La famille de Hinnisdael[1] est une famille noble de la principauté de Liège originaire de Hesbaye. Elle se sépara en deux branches principales au XVIIesiècle: une qui s'établit en France sans rompre les relations avec l'autre dont l'importance va croître au sein des Pays-Bas. Elles sont aujourd'hui éteintes.
La famille de Hinnisdael est originaire du comté de Looz aux Pays-Bas[2]. Hinnisdael est un fief situé sur le territoire de Vechmaal[3] comprenant un château et une ferme entourés de douves.
La branche française descend de Nicolas de Hinnisdael. Ses descendants s'implanteront dans le nord de la France et se tourneront très souvent vers des carrières militaires[5] comme par exemple Louis de Hinnisdal. Ils se distingueront ponctuellement à l’occasion de missions diplomatiques. Connus sous le nom de Hinnisdal[6], ils porteront le titre de comtes et seront notamment seigneurs de Ferfay en Artois.
La branche implantée aux Pays-Bas reçoit le titre de comte du Saint-Empire par lettres patentes de l'empereur Charles VI le . Suite au mariage de François de Hinnisdael avec Marie-Anne-Florence-Thérèse de Berchem, issue de l'ancienne famille de Berthout, une des plus importantes du duché de Brabant, la famille hérite de Tongelaer, de Crainhem, des deux Woluwe et de Stockel. Cette branche s'éteint en 1824 avec François-Bernard-Henri, comte de Hinnisdael et de Crainhem[9]. La commune de Woluwe-Saint-Pierre[10] en Belgique, dont les armoiries reprennent le blason de Hinnisdael[11], a donné à une avenue[12] le nom de cette famille.
Notes et références
↑Annuaire de la noblesse de Belgique, 1849, pp. 142-145.
↑Charles Poplimont, La Belgique héraldique, vol. 5, 1866, p.153-154.
↑La localité de Vechmaal, dont la forme romane du nom est Fimal, Fymal ou Fumal ne doit pas être confondue avec la seigneurie de Fumal qui faisait partie du comté de Namur (localité située dans l'actuelle commune de Braives). Au XVIIesiècle, un membre de la famille, Nicolas de Hinnisdael, deviendra propriétaire de la seigneurie du Fumal namurois suite à son mariage avec Antoinette de Fumal. Cette seigneurie sortira ensuite de la famille de Hinnisdael cfr Jacques Comanne, Le château de Fumal, Vinalmont, 1985, p. 9-10.
↑ Il est cité dans un acte de 1190 émanant du roi Philippe-Auguste par lequel il substitue sa garantie à celle du comte de Flandre, Philippe d'Alsace, pour un emprunt de 700 marcs d'argent fait à des marchands génois par plusieurs de ses chevaliers cfr P. Lainé, Généalogie de la maison de Hinnisdael, Paris, 1848, p. 3-4. C'est en raison de document que son blason se trouve dans la salle des croisades du château de Versailles cfr Baudouin d'Ursel, «Note sur la famille de Hinnisdael autour d'un tableau généalogique conservé à l'hôtel communal de Woluwe-Saint-Pierre», Le Parchemin, n°298, 1995, p. 226-228.
↑Ludovic de Magny, Le nobiliaire universel, vol. 1, 1854, p.117-118.
↑Thérèse d'Hinnisdael inspira Marcel Proust pour le personnage d'Albertine dans "A la recherche du temps perdu" (lire en ligne).
↑Une membre de cette branche, Henriette d'Hinnisdal (1874-1897), décèdera lors de l'incenndie du Bazar de la Charité cfr https://bazardelacharite.fr/victims.php
↑Annuaire de la noblesse de Belgique, 1849, pp. 145.
↑La commune a acheté au XXe siècle un tableau du XVIIIe siècle représentant une généalogie simplifiée de la famille de Hinnisdael. Les trois branches représentées sont loin de montrer l'entièreté de la famille, qui était très nombreuse. Loin d'être exacte, cette représentation est "l'expression de la mentalité de l'époque qui préférait laisser divaguer son imagination dans un moyen âge tout nimbé de chevalerie" cfr Baudouin d'Ursel, Note sur la famille de Hinnisdael autour d'un tableau généalogique conservé à l'hôtel communal de Woluwe-Saint-Pierre, Le Parchemin, n°298, 1995, p. 226-228.