Famille de Viry

From Wikipedia, the free encyclopedia

BlasonnementPalé d'argent et d'azur
Palé d'argent et de gueules (alias d'azur), à la bande de gueules, brochante sur le tout
Famille de Viry
Image illustrative de l’article Famille de Viry
Armes de la famille

Blasonnement Palé d'argent et d'azur
Palé d'argent et de gueules (alias d'azur), à la bande de gueules, brochante sur le tout
Origine Comté de Genève
Allégeance Maison de Genève, Maison de Savoie
Pays Comté de Genève
Fiefs tenus Viry
Charges baillis de Savoie[réf. nécessaire] ; vidomne de Genève ; conseillers d'État[réf. nécessaire] ; ministres plénipotentiaire ; diplomates
Fonctions militaires chevaliers croisés[réf. nécessaire] ; chevaliers de l'ordre de Saint-Jean[réf. nécessaire] ; officiers

La famille de Viry est une famille noble savoyarde d'extraction chevaleresque, sur preuve de 1160. Elle est originaire du comté de Genève, appelée aussi indifféremment la famille de Sallenove jusqu'en 1239. Elle appartient depuis 1860, date de l'Annexion de la Savoie à la France, sous le Second Empire, à la noblesse française subsistante[1]. Elle est admise aux honneurs de la Cour de France en 1763[1].

La famille de Viry -Sallenove[2], selon l'archéologue genevois Louis Blondel (1885-1967) serait issue de la famille de Chaumont, tout comme la famille de Vidomne de Chaumont[3],[4]. La première mention d'un membre de la famille de Sallenove est dans un document de 1142[2]. Les membres de la famille portent sans distinction les noms de Sallenove, Viry ou Sallenove-Viry ou encore Viry-Sallenove[2],[5],[6].

Un vieux dicton indique : « Terny (Ternier), Viry, Compey sont les meillous maisons du Genevey, Salenove (Sallanuvaz) e Menton ne les craignons/cedons pas d'un bouton »[7],[8],[9],[10].

Entre la fin du XIe siècle et le début du siècle suivant, la dame de Viry, Adélaïde, fait une donation au prieuré Saint-Victor de Genève, soit l'ensemble des droits sur Essertet (la commune actuelle de Viry)[ReG 1].

En 1239, une branche cadette porte le nom seul de Viry[2],[5]. Hugues II de Viry, par testament du , donne naissance à deux branches cadettes avec ses deux fils, Aimon et Guillaume (Vulliuerme)[2],[11],[12], « bien qu'ilz feussent ysseuz de mesme tige ont respectivement prins le nom de leur partage »[13]. Le premier reçoit la seigneurie de Sallenove, le second la terre de Viry[11].

En 1259, une transaction s'effectue entre le comte de Genève, Rodolphe, et le damoiseau Guillaume de Viry, ce dernier obtenant les dîmes antiques et novales de Chenay, le revenu annuel sur le péage dit de Chamieria[ReG 2].

Au cours du XIIIe siècle, l'avouerie de la chartreuse de Pomier est donnée par le comte de Genève Guillaume II à la famille de Viry[14]. En 1252, le comte signe un document, avec l'ensemble de sa famille, où il confirme les donations faites par son père Guillaume Ier en 1179[14],[ReG 3],[ReG 4],[15]. Il profite de cet acte pour les renouveler et les déclarer perpétuels[ReG 4].

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, la branche cadette obtient par l'achat les biens de la branche aînée de Sallenove, qui est ruinée[6].

À partir de 1831, la chartreuse de Pomier, situé sur le territoire de la commune de Présilly, est transformée par les Viry en ferme[16],[17]. L'ensemble passe à Mme de Drée, issue de la famille de Viry, avant d'être revendu à la famille Girod[17].

Héraldique

Armes de la famille de Viry

Les armes de la famille de Viry se blasonnent ainsi :

Palé d'argent et d'azur[5] ou encore Palé d'argent et de gueules (alias d'azur), à la bande de gueules, brochante sur le tout[18].

Devise : A VIRTUTE VIRI[19]

Titres

Les Viry sont comtes puis barons (1484) de Viry[6],[5]. Ils sont seigneurs puis barons de Mont-le-Vieux (1366), Rolle (baron de 1455 à 1528)[20], Coppet (barons de 1484 à 1543)[6],[21],[22].

Des membres ont été créés comte par le duc de Savoie (), puis comte de l'Empire français (, Noblesse d'Empire)[22].

Seigneuries et châteaux

La famille de Viry réside au château de Viry reconstruit au XVIIIe siècle[19], qui fait place à l'ancienne maison-forte du Moyen Âge de la seigneurie, située dans la commune du même nom, en Haute-Savoie, et elle en conserve la propriété jusqu'au début du XXIe siècle[23].

La famille détient le château de Rolle de 1455 à 1525[24] et celui de Tournay de 1541 à 1546.

Des membres ont été[5] :

Offices

Des membres de la famille ont été :

châtelains[26] :

Personnalités

  • Amédée/A(i)mé Ier de Viry ( ), châtelain d'Allinges-Thonon (-[28], ∞ Lucie/Luque de La Baume, fille d'Etienne Galois,
    Luque de La Baume devient en 1366 dame de Mont-le-Vieux, une terre venue de son frère Guillaume de La Baume qui la détenait depuis le par inféodation de Catherine, fille de Louis II de Savoie-Vaud et femme de Guillaume Ier de Namur[29].
    • Galois et Hugonin qui lui succède comme châtelain d'Allinges-Thonon ( à )[28]. Malade, il ne pouvait plus assumer ses fonctions depuis 1354 et ce sont ses deux fils qui le suppléaient[29].
      • Amédée II de Viry († v. )[30] († av. 1400), seigneur de Viry, La Perrière, Allemogne et Mont-le-Vieux, obtient le l’inféodation du château de Luins et de son territoire[31], lieutenant-général du comte de Savoie[30], ∞ Bonne d'Hauteville : d'où une fille, Claudine[32].
      • Jacques de Viry ( ), succède à son frère[30],[32], ∞ 1414 Marguerite, fille de Nicod d'Hauteville[32].
        • Amédée III de Viry ( ), héritier de son père[30], seigneur de Viry et de Mont-le-Vieux, acquisition de Rolle (1455)[30] acquéreur de Coppet (1484)[33]. Conservation d'un sceau de 1474[34], ∞ Jeanne, fille de Jean de Compey[35].
          • Amédée IV de Viry († entre 1518/19), vidomne de Genève[30], chambellan, conseiller et ambassadeur du duc de Savoie, reçoit la dignité de baron comprenant les fiefs réunis de Viry, Mont-le-Vieux, Rolle et Coppet, le [30],[36], autorise l'installation du couvent de dominicains à Coppet (1490)[6], gouverneur de Carmagnole (1486-1488), conseiller et chambellan de Janus de Savoie, comte de Genevois, et ambassadeur pour le même prince auprès du roi de France et du duc de Bourbon (1490)[30], ∞ (1478) Hélène de Menthon, fille de Bernard de Menthon et de Marguerite de Challant[30].
            • Michel, héritier, mais vend ses terres peu après la conquête bernoise de 1536[30].
  • Clauda, dame de Viry, vend en 1436 sa maison forte des Vaux à Gilly, domaine qui fera partie par la suite du Château de Vincy[38].
  • Alexandre de Sallenove ( /46), bâtard d'Antoine, légitimé en 1500, baron de Sallenove, seigneur de Marlioz, Jarsagne, La Balme-sur-Cerdon, Santans, Etrepigney, coseigneur d'Aime en Tarentaise, de Marthod, Manigod, Vens, Eyria, etc., châtelain du Valais, conseiller de l'évêque de Genève, ambassadeur du duc de Savoie Charles III auprès de Charles-Quint (1519), chambellan de Charles III, gouverneur de Nice (1531-1532)[39]. ∞ Marguerite de Chevron-Villette, fille du baron François de Chevron[39].
    • Charles de Sallenove, baron de Sallenove, seigneur de Marlioz, etc., gentilhomme ordinaire de Charles-Quint, vivant aux Pays-Bas[39].
  • Michel de Viry († v. 1543), baron de Viry, Rolle, Mont-le-Vieux et Coppet au moins depuis , fils d'Amédée IV ; ∞ Pauline de Vergy, la tante maternelle de Michel de Gruyère. Il acquiert en 1520 le four banal de Gilly pour le donner à la chapelle Saint-Antoine en l’église de ce lieu[40]. ∞ Pauline de Vergy-branche de Champlitte et Champvans).
    Sans postérité et devant sans doute faire face à des difficultés financières, Michel de Viry cède sa baronnie au duc Charles en 1520/1531, puis on la retrouve aux mains de Jean-Amédée de Beaufort-Salagine, suivi de Michel, comte de Gruyère et seigneur d'Aubonne (qui lui-même la perd dans les années 1550 : jusqu'à la Révolution de 1798, Rolle et Mont passent aux Steiger, grands notables bernois, alors que Coppet connaît un destin bien plus heurté jusqu'à Necker).
  • Marin de Viry, créé comte de Viry par lettres patentes du [41], chambellan ducal, commande les troupes savoyardes contre les Bernois (1535)[18], s'attaque à l'héritage de Charles de Sallenove (voir ci-dessus)[39], « par l'extinction des Sallenove et de la branche aînée des Viry, chef de nom et d'armes de ces familles »[13].
  • François-Joseph-Marie Henry de Viry ;
    • Joseph-Marie-François-Justin de Viry, comte de Viry (1707-1766), intendant-général de l'île de Sardaigne (1744), ministre plénipotentiaire auprès des Provinces Unives (1750-1755), ambassadeur à Londres (1755-1763), qualité lui permettant de participer à la préparation du Traité de Paris de 1763[42], le roi Louis XV, pour lui marquer sa reconnaissance, admet la famille de Viry aux Honneurs de la Cour[5].
      • Jean Henri Georges de Viry (1792-1844), comte, fils du précédent. Contre-amiral commandant de la marine sarde. Chevalier de l'Ordre de l'Aigle-Rouge de Prusse, commandeur de l'Ordre de Ferdinand des Deux-Siciles[43] ;
        • Eugène Hilarion de Viry (1822-1877). Vice-amiral, campagne d'Orient contre la Russie[44] ;
        • Henri de Viry, baron. Contre-amiral[45] ;
      • Justin de Viry (1737-1813), fils de Joseph-Marie-François-Justin de Viry, baron, diplomate et homme politique du royaume de Sardaigne, puis au service de la France (inhumé au Panthéon de Paris) ;
  • Albert (Gaspard Eugène) de Viry (1709-1794), baron, lieutenant-général de la cavalerie de Savoie, gouverneur de Pignerol, chevalier de l'Annonciade en 1780, mort à Turin le , sans postérité[5].
  • Albert Eugène François de Viry (1784-1813), chambellan de l'Empereur Napoléon Ier. Mort à Viry en 1813, sans postérité[5].
  • Jean Élizé Marie de Viry (1865-1937), ESM Saint-Cyr, promo de Châlons (1886-1888), général de brigade, officier de la Légion d'honneur[46].
  • Pierre Marie Elizée de Viry (1867-1941), Officier d'artillerie, continuateur de l'Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie du comte Amédée de Foras[réf. nécessaire].

Des membres de la famille sont des religieux, notamment des chanoines au chapitre de Saint-Pierre à Genève[6].

Alliances

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI