Famille de Seguin de Reyniès
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de La Tour
de Reyniès
| Famille de Seguin | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | de sinople à un chevron d'or accompagné de trois croissants d'argent | |
|---|---|---|
| Lignées | de Born de Prades de La Tour de Reyniès |
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| Période | depuis le XIIIe siècle | |
| Origine | Gévaudan Vivarais |
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| Allégeance | ||
| Titres obtenus | marquis de Reyniès | |
| Demeures | Château de Reyniès Hôtel de Prades Château de Ressouches Château d'Arry Château de Fieux Château de Larnagol |
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| Charges | Maires de Reyniès | |
| Fonctions militaires | Gouverneur de la ville de Villemur Capitaine-châtelain mousquetaire du roi officiers supérieurs |
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| Fonctions ecclésiastiques | commandeur de l'ordre de Malte | |
| Récompenses militaires | ordre de Saint Louis ordre de Saint-Jean de Jérusalem ordre de la Légion d'honneur croix de Guerre 1914-1918 croix de Guerre 1939-1945 médaille de la Résistance ordre national du Mérite |
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La famille de Seguin de Reyniès est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction originaire du Gévaudan et du Vivarais, établie dans le Quercy.
Le patronyme de Seguin de Reyniès provient de deux familles différentes: les Seguin d'une part, et les La Tour de Reyniès, d'autre part. Les Seguin sont fixés depuis le XIIIe siècle dans le Gévaudan, à Marvejols. Il en existera deux branches, les Seguin de Born, la branche ainée, et les Seguin de Reyniès, branche cadette. En revanche, il n'existe d'informations sur les La Tour de Reyniès que depuis 1415, grâce à Anne de La Tour. Malheureusement, une grande partie des documents ou archives de la famille de La Tour de Reyniès ont été detruits lors des différents pillages, incendies et destructions du château de Reyniès, en 1592 et en 1622[1] notamment.
La seule branche subsistante de ces familles est celle des Seguin de Reyniès. Cette dernière branche est issue de l'union de Jean de Seguin des Bros (ou de Labros) à Jeanne de La Tour, dame de Reyniès, en 1631.[réf. nécessaire]
Le généalogiste Régis Valette fait remonter la filiation noble de cette famille à l'année 1560[2].
Le , la famille de Reyniès dépose ses archives aux archives départementales du Tarn-et-Garonne. Ce fonds représente 21 mètres linéaires de documents, relatifs aux différents seigneurs de Reyniès ainsi qu’à d'autres familles apparentées de la fin du XVe au début du XXe siècle, précise le rapport présenté[3].
Cette famille possède toujours le château de Reyniès, dans le Tarn-et-Garonne[4].
Les Seguin
La famille de Seguin de Reyniès a une filiation probable qui remonte selon les sources à 1219, avec Pierre Seguin. Aussi, en 1321, un certain Guillaume de Seguin fait hommage au roi Philippe V le Long de fiefs qu'il possède dans la châtellenie de Grèzes, près de Marvejols. La filiation de la famille de Seguin de Reyniès avec ces hommes est probable mais pas prouvée. La première filiation citée remonte précisément en 1307 avec Guillaume de Seguin. Un autre Seguin, Jean de Seguin habitant au château de Grèzes en 1391 reconnait à Bertrand de Cénaret, seigneur de Montferrand, diverses pièces de terre à fief franc. En 1392, un autre Guillaume de Seguin rend hommage au roi Charles VI, "des possessions qu'il avait dans le territoire de Grèzes en Gévaudan" précise le Dictionnaire de la Noblesse. Ainsi, depuis le début du XIVe, la famille est de façon certaine installée dans le Gévaudan.[réf. nécessaire]
Le nom de Seguin viendrait du tudesque Sigwin (de Sig-, la victoire, et win-, qui gagne) et serait alors à traduire par "celui qui obtient la victoire", ou plus simplement "le victorieux".[réf. nécessaire]
Au début du XIVe siècle, les Seguin quittent Grèzes pour s'installer à Saint-Jean-en-Bruel. Ils occupent pendant plusieurs générations le rôle de procureur des habitants de Saint-Jean-en-Bruel. Vers 1590, Étienne de Seguin est reconnu comme écuyer, seigneur de Peyrefiche et de Rochevalier. Il est un des personnages importants de l'histoire du Gévaudan. En 1594, il est nommé commandant de la ville et du château de Marvejols. Pendant deux siècles et demi, les descendants d’Étienne vont, à sa suite, commander la place de Marvejols et en être "coseigneur avec le roi". Ils conserveront l'Hôtel de Prades à Marvejols jusqu'au XIXe siècle. C'est dire à quel point cette ville et la genèse de la famille de Reyniès sont intimement liées. Étienne de Seguin se marie avec Anne de Fabri dont il aura huit enfants. Son aîné s'appelle Aldebert de Seguin; il hérite de la fortune de son grand-oncle maternel Aldebert de Born, baron de Prades, devient l'auteur de la branche aînée des Seguin de Born de Prades. Cette branche vivra à Marvejols et s'éteindra au milieu du XVIIIe siècle. Le fils cadet d’Étienne de Seguin est Jean de Seguin des Bros (ou de Labros), probablement né en 1592 et mort en 1650. Il épouse le une veuve, Jeanne de La Tour, dame de Reyniès. Il devient alors baron de Reyniès et de Moulis, et de cette union nait la branche cadette des Seguin de Reyniès, qui subsiste aujourd'hui[5].
Les La Tour de Reyniès
Quant aux La Tour de Reyniès, ce sont les ancêtres de Jeanne de La Tour, Anne de La Tour et Arnaud de Bayle qui acquirent le château et la seigneurie de Reyniès le . La mère de Jeanne de La Tour de Reyniès s'appelle Julie de Pons. C'est une descendante du roi saint Louis. C'est (notamment) par elle que tous les Seguin de Reyniès ont du sang royal dans les veines.[réf. nécessaire]
Les Seguin de Reyniès
XVIIe et XVIIIe siècles
C'est donc le mariage de Jean de Seguin (xx - 1650), seigneur des Bros, puis baron de Reyniès et de Moulis, capitaine-châtelain de Moulis, avec Jeanne de La Tour (1603-1692), dame de Reyniès, Moulis, Saint Nauphary et autres lieux, qui acte le début de la branche de Seguin de Reyniès. En 1640, Jean et Jeanne de Seguin de Reyniès acquièrent les droits de haute et moyenne justice sur les terres de Reyniès. Les droits de basse justice ont quant à eux été cédés en 1416 par Navarre de Castelnau à Arnaud de Baille avec la propriété de Reyniès. Jean de Seguin est un capitaine réformé (calviniste) de la chambre du roi par provision du . Il a ordre[6]de se rendre au siège de La Rochelle le et de démolir les fortifications de Millau le 5 aout 1631 grâce au canon de la ville de Saint-Affrique[7]. À noter que l'un des frères de Jean, Trophime de Seguin meurt le 11 aout 1627 à La Rochelle, où il s'était engagé dans les armées du roi bien qu'il fût de confession protestante. Par provisions datées du , Jean de Seguin de Reyniès devient capitaine-châtelain et gouverneur pour le roi de la ville de Villemur[8]. Il s'agit à la fois d'un grade militaire accordé aux officiers retirés du service et d'une charge consistant dans la garde et le commandement de châteaux royaux. La charge est ici héréditaire et à celle-ci est associé le titre de vicomte. Jean de Seguin succède ainsi à Antoine de la Tour de Reyniès. La charge de capitaine châtelain de Villemur sera conservée par les Seguin de Reyniės jusqu'en 1692.

Le château de Reyniès est indissociable de la famille de Reyniès. Il se trouve ainsi dans la famille depuis plus de six siècles, après avoir été construit en 1269 sur les bords du Tarn, dans le Montalbanais. En 1621, le château[9] appartient à Pierre de Latour, protestant participant à la défense de Montauban pendant le siège de la ville. Pierre de Latour est fait lieutenant général du régiment du comte d'Orval lors du siège de Montauban. En , Louis XVIII arrive aux abords de Montauban, à la tête d'une armée de vingt-sept régiments. Lors du siège de Montaubant[10], Pierre de Latour a la responsabilité de trois bastions qu'il défend avec huit compagnies[11]. Alors que Montaubant et les protestant tiennent malgré les quatre cents coups de canon tirés par Louis XIII sur la citadelle, le château de Reyniès est également assiégé par le duc de Mayenne et tombe aux mains de l'armée Royale. Louis XIII, face à la résistance des protestants, entame des pourparlers avec le duc de Rohan. Les pourparlers ont lieu le , au château de Reyniès, d'après le maréchal Bassompierre[12]. Les pourparlers avancent mais la signature du traité est retardée de quinze jours. Mais l'armée royale n'arrive à rien[13]: le duc de Luynes leve le siège. Mais le château de Reyniès reste aux mains des Royaux, où se tient une compagnie commandée par Monsieur de l'Olmède. On peut lire dans le Bulletin archéologique et historique du Tarn et Garonne que "Le château ne fut pas pillé en considération de Reyniès, à qui il fut rendu, mais le duc de Vendôme le fit sauter peu après" [14]. Effectivement, le château n'est pas pillé par les Royaux, mais bien au moment où le gouverneur de Montaubant reprend le château. De fait, le 6 aout 1622, le gouverneur de Montaubant assiège le château de Reyniès et le reprend. Le château est alors pillé[15], avant que le duc de Vendôme ne le reprenne sans difficulté. L'armée royale fait donc sauter et bruler le château de Reyniès, ainsi que le château de Moulis[16]. Pierre de Latour récupère alors les ruines de son château. Il passe ensuite à Jeanne de Latour de Reyniès et à son époux, Jean de Seguin des Bros (ou de Lasbros). Celui-ci fit reconstruire le château de Reyniès sur les fondations initiales vers 1650[17].
Le fils ainé de Jean de Seguin et de Jeanne de La Tour est Étienne Ier de Seguin de La Tour, baron de Reyniès. Il succède à son père dans la charge de capitaine-châtelain et gouverneur de Villemur en 1650. Il épouse Claudine du Bourg de Bucelly, baronne de la Mosson en 1654. Alors que Louis XIV entame la guerre de Dévolution (1667-1668), puis la guerre de Hollande (1672-1678), Étienne de Seguin entre dans l'armée du roi en tant que capitaine de cavalerie au régiment de La Valette, puis au régiment de Châtillon. Il est ensuite nommé capitaine de chevau-légers par provision du . En 1678, Reyniès devient un marquisat[18], après demande légitime d'Étienne Ier.
En 1666, Colbert reprend une idée déjà préconisée par Charles IX consistant à vérifier les titres de noblesse de tous ceux qui s'en présentent pourvus. C'est le début de la Grande Recherche de Noblesse. Jacques de Seguin étant qualifié d'écuyer dans son testament en 1550, la famille est reconnue noble. Dans les textes ultérieurs touchant à la Grande Recherche de Noblesse, la date de 1560 est remplacée par la possession de la qualité de noble « depuis cent années ».
À la mort d'Étienne I de Seguin, 1er marquis de Reyniès en 1689, c'est son fils Étienne II de Seguin de La Tour de Bucelly qui devient le 2e marquis de Reyniès. Lui aussi est officier de cavalerie, où il sert au régiment de Gassion dès 1674, alors au service du roi dans le Roussillon. En 1683, il épouse Jeanne de Garisson. Mais le , Louis XIV revient sur les dispositions prises par son grand-père, Henri IV, et signe la révocation de l'Édit de Nantes, avec l'Édit de Fontainebleau. Alors qu'un certain nombre de protestants émigrent vers l'Allemagne, Étienne II préfère rester en France. Il décide donc de se convertir par fidélité au roi de France. Il meurt en 1712. Étienne III de Seguin de La Tour de Bucelly[19], 3e marquis de Reyniès esr officier de cavalerie. Plus précisément, il est lieutenant dans une compagnie de dragons commandée par Monsieur de Saint-Orens, puis devient capitaine de Guyenne[20]. Son sixième fils, Étienne-Trophime deviendra le 4e marquis de Reyniès.
En 1737, Étienne de Seguin de Born de Prades (1663-1737), dernier de la branche ainée des Seguin, meurt. Il cède alors par testament tous ses biens, titres et droits à son petit-neveu, Étienne-Trophime. Il devient donc baron de Prades et des biens venant du Gévaudan, tels que le château de Ressouches. La branche d'Aldebert de Seguin de Born, baron de Prades (1586-1666) s'éteint donc, et celle de son frère, Jean de Seguin de Reyniès, demeure. Étienne-Trophime de Seguin, marquis de Reyniès et baron de Prades (1726-1795) n'a que 19 ans lorsqu'il participe à la bataille de Fontenoy, dirigée par le maréchal de Saxe, le en tant que cornette de cavalerie. Il participe alors à de nombreuses batailles sous Louis XV. Entre autres, à la bataille de Rocourt (1746) et de Lauffeld (1747). Trois ans plus tard, installé à Marvejols à l'hôtel de Prades, Étienne-Trophime de Seguin épouse Marie de Guy, le , qui lui donnera huit enfants. En 1766, son père, Étienne III de Seguin, meurt. En 1768, la fille d'Étienne-Trophime, Marguerite, est admise parmi les demoiselle de Saint-Cyr, à la Maison Royale de Saint Louis. Comme son fils, Étienne-Trophime de Seguin émigrera après la révolution française. Il meurt[21] lors du combat du à Auray à 69 ans lors du débarquement de Quiberon.
Le fils ainé d'Étienne-Trophime de Seguin est Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, 5e marquis de Reyniès. En 1770, à 18 ans, il reçoit son brevet de sous-lieutenant de cavalerie dans le régiment Orléans-Cavalerie. Il épouse Marguerite Françoise Paule de La Porte de Larnagol en 1780. Elle héritera du château de Larnagol, qui restera dans la famille de Seguin de Reyniès jusqu'en 1840. C'est Étienne-Trophime-François-Pierre qui, en 1786, juste avant la Révolution, fait exhausser le château d'un étage. Les travaux lui coutent vingt mille livres. Étienne-Trophime-François-Pierre a de nombreux frères et sœurs (8). Sa sœur Jeanne-Marie épouse Géraud-Christophe de Michel du Roc, marquis de Brion.
Son frère, Jacques-Charles de Seguin de La Tour de Reyniès, est reçu mousquetaire à la 2e compagnie en 1772. Il est ensuite nommé sous-lieutenant dans le régiment Orléans-Cavalerie en 1777, puis au 6e de chevau-légers, puis deviendra lieutenant-colonel au régiment de Hainaut-Cavalerie avant d'être fait chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Alors que son frère ainé ira prendre en charge Reyniès, il retourne à Marvejols en tant que commandant des gardes nationales de Marvejols.
Son autre frère, François-Xavier de Seguin de La Tour de Reyniès, surnommé le chevalier de La Tour, suit son frère Jacques-Charles à la 2e compagnie des mousquetaires noirs en 1775. En , il entre dans la Marine royale[22] et sert sur Le César (1778-1779)[23], dans l'escadre du comte d'Estaing. Il participe alors à la guerre d'indépendance américaine. Lors de la prise de Grenade en 1779, il est blessé à l’œil. Sa participation à la guerre d'indépendance des États-Unis permet à l'ainé des Seguin de Reyniès de faire partie de l'association américaine des Cincinnati. François-Xavier sert alors comme capitaine de vaisseau sur Le Vaillant (1883-1884) dans l'escadre du comte de Grasse, puis sur Le Sémillante (1883-1884). Il est alors capitaine de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Il se retirera dans l’hôtel de Prades, à Marvejols, qui sera vendu après sa mort, en 1848[24].
En 1789, la Révolution éclate et la Grande Peur s'étend sur toute la France. Le , la noblesse héréditaire et les titres de noblesse sont abolis. Le , Étienne-Trophime-François-Pierre quitte Reyniès seul et décide d'émigrer en Allemagne, suivant une partie de la famille royale. Il restera dix ans à l'étranger[25]. On ne sait quand, mais son père émigrera aussi vers l'Allemagne à l'âge de 63 ans. Il participe à la campagne de 1792 qui se terminera à Valmy. Il est alors dans l'armée du comte de Provence, le futur Louis XVIII, à l'avant garde des chasseurs à cheval du régiment de Hainault.
Au cours de ces années, sa femme, Paule se retrouve face à un problème majeur : le château de Reyniès, le château de Ressouches[26]et le domaine de Saint Nauphary vont être vendus comme biens nationaux[27]. Marguerite Françoise Paule de Seguin de Reyniès réclame dans un premier temps la jouissance des meubles saisis par les commissaires, en se présentant sous le nom "citoyenne Laporte", utilisant ainsi son nom de jeune fille. Sa demande est acceptée. Elle fait ensuite de même pour le château et réclame la levée du séquestre en exposant qu'elle bénéficie d'une réserve dotale sur ce bien immobilier. Sa demande est rejetée. Les biens de Saint Nauphary sont vendus. Pour Reyniès, n'ayant pu empêcher sa mise en vente, Paule réussit à racheter sa propriété[28]. Elle réussit aussi à racheter divers biens familiaux en Lozère, notamment ceux de Marvejols, ainsi que le château de Ressouches.
Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin décide de rentrer de son émigration le . À la restauration des Bourbons sur le trône de France, en 1815, il reçoit la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Louis, signe de gratitude pour son exil volontaire, témoignage de sa fidélité au roi. Il s'éteint dans la nostalgie d'un passé révolu le .
XIXe et XXe siècles
Le premier fils d'Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin de Reyniès, Joseph (1784-1850), est le 6e marquis de Reyniès. Il s'engage comme garde d'honneur de l'Empereur Napoléon Ier en 1808, à l'âge de 24 ans. En 1814, il est nommé mousquetaire dans une des deux compagnies récemment reconstituées par Louis XVIII. Il se marie en 1822 avec Hermine de Bérulle. Leur fils Paul (1826-1860) devient le 7e marquis de Reyniès à la mort de son père, en 1850. Il épouse Louise Catherine de Léonard en 1856, dont il n'aura qu'une fille. Il entreprend la reconstruction du château de Fieux (Gers), où il mourra quatre ans plus tard, en 1860. C'est donc le dernier fils de Étienne-Trophime-François-Pierre, le petit frère de Joseph, François-Xavier de Seguin de Reyniès, vicomte de Reyniès, qui hérite de biens de sa mère et qui devient chef de famille. Il hérite alors du château de Reyniès et du château de Larnagol. Il sera maire de Reyniès de 1852 à 1876[29], dates sous laquelle il fait construire la nouvelle église Sainte-Anne de Reyniès, consacrée en 1876[30]. Il s'avère cependant qu'il ne portera jamais le titre de marquis, mais que ce soit son fils, Albert de Seguin (1841-1884), qui devienne le 8e marquis de Reyniès.
La fille d'Étienne-Trophime-François-Pierre, sœur de Joseph et de François-Xavier épouse Édouard de Julien, baron de Moriès en 1817. Il est incorporé en 1793 en tant que chasseur dans la compagnie numéro 4 de la division du prince de Condé, dans l'armée de Wurmser. Il participe alors aux campagnes de 1793, 1794 et 1795.

Albert de Seguin de Reyniès est donc le fils ainé de François-Xavier. Il entre à Saint Cyr en 1860, à 19 ans. Il entre deux ans plus tard au 93e Régiment d'Infanterie, à Bayonne. En 1864, Albert de Reyniès épouse Madeleine de Gondrecourt, à Melun. Elle est la fille du baron Aristide de Gondrecourt, colonel à la tête du prestigieux régiment des Chasseurs à cheval de la Garde Impériale. Albert est nommé officier d'ordonnance du maréchal Canrobert en 1867. Il suit le maréchal à l'état major du 6e corps d'armée en 1870, lorsque Napoléon III déclare la guerre à Guillaume Ier et à Bismarck. Il participe aux batailles de Rezonville et de Saint-Privat. Après la défaite de Sedan et l'exil de Napoléon III, l'Alsace-Moselle devient allemande et le général de Gondrecourt et Albert de Reyniès partent en en captivité, à Cologne. La femme d'Albert de Seguin de Reyniès, Madeleine, est sur le point d'accoucher. Avec permission des Prussiens, elle rejoint donc son mari. C'est ainsi que nait le deuxième fils d'Albert, Antoine Aristide de Seguin de Reyniès, en à Colonne, en hommage au général et à Antoine de Vesins. La famille rentre de captivité en 1871. En , il est nommé capitaine au 49e régiment d'infanterie, puis en automne de la même année, au 144e régiment d'infanterie. Il offre sa démission en 1874 après les décès de sa mère et de sa tante pour prendre en main la gestion des affaires familiales. Le , le général de Gondrecourt meurt. Il est enterré qu château de Reyniès. Albert sera maire de Reyniès[29], de 1876 à 1884. Sous son mandat sont entrepris les travaux de construction du pont de Reyniès, qui ne sera achevé qu'en 1887. Il meurt en 1884.
Albert et Madeleine n'ont eu que deux enfants : Matthieu et Antoine de Reyniès. Ils sont, en , à la mort de leur mère, les deux seuls Seguin de Reyniès vivants. Or Matthieu de Seguin (1866-1909), 9e marquis de Reyniès est ordonné prêtre le à Rome, par le cardinal Paresci. Toute la descendance de la famille repose donc sur Antoine de Reyniès.

Antoine de Seguin de Reyniès[31] entre à Saint Cyr le . Jeune sous-lieutenant, il entre au 20e RI en 1892. Il est nommé lieutenant en 1894, et est affecté au 6e bataillon alpin de chasseur à pied (futur 6e BCA). Il se fiance en avec Marguerite de Villers. Il se marie en 1898 avec Marguerite de Villers à Nancy. Ils auront ensemble trois enfants : Madeleine, Albert et Fernand de Reyniès. En , il est promu capitaine et affecté au 14e BCPA, qui deviendra bientôt le 14e BCA. En 1912, le 7e BCA et le 14e BCA sont envoyés au Maroc. Antoine est le capitaine adjudant-major du bataillon. Il participe à la bataille de Dar-el-Kadi en , dans le région de Mogador. Pour sa conduite exemplaire, Antoine de Reyniès est nommé chevalier de la Légion d'honneur[32] le avec le motif suivant : « s'est distingué par sa bravour, sous coup d’œil et son sang-froid ». Il devient chef de bataillon en et prend le commandement du 14e BCA jusqu'en . Il participera à la Course à la mer, à Chilly et Maucourt (où il recevra une 3e citation, à l'ordre de l'Armée), à la défense de la cote 60, près d'Ypres (4e citation). Il retourne dans les Vosges en 1915 avec le 14e BCA, sous les ordres du général de Maud'huy et du général de Pouydraguin. Il participe à la bataille du Linge (5e citation, à l'ordre de l'Armée). En , Antoine de Reyniès est nommé lieutenant-colonel et prend la tête du 48e régiment d'infanterie. Il participe aux combats de Verdun d'avril à (6e citation, à l'ordre de la Division). En septembre, il est nommé colonel de la 3e brigade de chasseurs alpins et part sur le front de la Somme. Il est ensuite nommé, en , à la tête du 2e groupe de chasseurs. Il est envoyé en Italie en 1917, ou il devient, en novembre, par intérim, commandant de l'infanterie divisionnaire de la 46e division d'infanterie. Puis, avec le 46e DI, le colonel de Reyniès rejoint la Somme à nouveau et participe à la bataille de Montdidier. Antoine de Reyniès est nommé en à la tête de la 92e brigade de chasseurs alpins, ou il occupe la Haute-Silésie. Il est ensuite nommé en 1920 à la tête de la 91e brigade de chasseurs, au sein de la 46e DI. A la suite des émeutes du à Kattowitz, le colonel de Reyniès est rappelé en France pour expliquer cette situation et est démis de son commandement de la 91e. En 1923, Antoine de Reyniès prend le commandement de la 1re brigade de chars de combat de Besançon, puis est nommé en 1925 à la tête de la 255e brigade de marche, au Maroc Occidental et participe aux opérations de la région d'Ouezzan opposant l'armée française aux forces de Abd el Krim. Il passe à la tête de la 6e brigade de marche en 1926, avec laquelle il participera à la guerre du RIF, aux travers d'opérations dans la région du Haut-Kert et de Taza (7e citation, à l'ordre de l'Armée). Le , Antoine de Reyniès est promu général de brigade[33], et est nommé commandant par intérim de la 3e Division Marocaine. L'année d'après, il est promu Commandeur de la Légion d’honneur, et est décoré le à Guebwiller par le général de division d’Armaud de Pouydraguin[34].
Alliances
Les principales alliances de la famille de Seguin de Reyniès sont : Latour, Prades, Salignac, Pons, Laporte de Larnagol, Lantron de Saint-Hubert, Gondrecourt, Villers, d'Exéa, de Lévézou de Vezins, de Parisot de Durand de la Boisse (1925), de Penfentenyo de Kervereguin, de Vanssay de Blavous, de Curières de Castelnau (1983), de Bonald, de La Boullaye, Chabert d'Hyères, de Solages, de La Ville de Férolles des Dorides.
Personnalités
- Étienne I de Seguin de La Tour (1632-1689), marquis de Reyniès, baron de la Mosson, et Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, Saint-Jean-de-Cornies, la Mothe-Sailhens, las bros et autres lieux. Capitaine de cavalerie, Capitaine-châtelain de Villemur. Il épouse en 1654, Charlotte-Claudine du Bourg de Bucelly, baronne de la Mosson.
- Étienne II de Seguin de La Tour de Bucelly (1655-1712), marquis de Reyniès, baron de Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, la Mothe-Sailhens et autres lieux. Capitaine de cavalerie, Capitaine-châtelain de Villemur. Il épouse en 1683, Jeanne de Garisson.
- Étienne III de Seguin de La Tour (1687-1766), marquis de Reyniès. Capitaine de cavalerie, épouse Catherine de Molières en 1719.
- Étienne-Trophime de Seguin (1726-1795), 4e marquis de Reyniès, baron de Prades, seigneur de Ressenades, la Serre, Saint-Bonnet, Chirac et autres places. Il est co-seigneur, avec le roi, de la ville de Marvejols. Il épouse Marie de Guy en 1751. Étienne-Trophime de Seguin émigrera en Allemagne à 63 ans, suivant ainsi Louis V de Bourbon-Condé. Il meurt lors du combat du à Auray à 69 ans lors du débarquement de Quiberon.
- Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, 5e marquis de Reyniès. Il fit partie de l'Armée des émigrés. Il est à l'origine des dernières modifications faites sur le château de Reyniès.
- François-Xavier de Seguin de Reyniès (1803-1880), vicomte de Reyniès, chevalier de l'Ordre du lys, membre de l'Académie de Montauban, maire de Reyniès. Il se marie une première fois en 1834 avec Jeanne Alexandrine Liénard-Fleury. Mais celle-ci meurt deux ans plus tard. François-Xavier de Reyniès se remarie en 1838 avec Mathilde d'Astrié de Gudanes.
- Antoine de Seguin de Reyniès (1870-1942), 10e marquis de Reyniès, général de brigade. Marié à Marguerite de Villers en 1898.
- Albert de Seguin de Reyniès (1900-1944), 11e marquis de Reyniès, officier de chasseurs alpins, résistant, lieutenant-colonel commandant le 6e bataillon de chasseurs alpins. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre 1939-1945 et de la rosette de la Résistance. Marié à Henriette du Parisot de Durand de la Boisse le à Lézignan.
- Fernand de Seguin de Reyniès (1903-1975), officier de chasseurs alpins. Marié à Marie-Antoinette de Lévezou de Vezins en 1934.
- Henri de Seguin de Reyniès, (1926-1956), 12e marquis de Reyniès, mort pour la France en Algérie le .