serrant, chevalier
- N. de Brie-Serrant, chevalier
- N. de Brie-Serrant, chevalier, ancien Capitaine au Régiment de la Couronne, Infanterie, et Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, marié
- N. de Brie-Serrant, surnommée de la Barangerie, qui s'allia a N. de Verteuil
- François de Brie-Serrant, auteur de la branche de La Bernardière et de Fourneux (un manoir à Dampierre), chevalier, seigneur de La Bernardière, a épousé, par contrat passé devant Garreau, Notaire à Montfaucon, le , Anne le Gay-du-Verger, Dame de la Bernardière
- François-Antoine de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de La Bernardière et de Fourneux. Il s'est marié, par contrat passé le , devant Roberdeau, Notaire à Beaufort, à Louise Jammeron.
- Joseph-François-Antoine de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de La Bernardière et de Fourneux. Né le 15 Janvier 1718, et baptisé en l'église de Dampierre, chevalier, seigneur de la Bernardière et de Fourneux, qui s'est marié, par contrat passé le , devant Nourry & Teslot, notaires à Laval à Agathe-Renée Marest.
- François-Antoine de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de La Bernardière et de Fourneux. Il s'est marié, par contrat passé le , devant Roberdeau, Notaire à Beaufort, à Louise Jammeron.
- Antoine de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de Douces en Anjou, épousa Perrine le Mercier
- N. de Brie-Serrant, qui fut mariée à N. de Gennes
- N. de Brie-Serrant, femme de N. de Malineau
- François de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Houssaye, qui épousa, par contrat passé le devant Aubreau, Notaire à Saumur, résidant à Gresillée, Marie de Lux, Dame de Vantelet, fille de Louis de Lux, chevalier, seigneur de Vantelet, Maître d'Hôtel ordinaire du Roi et Ecuyer ordinaire de sa Grande-Ecurie, et de Marie Mérault.
- Jeanne de Brie-Serrant, demoiselle
- Jean II de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Chapelle et de la Motte, avait épousé (suivant un acte du ), Renée Cloteau, dame de la Voyerie et de la Meuse, fille de René Cloteau et de Jacquette Vinette
- 2e Jacques de Brie-Serrant, chevalier, mort sans alliance
- 2e N. de Brie-Serrant, mariée à N...... Lancelot, chevalier, seigneur de la Mabilière, suivant un partage passé devant Simon, notaire, en 1583
- 1re René de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Sorinière et de Fesle qui, de Marie de Vaugirault[38], n'eut que des filles.
- Françoise de Brie-Serrant, qui fut mariée à N. de Sourdis d'Escoubleau
- Jean Ier de Brie-Serrant, chevalier, seigneur de la Sorinière et de Fesle, avait présenté requête le à Péan de Brie, son cousin issu de germain, pour qu'il lui fut permis de vendre certains héritages dont l'interdiction avait été adjugée à la requête du dit Péan, d'après laquelle intervint transaction du qui lui adjugea sa demande. Il mourut peu de temps après. Il fut marié, 1° en 1517, à Francoise de Mathefelon, sa cousine; et 2° en 1540 à Catherine Panthin, dame de la Hamelière et de Landemon
- Félix de Brie, qui succéda à Auger de Brie, comme Abbé de Saint-Évroult
- Marie de Brie, femme de Félix de Savonnières,
- Jean de Savonnières, époux de Olive de Mathefelon
- Ponthus de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, fut Chambellan du Roi Louis XI, qui lui permit par lettres-patentes du , et entérinées au Présidial d'Angers le (dans lesquelles il le qualifie des on féal Conseiller Chambellan, etc., de faire fortifier le Château de Serrant. Louis XI lui fit donation et abandon, au mois de janvier 1481, de la Terre de la Roche-Serrant, ci-devant nommée la Roche-au-Duc, par lettres-patentes[30]. Il avait épousé Anne de Mathefelon, fille de Jean de Mathefelon et d'Isabeau de Brée[31], laquelle étant veuve donna lieu aux deux enquêtes ci-devant citées, par le procès qu'elle intenta, en qualité de tutrice, à François de Brie, son beau-frère, au sujet d'un don de 200 livres de rente au principal de 4000 livres, que lui avait fait Gilles de Brie, père de son mari, par son testament. Anne de Mathefelon est morte en 1517[31]. Ils ont 14 enfants[32]
- Auger de Brie, évêque administrateur d'Angers
- Marie de Brie, épouse de Jean III de Chivré, seigneur du Plessis-Chivré, d'Igné, de la Roërie, de la Touche, etc
- Gilles de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, défendit et soutint la Bataille de Castillon. Il fut fait Chevalier à la Bataille de Formigny en 1450, où il battit les Anglais commandés par le Général Talbot. Sa valeur lui fit mériter le surnom de Fléau des Anglois. Il rendit aveu de sa Terre de Serrant, le , à André de Lohéac, Seigneur de Chantocé, Maréchal de France, de qui elle relevoit, & est qualifié de Chevalier dans cet acte. Il mourut peu de tems après. Suivant deux enquêtes faites, la première au Présidial d'Angers & la seconde au Parlement de Rouen aux mois de juillet et d'octobre 1499, Auger de Brie, Abbé de Saint-Évroult & Doyen du Mans, et deux autres du nom de Brie, tous trois frères dudit Gilles de Brie, déposent qu'ils étaient auprès de lui lors de sa mort, et qu'ils ont connoissance du testament qu'il fit en faveur de François, son second fils et leur neveu. Il avait épousé Anne[28] Giffart, Dame du Plessis-Giffart. Selon Louis Trinquant, il fut marié en seconde noces à Anne de Rougebec, veuve de Jean de Savonnières[29].
- Jean IV de Brie, chevalier, seigneur de Serrant et de la Roche-Serrant. Il est qualifié[26] de maître-d'hôtel et grand-chambellan du roi Charles VII, par lettres-patentes du , portant érection de la Terre de Serrant en Châtellenie, données par Gilles de Rais, seigneur de Chantocé, où il est qualifié de son bien aimé cousin & compère, JEAN DE BRIE, Chevalier, etc. Par d'autres lettres-patentes du , données par René Ier d'Anjou, portant confirmation des précédentes & de ladite érection y contenue, ce Prince le qualifie d'amé & féal conseiller & Chambellan, etc. Par d'autres Lettres-Patentes du mois de Janvier 1437 (vieux style) portant confirmation des précédentes, données par Charles VII, ce Prince le qualifie de son amé & féal Conseiller & Maître-d'Hôtel, etc., et finalement par d'autres lettres-patentes du , le même Monarque le qualifie encore de son amé & féal Chevalier, Conseiller-Chambellan, etc.. Il épousa Isabeau de Maillé de Brezé. Il acheta, en mai 1431, pour 5 044 royaux d'or, de Jean de La Haye, seigneur de La Salle, avec le consentement d'Yolande d'Anjou, la seigneurie et les terres de La Roche-au-Duc et de Souvigné[27].
- Raoul de Brie, chevalier, seigneur de Serrant, qui obtint sentence en sa faveur au Siège d'Angers le , pour un dépié de Fief[24] contre Perrin Guerif. Il est qualifié chevalier, dans un aveu rendu en 1409, par le Duc de Bretagne à René Ier d'Anjou dans lequel ce Prince dit : Premièrement Monsieur Raoul, Chevalier, me doit foi & hommage à cause de sa Terre de Serrant[25]. Il épousa Jeanne de Coësmes.
