Famille de Cicon
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| de Cicon | |
Armes de la famille de Cicon | |
| Blasonnement | D'or à la fasce de sable |
|---|---|
| Lignées | Famille de Cicon |
| Période | XIe – XVIIe siècle |
| Origine | Comté de Bourgogne |
| Demeures | Château de Cicon , Château de Châtillon, Château de Durfort, Château de Demangevelle,... |
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La famille de Cicon est une famille d'importance dans le Bailliage d'Ornans, elle tire son nom d'un village créé au XIe siècle entre Rantechaux et Vanclans[1]. Relevant de l'archevêché de Besançon, le château de Cicon a été le berceau d'une famille dont les nombreuses branches se retrouvaient dans les familles de Châtillon-Guyotte, Nant, Sauvagney et Willaffans (Vuillafans de nos jours).
Ses armes étaient : "d'or à la face de sable et pour timbre un buste de maure". La branche de Châtillon portait : "trois bandes avec un lambel à trois pendans"[2].
Personnalités
Le plus ancien membre connu de cette famille est Lambert de Cicon, il assiste vers 1080 à une donation faite à l'église de Besançon par Guillaume Ier de Bourgogne[2].
Lambert II de Cicon, chevalier, seigneur de Cicon en partie. Il donne en 1182 les dîmes de Romain (Preigney) et de Miévillers (Cendrecourt) à l'abbaye de Cherlieu[2].
Il épouse Julienne, fille d'Humbert d'Abbans, de qui il a[2] :
- Pierre qui suit,
- Renaud,
- Guy,
- Hugues,
- Odon, surnommé le Sales. Il fait don à l'abbaye de Cherlieu de ce qu'il possède à Purgerot en 1231. Il était homme-lige d'Amédée III de Montfaucon en 1248. Il épouse Julienne.
Barthélemy de Cicon, (vers 1120 - ?), croisé à la deuxième croisade de 1147 à 1148. Il épouse Agnès de qui il a :
- Blandine, (? - après 1208), elle entretient une relation avec Étienne II d'Auxonne de qui elle a Étienne d'Oiselay qui sera légitimé (d'où la famille d'Oiselay),
- Jean qui suit,
- Guillaume,
- Milon.
Jean de Cicon, (? - ), seigneur de Montferrand, il crée l'hôpital du Saint-Esprit de Besançon. Il épouse N... de Bourgogne de qui il a :
- Guymar, (? - 1166),
- Jacques qui suit,
- Étienne, (? - ), premier abbé de l'abbaye Saint-Paul de Besançon,
- Odon, (? - /64), chanoine du chapitre de Besançon en 1230, archidiacre de Faverney,
- Jean, dit "de Montferrand", (? - 1252)
- Pierre qui fait la première branche,
- Guillaume qui fait la deuxième branche.
Jacques de Cicon, (? - avant 1215), chevalier, seigneur de Sauvigney-lès-Gray et de Roches. Il épouse Sibille, dame de Flagey (-Rigney ?), fille de Pons II de la Roche et de Pontia de Dramelay ; après la mort de son époux Sibylle part en Grèce retrouver son frère le duc Othon de La Roche. Il a :
- Ponce qui suit,
- Étienne, (? - 1256/67), surnommé "Le François", chevalier, seigneur de Sauvigney et de Roches. Il a Barthélemy, chevalier, Sauvigney et de Roches qui a Hue,
- Othon, (? - entre 1263 et 1266), chevalier. Il accompagne à la quatrième croisade son oncle Othon de La Roche, et devient seigneur de Carystos de 1250 (au moins) à sa mort[3],[4]. Il épouse Agnesina Ghisi de qui il a :
- Damiette/Damette, (? - avant 1267), elle épouse Renaud de Mont-Saint-Ligier,
- Guillaume, chanoine de Besançon.
Ponce de Cicon, (? - 1249/50), chevalier, seigneur de Roches, Nancray et Châtillon-Guyotte. Il confirme en 1215 les dons que sa mère avait faits à l'abbaye Notre-Dame de Bellevaux[2]. Il épouse Agnès de Châtillon-Guyotte, de qui il a :
- Étienne qui suit,
- Hugues, (? - Besançon ), chevalier, seigneur de Valdahon, de Nancray et de Sauvigney.
Étienne de Cicon, (? - ), damoiseau, seigneur de Châtillon dont il prend le nom et qu'il transmet à ses descendants[2]. Il épouse avant 1249 Guiotte, fille de Jacques de Vellefaux et de Clémence, de qui il a Hugues qui suit.
Hugues de Cicon-Châtillon, (? - 1306/14), chevalier, seigneur de Châtillon, de Valdahon et de Nancray[2]. Il épouse Marguerite de Sauvigney de qui il a :
- Ferry qui suit,
- Odon, cité dans un partage en 1321,
- Henry, cité dans un traité de succession en 1350 entre son frère Ferry et Guillaume de La Chapelle,
- Yolande, elle épouse Hugues Benedicti, citoyen de Besançon. Elle teste en 1341 et choisit sa sépulture dans l'église du monastère des Dames de Battans de Besançon,
- Isabelle,
- Anne, son frère Ferry lui cède les terres de Germondans et de La Barre.
Ferry de Cicon-Châtillon, (? - 1372), chevalier. Il a le château de Châtillon en partage avec son frère Odon en 1321. En 1343 il rend hommage pour la seigneurie de Rougemontot à Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne. En 1360 il réalise le partage de ses biens entre ses enfants[2]. Il épouse en premières noces en 1334 Isabelle de Molay, puis en secondes noces Isabelle de Montagu. Il a :
- Guy qui suit,
- Renaud,
- Hugues, prieur à Lanthenans, élu abbé de Saint-Paul de Besançon en 1379,
- Béatrix, née du troisième mariage, elle épouse Philibert de Blaisy, chevalier et reçoit la terre d'Isone.
Guy de Cicon-Châtillon, (? - après 1375), chevalier, seigneur de Châtillon-Guyotte. Il sert en 1358 le duc de bourgogne et en 1368 l'armée du roi de France. Il se déclare seigneur de Chevigny en 1369, tout en étant châtelain de Dole et bailli d'aval.
En 1375 il est nommé Grand-Maître de l'hôtel de Philippe le Hardi[2]. Il épouse Alixant de Rans de qui il a Guye, (? - après le ), dame de Châtillon. Celle-ci épouse en premières noces Renaud de Coligny, chevalier, seigneur de Cressia et de Beaupont (-en-bresse), puis en deuxièmes noces Jean de Pontaillier, chevalier et en troisièmes noces Guyot de Champdivers, chevalier.
De ces deux derniers mariages, Guye n'eut pas d'enfants, du premier elle eut Béraud de Coligny. Celui-ci n'eut pas de postérité. La terre de Châtillon-Guyotte passa alors dans la maison de Grammont qui prend le nom de Grammont-Châtillon.