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Joseph-Marie Verlinde

prêtre catholique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph-Marie Verlinde, né Jacques Verlinde, est un prêtre catholique français, fondateur et prieur de la Famille de Saint-Joseph.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (79 ans)
BelgiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Université pontificale grégorienne (-)
Université catholique de Louvain (doctorat en philosophie (d)) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Prêtre catholique (depuis ), prieur (depuis ), prêtre régulierVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Fondateur, Naissance ...
Jacques Verlinde
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Fondateur
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (79 ans)
BelgiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Université pontificale grégorienne (-)
Université catholique de Louvain (doctorat en philosophie (d)) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Prêtre catholique (depuis ), prieur (depuis ), prêtre régulierVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Joseph-MarieVoir et modifier les données sur Wikidata
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Après avoir commencé à pratiquer la méditation transcendantale à la fin des années 1960, il séjourne dans plusieurs ashrams himalayens avant de revenir à la foi chrétienne.

Très critique envers le New Age et les nouvelles religiosités, il est l'auteur de nombreux livres et conférences sur ces thématiques.

Biographie

Jeunesse

Jacques Verlinde, de nationalité belge[1], naît en 1947 en Belgique. Éduqué dans la religion catholique, il s'en détache à l'adolescence en la considérant comme « une béquille, un support pour les faibles, un pis-aller »[2]. Il entame à la fin des années 1960 des études de sciences en vue d'être chercheur au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS)[3].

Découverte de la méditation transcendantale et de l'hindouisme

Dans le sillage de mai 1968 et du mouvement hippie, intéressé par les spiritualités extrême-orientales, il rencontre en 1969 en Espagne le gourou Maharishi Mahesh Yogi qui lui fait découvrir la méditation transcendantale[4]. Il fait également l'expérience du LSD, conçu comme un moyen de parvenir à une extase mystique[5]. Devenu son adepte, il souhaite rester auprès de Maharishi Mahesh Yogi, mais ce dernier lui conseille de terminer sa thèse de chimie nucléaire qu'il soutient en 1971. Après cela, il devient son secrétaire particulier, l'accompagnant dans ses déplacements dans différents pays. Il fait également plusieurs séjours dans des ashrams de l'Himalaya où Maharishi avait lui-même été initié par Brahmananda Saraswati (également appelé Guru Dev)[6]. Il y étudie l'hindouisme et pratique le yoga[7]. Au cours de l'un de ces séjours, il revient cependant au christianisme en rencontrant, selon son récit, un français de passage qui lui aurait demandé : « Mais qu'est devenu Jésus pour toi ? ». Après son retour en Europe en 1974, il s'établit en France[6] et fréquente dans un premier temps un groupe gnostique d'inspiration chrétienne[3], capable à ses yeux de concilier les spiritualités extrême-orientales et le christianisme. Alors qu'il pratique l'occultisme « à des fins thérapeutiques » en communiquant avec le « monde des esprits », lors d'une messe à laquelle il assiste, il raconte avoir intérieurement « entendu blasphémer le Christ » par ces mêmes esprits dont il demande à des prêtres d'être délivré[8].

Il relate ce trajet personnel dans son livre L'Expérience interdite publié en 1998[9].

Retour à la foi catholique

Il entre au séminaire d'Avignon en 1976, puis est envoyé en 1978 à Rome, à l'Université Grégorienne, dont il suit les cours jusqu'en 1982. Il est ordonné prêtre en 1983 pour le diocèse de Montpellier. De 1985 à 1987, il achève son cursus à l'université catholique de Louvain où il soutient une thèse de philosophie sous la direction d'André Léonard et de Jean Ladrière. Un an auparavant, il avait été nommé professeur à l'université catholique de Lyon à la demande de Louis Boffet, archevêque de Montpellier[10].

Fondateur de la Famille de Saint-Joseph

Avec un groupe d'étudiants passionnés par ses enseignements, il fonde en 1990 la Famille de Saint-Joseph, dont il devient le prieur, et prend en religion le nom de Joseph-Marie. La communauté s'établit dans un premier temps à Lyon, puis en 1994 à Chasselay (Rhône)[7]. Selon Olivier Landron, auteur d'un livre sur les communautés nouvelles, son « rayonnement intellectuel non négligeable » conduit « nombre de jeunes [à] venir « étoffer » les effectifs de la Famille de Saint-Joseph »[11].

En 2007, Guy Thomazeau demande à la Famille de Saint-Joseph de venir animer la maison d'accueil de Puimisson, près de Béziers[12].

En 2010, Joseph-Marie Verlinde et la Famille de Saint-Joseph entreprennent la construction d'un monastère à Puimisson, en lançant un appel aux dons à travers un clip humoristique qui met en scène les membres de la communauté[13].

En , Pierre-Marie Carré confie à Joseph-Marie Verlinde, secondé dans sa mission par le frère Philippe Cavignac, la charge curiale de l'ensemble paroissial Saint-Martin de la Coquillade à Murviel-lès-Béziers, qui comprend Puimisson[14]. Deux ans plus tard, il se voit également confier celui de Notre-Dame-des-Lumières à Caluire-et-Cuire, dans la région lyonnaise, soit en tout 64 clochers[15].

Entre 2020 et 2024, six plaintes d'anciennes membres ou sympathisantes pour abus sexuels contre un prêtre de la Famille de Saint-Joseph mettent en cause l'inaction de Joseph-Marie Verlinde vis-à-vis des agissements dénoncés. En raison de son attitude supposée à l'égard de ce frère, il lui-même visé par une plainte en 2024[16],[17]. Des témoignages pointent aussi son rôle dans les dérives sectaires dont souffrirait la communauté : sont dénoncés « une formation incomplète sur la vie religieuse car entièrement fondée sur les paroles du fondateur, avec lʼabsence dʼaccès aux écrits dʼautres voix dans lʼÉglise [et] une vie spirituelle en vase clos, sans prédicateur autre que le père Verlinde »[16].

Auteur de livres et de conférences

En 2002, le cardinal Jean-Marie Lustiger confie à Joseph-Marie Verlinde les Conférences de Carême lui demandant une réflexion sur les nouvelles religiosités liées aux courants New Age[8]. Dans la continuité de sa prédication, il ouvre un site Internet, Final-Age.net, où il met en ligne des enseignements sur ces questions, qui sont également débattues sur un forum de discussion intégré au site[8],[18]. Il dispense également des enseignements sur ces thématiques dans le cadre de la Famille de Saint-Joseph. Il y anime aussi des sessions de guérison intérieure[9]. Outre sa dénonciation des séductions de l'ésotérisme, il met en garde les chrétiens contre les pratiques liées à l'occultisme[19].

En 2006 et 2007, il s'insurge contre le roman de Dan Brown, le Da Vinci Code, dans lequel il voit une attaque contre les fondamentaux du christianisme inspirée par une pensée New Age hostile au monothéisme[20],[21].

Il aborde également des thèmes de société comme l'écologisme, l'eugénisme et l'euthanasie. En 2012, il publie L'Idéologie du gender : identité reçue ou choisie ? dans le contexte de l'opposition à la future loi Taubira sur le mariage des couples de personnes de même sexe. Le grand-rabbin de France Gilles Bernheim est accusé d'avoir plagié, au mot près, huit pages du livre de Joseph-Marie Verlinde dans une plaquette intitulée Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption, citée par Benoît XVI dans un discours sur ce thème[22].

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

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