Famille de Saint-Joseph

communauté catholique fondée par Joseph-Marie Verlinde From Wikipedia, the free encyclopedia

La Famille de Saint-Joseph est une association publique de fidèles du diocèse de Montpellier (Hérault) fondée par Joseph-Marie Verlinde. Elle regroupe sous cette appellation des religieux et religieuses vivant en communauté et des laïcs vivant à l'extérieur.

Fondation1990
Lieu de fondationLyon
SiègePuimisson
Faits en bref Repères historiques, Fondation ...
Famille de Saint-Joseph
Image illustrative de l’article Famille de Saint-Joseph

Repères historiques
Fondation 1990
Fondateur(s) Joseph-Marie Verlinde
Lieu de fondation Lyon
Siège Puimisson
Fiche d'identité
Église Catholique
Courant religieux Renouveau charismatique
Dirigeant Joseph-Marie Verlinde
Localisation
Site internet fsj.fr
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Historique

La Famille de Saint-Joseph est née d'un groupe d'étudiants formé autour de Joseph-Marie Verlinde, alors professeur à l'université catholique de Lyon depuis 1986. Le groupe se réunit lors de week-ends à Francheville. La communauté, qui s'inscrit dans le courant du renouveau charismatique, est officiellement fondée à l'occasion de l'une de ces rencontres lors de la Pentecôte de 1990. Joseph-Marie Verlinde en est le prieur[1],[2]. Elle prend le nom de « Famille Joseph de Nazareth », qui devient par la suite « Famille de Saint-Joseph » pour ne pas prêter à confusion avec la Famille de Nazareth, ancien institut séculier devenu une secte[3].

Elle s'installe rue Sala à Lyon[1], puis en 1994 au château de Montluzin à Chasselay (Rhône) acheté à la congrégation des sœurs de la charité de Nevers[4]. En 1997, elle regroupe quinze frères et sœurs résidents et plus de 150 laïcs sympathisants, à l'extérieur de la communauté[1],[5].

Une autre maison est ouverte en 2008 à Puimisson (Hérault). Un monastère y est construit entre 2010 et 2018 pour un montant de 4 millions d'euros collectés grâce aux dons de 12 000 particuliers et de plusieurs entreprises[6],[7].

Le monastère Saint-Joseph de Mont-Rouge à Puimisson, doté d'une capacité d'accueil de 600 personnes, propose des retraites spirituelles destinées à des prêtres et des laïcs et des sessions de « guérison intérieure ». Chaque année, il reçoit la visite de vingt à trente mille personnes[8].

La Famille de Saint-Joseph compte en 2021 plusieurs dizaines de frères et de sœurs ainsi que quelques centaines de laïcs proches de cette communauté[9]. Sa règle s'inspire de celle de saint-Benoît et sa spiritualité emprunte aux spiritualités carmélitaine et ignatienne[1].

Plaintes pour abus sexuels et abus de conscience

En 2019 et en , l'Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles (AVREF) émet diverses critiques et une mise en garde concernant la Famille de Saint-Joseph. Elle mentionne l'existence de plaintes auprès de la gendarmerie et d'affaires connues mais couvertes par la hiérarchie épiscopale[10].

En , un article du magazine La Vie révèle l'existence de deux enquêtes judiciaires : l'une pour agressions sexuelles sur majeures par personne ayant autorité ; l'autre pour des faits d’emprise psychologique et de dérives sectaires. Elle font suite aux plaintes en d'au moins cinq femmes. Deux d'entre elles dénoncent des abus sexuels, qui auraient eu lieu au début des années 2010, de la part d'un prêtre de la communauté, le frère D. Les autres, d'anciennes religieuses ou proches de la communauté, évoquent des « abus spirituels, de conscience et de pouvoir » qu'elles auraient subis dans le cadre de la Famille de Saint Joseph[9].

Visite canonique

Ces plaintes, déposées devant un tribunal ecclésiastique, ont donné lieu à une visite canonique au printemps 2020. Selon Joseph-Marie Verlinde, prieur et fondateur de la communauté, et Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, « cette visite n’a rien révélé en termes de dérives sectaires ». Cependant, une « personne en responsabilité dans lʼÉglise catholique », ayant souhaité garder l'anonymat, indique qu’ont été relevés lors de la visite canonique « plusieurs dysfonctionnements en matière de spiritualité », notamment l’absence « de respect des fors », de liberté de choix des confesseurs, ainsi qu'une « surcharge de travail ». Des témoignages dénoncent la « toute-puissance » de Joseph-Marie Verlinde, prieur de la communauté depuis plus de 30 ans et « une formation incomplète sur la vie religieuse car entièrement fondée sur les paroles du fondateur, avec lʼabsence dʼaccès aux écrits dʼautres voix dans lʼÉglise [et] une vie spirituelle en vase clos, sans prédicateur autre que le père Verlinde »[9].

Nouvelle plainte

Plusieurs des plaintes de 2020 sont classées sans suite par la justice. Cependant, en , une nouvelle plainte pour abus sexuels est déposée par une ancienne postulante contre ce même prêtre de la communauté. Elle porte sur des faits qui se seraient déroulés à partir de 2017. La plainte a été portée à la connaissance du tribunal pénal canonique national (TPCN) qui a déclenché une enquête[11]. Comme pour les faits dénoncés à la justice en 2020, le prieur de la communauté se voit reprocher son inaction face aux agissements du prêtre mis en cause. Une plainte a aussi été déposée contre lui[9],[11]. Le , Norbert Turini, archevêque de Montpellier indique dans un communiqué que ces plaintes ne concernent qu'un des frères, et non pas toute la communauté[12].

Notes et références

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