Fanda (Sénégal)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fanda est exactement situé à l'ouest du village d'Agnack (sa limite est), à l'est du village de Niaguis (sa limite ouest et le chef-lieu de la commune et de l'arrondissement éponymes), au sud du fleuve Casamance (sa limite Nord) et au Nord du hameau appelé Bindialoum (en quelque sorte sa limite Sud, qui lui est même parfois rattaché). Fanda se trouve sur la route qui relie Ziguinchor à Kolda, communément appelée « la Route du Sud » ou la Nationale 6. À cette position, Fanda est le dernier village situé sur la Nationale 6 (de Ziguinchor vers Kolda) de la commune de Niaguis (ancienne communauté rurale de Niaguis).

Fanda est un village peuplé majoritairement de Mandingues (la langue qui y est plus parlée) et de Diolas Fogny ou Baïnoucks (Diolas et Baïnoucks y sont aujourd'hui tellement mélangés qu'il est difficile de les distinguer; bien que selon les traditions orales, ils en seraient pour l'essentiel originellement des Baïnoucks). Cependant, on y retrouve des ethnies telles les Manjaques, les Balantes, les Baïnouks, les Mancagnes (pendant très longtemps une seule famille, en l'occurrence celle des Mingou, du directeur de l'école publique élémentaire de 1982 à 1994), les Peuls, les Toucouleurs (souvent des pêcheurs venus du Nord Sénégal, comme les familles Fall, Sarr, etc.). Toutefois, il s'agit de faibles présences, comparées à celles des deux premières ethnies citées (Mandingues et Diolas). On y parle également (notamment dans certaines familles Manjaques, Diolas Catholiques et Baïnouks) le créole portugais de la Casamance, quasiment le même que celui de la Guinée-Bissau

Ce village, peuplé aujourd'hui de plus de 1 000 habitants (1 061 exactement : RGPH 2002), a pendant 2 décennies (de 1977 à 1998) abrité une des plus fortes présences américaines au Sénégal, en l'occurrence "The Fanda Missionary School" (F.M.S), faisant alors partie de ce qui était appelé "New Tribes Mission" (NTM, fondée en 1942 par l'américain Paul Fleming) et devenue, depuis 2017, "Ethnos360". Cette mission chrétienne évangélique interconfessionnelle internationale, comme elle se définissait, a officieusement pris fin, à cause surtout du conflit casamançais et surtout avec les mines qui faisaient des ravages sur l'axe Ziguinchor-Kolda. C'est en effet à cette date que l'ambassadeur des États-Unis, après une visite effectuée sur place, a décidé de faire quitter ses compatriotes pour des lieux plus surs ou sécurisés comme Dakar ("Dakar Academy", etc.) et certaines localités de l'ancienne région de Tambacounda (ils y disposaient de petits sites de ce type). Tout de même, ils y ont laissé un important patrimoine immobilier (ce site constituait un véritable « village américain » dans cette partie de la région de Ziguinchor) : logements, locaux d'activités tels que salles de classe et ateliers de travail, infrastructures sportives (football, basketball, volleyball, etc.). Ce qui a, en très grande partie, facilité l'ouverture aujourd'hui du Centre de Formation Professionnelle et d'Entreprenariat de Groupe dont la vocation est à sa création, selon les autorités sénégalaises, sous-régionale (Gambie, Guinée-Bissau, Mauritanie, Mali) : il convient toutefois de reconnaître que cette vocation n'est pas encore remplie, puisque le centre n'est qu'à ses débuts au moment où cette partie de cette page est premièrement remplie (en 2010).

Les principaux quartiers de Fanda sont : Diacopé vers Agnack (à l'est), Diouloucouna vers Niaguis (à l'ouest), Couboudy (au centre-sud), Almamy (au centre-est), Mbandy (au centre-ouest), Barembor et l'ex-Mission Évangélique ou l'actuel Centre de formation professionnelle (au centre-sud). Il y a également, un petit quartier situé au centre-Nord, c'est-à-dire vers le fleuve Casamance (frontière Nord du village), fièrement dénommé HLM. De nouveaux quartiers sont venus s'ajouter à ceux précédemment cités.

La Nationale 6, qui traverse le village, a joué un rôle prépondérant dans l'occupation spatiale de ce village; en ce sens que les quartiers précédemment cités se situent quasiment tous de part et d'autre de celle-ci. Ce qui donne à Fanda une forme longitudinale d'à peine 4 km (voire plus), même si la largeur peut atteindre, par endroits, entre 900 et 1 000 m (exemple Couboudy et l'ex-Mission Évangélique, les quartiers les plus avancés vers le Sud, c'est-à-dire vers le continent). Fanda a aussi servi de village de refuge (à la suite du conflit que connait la Casamance naturelle depuis 1982) pour les villages et hameaux intérieurs environnants, c'est-à-dire non desservis par la Nationale 6. Parmi ces villages et/ou hameaux on peut citer : Bindialoum aussi appelé Arighala 2, Arighala Diola et Manjaque, Pouboul (aussi appelé Bindialoum). Mais aussi, comme pratiquement tous les villages casamançais, Fanda s'est partiellement vidé de ses habitants qui ont rejoint, pour des besoins de sécurité, des lieux comme Ziguinchor, Guinée-Bissau, Gambie et Dakar, etc. Toutefois, depuis l'accalmie dernièrement constatée en Casamance, des retours sont progressivement notés.

Administration

Par rapport aux échelles déconcentrée (administration centrale) et décentralisée (administration locale) du Sénégal, Fanda ne joue pas un très grand rôle; puisqu'il n'a que le statut de village. Or celui-ci, que ce soit au niveau de l'administration déconcentrée ou de l'administration décentralisée, constitue l'entité la plus basse de l'échelle (avec la communalisation intégrale de 2013, il correspond plus au quartier retrouvé en milieu urbain, voire dans les villes) à la tête de laquelle est placé un "chef", qui au demeurant n'est pas élu, mais juste nommé par le Sous-Préfet (avant 1996), puis (depuis 1996) par le Maire (anciennement appelé Président de Communauté Rurale): cette description relève plus des textes juridiques ou de la théorie, d'autant qu'en réalité le chef de village est choisi dans la famille qui avait depuis longtemps les rênes de la chefferie villageoise (en pratique, plus donc le respect de la tradition que celui des textes juridiques).

En conséquence, la seule représentation administrative que l'on peut situer à Fanda est en quelque sorte l’École Publique Élémentaire. En effet, Fanda dispose d'une école élémentaire depuis 1958 : d'abord à trois salles de classe (jusqu'au milieu des années 1980) puis à six depuis le milieu des « années 1980 » et 12 aujourd'hui. Depuis 1990, elle est devenue un centre d'examen pour le Concours d'entrée en sixième et pour le Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE). Cette école a, jusqu'à nos jours, connu quatre (4) directeurs à sa tête : de son ouverture à 1981/82 Monsieur Almamy SANE, de 1982/83 à 1993/94 Monsieur Eugène MINGOU et de 1994/95 à 2011/2012 Monsieur Babacar René SECK et de 2012/2013 à nos jours Monsieur Youssouph DIEME. Aujourd'hui, l'école de Fanda a connu un rayonnement et des résultats importants. On peut même dire, sur plusieurs plans, qu'elle est la deuxième école de la commune de Niaguis, après, bien sûr, celle du chef-lieu de commune dont Fanda fait partie (Niaguis). On peut ici aussi parler du nouveau "Centre de Formation Professionnelle et Entrepreneuriat de Groupe", évoqué plus haut.

Géographie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI