Fanny Colin
avocate française
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Fanny Colin est une avocate pénaliste française, inscrite au barreau de Paris depuis janvier 2005. Associée du cabinet Versini-Campinchi, Merveille & Colin, elle est connue pour intervenir dans des dossiers médiatisés impliquant des personnalités publiques.
Biographie
Fanny Colin est née en avril 1981 à Paris. Sa sœur jumelle, Laurie Colin, est également avocate au barreau de Paris[1]. Son beau-père est le skipper français Jean Maurel[2].
Après des études de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas, elle prête serment en 2005 et rejoint le cabinet de Jean-Pierre Versini-Campinchi, dont elle devient associée. Le cabinet Versini-Campinchi, Merveille & Colin, cofondateur de l’Alliance Basalt, intervient principalement en contentieux pénal et en contentieux des affaires[3].
Depuis le décès de son mentor et associé Jean-Pierre Versini-Campinchi, le , Fanny Colin poursuit l’activité pénale du cabinet aux côtés de son associé Alexandre Merveille, spécialisé en contentieux commercial. Jean-Pierre Versini-Campinchi lui a transmis sa robe d’avocat[4].
Carrière
Fanny Colin est spécialisée en droit pénal général et pénal des affaires. Elle intervient régulièrement dans des affaires impliquant des sociétés et dirigeants de grands groupes français ainsi que des personnalités publiques, notamment dans le contexte d’affaires liées au mouvement #MeToo.
Sa carrière est marquée dès ses débuts par l’affaire Maurice Agnelet, dossier criminel dans lequel elle intervient aux côtés de François Saint-Pierre et de Jean-Pierre Versini-Campinchi[5].
En 2018, elle est citée parmi « la relève du droit pénal des affaires » par Les Échos[6]. Elle apparaît régulièrement dans les classements professionnels d’avocats spécialisés en droit pénal des affaires (white-collar crime), tel que ceux publiés par Chambers and Partners[7], Le Point et Décideurs Magazine[8].
En 2021, elle fait l’objet d’un hors-série du podcast Avocats Génération Entrepreneurs intitulé « Fanny Colin, l’infatigable »[9]. En 2025, Libération lui consacre un portrait intitulé « Ça se défend »[2].
Dossiers notoires
Droit pénal des affaires
Aux côtés de Jean-Pierre Versini-Campinchi, Fanny Colin participe à la défense de Jean-Christophe Mitterrand dans l’affaire dite de l’« Angolagate » et intervient dans plusieurs autres dossiers économiques et industriels d’ampleur nationale, dont l’affaire Buffalo Grill, l’affaire des faux espions de Renault ou le contentieux de l’amiante de la tour Montparnasse[10].
Elle est l’avocate du groupe Vinci dans l’affaire de la construction du métro de Doha (Qatar) ouvert sur la plainte de l’association Sherpa[11],[12].
Elle assure également la défense d’Anne Lauvergeon, ancienne présidente du groupe Areva, dans le dossier Uramin[13], ainsi que de Bernard Laporte, ancien président de la Fédération française de rugby[14].
Elle représente également les parties civiles dans l’affaire surnommée par la presse du « Madoff de Saint-Briac »[15] relative à une escroquerie présumée de type « pyramide de Ponzi », portant sur plus de 106 millions d’euros[16].
Droit pénal général
Fanny Colin est connue pour ses interventions dans plusieurs dossiers pénaux médiatisés impliquant des personnalités publiques, notamment dans le contexte du mouvement #MeToo[2].
Elle a notamment défendu le musicien Ibrahim Maalouf, relaxé définitivement en 2020[17] ; le réalisateur Christophe Ruggia[18], poursuivi pour agressions sexuelles ; le conseiller de Paris Maxime Cochard, dont la procédure a été classée sans suite[19] ; la productrice Juliette Favreul, ancienne responsable du collectif 50/50, relaxée en 2023 des accusations d’agression sexuelle portées par la comédienne Nadège Beausson-Diane[20] ; le champion olympique Kevin Staut, définitivement relaxé en 2024 des accusations de violences portées par son ancienne compagne[21] ; l’avocat Alex Ursulet, acquitté en novembre 2025 par la Cour criminelle départementale de Paris [22]; ainsi que le footballeur du Paris Saint-Germain et international marocain, Achraf Hakimi, mis en examen pour viol.
Elle intervient également dans des affaires criminelles et de faits divers, notamment dans le dossier Alain Kernoa relatif au meurtre de Mathilde Croguennec lors du teknival de Carnoët[23], ainsi que dans l’affaire de l’assassinat du chef de la police municipale Christian Maréchal, pour laquelle elle demande en 2025 la saisine du pôle « cold cases » afin de relancer l’enquête[24].

