Famille de Genas
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| Famille de Genas | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | D'or à un genêt de sinople de quatre branches passées en deux doubles sautoirs, fleuri d'or, qui est de Genas ; écartelé aux 2 et 3 de gueules à l'aigle d'argent becqué et membré d'or, qui est de Spifame | |
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| Devise | Je suis content[réf. nécessaire] | |
| Branches | Beauvoisin, Puyredon, Beaulieu | |
| Période | XIVe siècle - 1779 | |
| Origine | ||
| Allégeance | Dauphin | |
| Fiefs tenus | Genas Aiguilles Beaulieu Codolet Fressac Durfort Vauvert Tourraches |
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| Demeures | Château de Genas Château d'Eguilles, Château de Puyredon Hôtel de Genas (Maison Dupré-Latour) |
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| Charges | Président de la chambre des comptes du Dauphiné Général des finances du Languedoc Président du Parlement du Dauphiné, Vice-gérant d'Avignon Conseiller au Parlement d'Aix Conseiller au Parlement de Grenoble Conseiller au Parlement d'Orange Gentilhomme de la chambre du roi |
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| Fonctions militaires | Garde du corps du roi Lieutenant du roi à Montélimar Lieutenant du roi à Valence Colonel des gardes du prince de Hesse |
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| Fonctions ecclésiastiques | Chanoine Prieur Recteur de l'université de Valence Commandeur de Saint-Vincent de Valence |
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| Récompenses militaires | Ordre de Saint-Michel Ordre de Saint-Louis |
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| Preuves de noblesse | ||
| Réformation de la noblesse | 1688 | |
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La famille de Genas est une famille éteinte de la noblesse française, originaire de Genas, près de Lyon. Elle se fixa à Valence au début du XIVe siècle et donna des branches dans le Languedoc et en Provence. À la fin du XIVe siècle, elle est une riche famille de marchands et bourgeois de Valence. Elle est maintenue noble en 1668.
La famille de Genas s'est éteinte en ligne masculine en et en ligne féminine en 1825. Son nom a été relevé par la famille Reinaud devenue Reinaud de Genas qui s'est elle-même éteinte en 1794 en ligne masculine et en 1867 en ligne féminine.
Les Genas occupent une place importante dans les annales de la Provence, du Comtat Venaissin, du Dauphiné et surtout dans les chroniques de la ville de Valence[1].
Fixée au début du XIVe siècle à Valence[2], elle donna des branches dans le Languedoc et en Provence. Elle a occupé des postes importants à la Chambre des comptes du Dauphiné, au parlement de Provence et aux États généraux du Languedoc. Deux branches passèrent en Languedoc[3].
On trouve trace de la famille de Genas avant 1400[4] où ils sont cités dans des actes de baptême en 1388[5]. Le premier à apparaitre est Jean de Genas, qui serait né en 1280 qui vend la seigneurie de Genas en 1302 qui meurt en 1334 à la bataille de Verneuil[6].
À la fin du XIVe siècle, la famille de Genas est une riche famille de bourgeois et marchands de Valence[5],[7],[8].
Le , Jean de Genas, bourgeois de Valence, Jacques de Genas et Étienne Ignace de Genas, marchands de Valence, reçoivent investiture pour un martinet de la part de Claude de Roussillon, seigneur de Tullins[1].
En 1415, Jean et Pierre de Genas, frères, marchands de Valence, avaient consenti un prêt de mil huit cent quatre-vingts écus à Philippe de Lévis, chevalier, seigneur de Roche et de La Voûte[9].

Elle s'est illustrée avec François de Genas, mort en 1504, marchand de Valence[8],[10]. Fils unique de Louis, bourgeois de Valence, et de Catherine Spifame, il était le petit-fils de Jean de Genas, riche marchand, qui fit transporter dans une chapelle fondée à cet effet, sous le clocher de la cathédrale, les restes de ses ancêtres auparavant inhumés au Bourg-lès-Valence[11]. François de Genas hérite au milieu du XVe siècle de tous les biens de sa famille, jouit de la plus grosse fortune de Valence et fait des prêts à la ville et d'importantes avances au roi[12]. Bénéficiaire des faveurs du roi Louis XI[13], il devient président à Chambre des comptes du Dauphiné en 1476, général des finances du Languedoc en 1478, président du Parlement du Dauphiné et chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il épouse Béatrix de Galiens[14].
François III de Genas, docteur de l'université de Padoue (1535) est conseiller et doyen du Parlement d'Aix[15]. Un de ses fils, Jean III de Genas, est gentilhomme de la Chambre de Louis XI[16] et trésorier général du Languedoc en 1499[15]. Son fils, Jean IV de Genas, est gentilhomme de Louis XII. Vers 1509, François II Genas s'établit en Provence, au château d'Eguilles[15]. Un de ses fils, auteur de la branche de Beaulieu, reste dans le Dauphiné ; l'aîné, conseiller au parlement de Provence, embrasse la Réforme et se fixe à Nîmes. Ce dernier a deux fils, Melchior et Louis, qui donnent naissance, l'un à la branche de Beauvoisin, et l'autre à celle de Puyredon[3].
Les branches de Beaulieu et de Puyredon se sont éteintes au milieu du XVIIIe siècle[17].
La branche de Beauvoisin, reçoit la baronnie de Vauvert suite au mariage de Suzanne Dautheville, fille de Pierre Dhauteville (1612 - 1664) et de Gabrielle de Genas (1658 - 1714), par contrat du avec Louis de Genas (1691 - 1767), seigneur de Beauvoisin, baron de Durfort et Saint-Etienne, lui-même fils de Louis de Genas (1657 - 1710) et d'Olympe de Boisson. La baronnie de Vauvert avait été acquise par Pierre Dhauteville qui, en tant que protestant ne pu siéger aux Etats de 1644 et du en faire don à son fils Gabriel à condition qu'il devienne catholique. Cette branche s'est éteinte en ligne masculine le avec Pierre de Genas, baron de Vauvert, capitaine, marié en 1751 à Louise Allier[18],[19] et en ligne féminine avec ses deux filles : Louise Marie-Antoinette de Genas, morte à Nîmes le [20], épouse de Jean-Jacques-Maurice Reinaud de Génas, conseiller du roi et juge-mage au présidial de Nîmes[18], et en 1825 avec Marguerite de Genas, morte le à Grabels (Hérault)[21], veuve de Jean René de Solas[15], qu'elle avait épousé le et dont leur fils unique mourut sans postérité[19].
Louise-Marie-Antoinette de Genas, fille ainée de Pierre de Genas, baron de Vauvert, mariée le à Jean-Jacques-Maurice Reinaud, apporta en dot la baronnie de Vauvert, à condition de prendre le nom et les armes de Genas[22]. Celui-ci fut mis, par contrat, en possession du nom et des armes de Génas, et devint, par la mort de son beau-père, baron de Vauvert[18]. Il prit le nom de Reinaud-Génas et avait coutume de signer Reinaud de Génas[23].
La famille Reinaud de Genas s'est éteinte en ligne masculine en 1794 avec Auguste Reinaud de Genas, mort avec son père sur l'échafaud[24] et en ligne féminine avec sa sœur Henriette Reinaud de Genas, morte le à Nîmes, âgée de 92 ans, veuve de Marie Joseph Gabriel Luc de Vanel de Lisleroy[25].

L’histoire et la généalogie de la famille de Genas ont été données notamment par César de Nostredame dans L'Histoire de la noblesse du comtat Venaissin (1613)[26], Jean-Antoine Pithon-Curt dans Histoire de la noblesse du Comté-Venaissin, d'Avignon et de la principauté d'Orange (1750)[27], Louis de la Roque dans Armorial de la Noblesse de Languedoc. Généralité de Montpellier (1860)[14], Edgar Testu de Balincourt dans Histoire de la maison de Genas originaire du Dauphiné et de quelques autres familles du Languedoc qui lui étaient alliées : 1260-1867 (1879)[25] et Louis Pascal le Bulletin héraldique de France (1888)[1],[28].

Noblesse
La famille de Genas a été maintenue noble les 10 et [3].
Titres
Personnalités
- François de Genas, bourgeois et marchand de Valence, président de la Chambre des comptes du Dauphiné, général des finances du Languedoc et président du Parlement du Dauphiné.
- René de Genas, lieutenant du roi à Montélimar et à Valence, collectionneur d'antiques.
- Jean-Jacques-Maurice Reinaud de Genas (époux de Louise Marie-Antoinette de Genas), lieutenant maire de Nîmes, guillotiné en 1794 sous la Révolution pour conspiration fédéraliste.