Fatima Naout, née le à Le Caire, est une poétesse, traductrice et journaliste égyptienne. Elle est l’autrice de plusieurs recueils de poésie et d’essais, et dirige la revue littéraire Qaws Qazah («L’Arc-en-ciel»). Elle a également traduit en arabe diverses œuvres littéraires de langue anglaise. Elle collabore régulièrement à la presse écrite, notamment aux journaux Nesf El Donya, Al-Masry Al-Youm et Youm7.
Avant de se consacrer à la littérature, elle exerce pendant une dizaine d’années la profession d’architecte après des études à l’université Ain Shams. En 2016, elle est condamnée pour avoir critiqué publiquement, sur Facebook, le rituel du sacrifice animal lors de la fête de l’Aïd al-Adha; sa peine est ensuite réduite en appel.
Jeunesse et formation
Fatima Sayyid Muhammad Hasan Naout naît le au Caire[1]. Elle obtient en 1987 un diplôme d’architecture à la faculté d’ingénierie de l’université Ain Shams[1]. Elle travaille ensuite pendant une dizaine d’années comme architecte pour le bureau Sabbour Consultants[2].
Carrière littéraire
À la fin des années 1990, Fatima Naout se tourne vers l’écriture, la traduction et le journalisme. Elle devient rédactrice en chef de la revue littéraire Qaws Qazah[1] et collabore à plusieurs périodiques égyptiens et arabes, dont Nesf El Donya, Al-Masry Al-Youm, Youm7 et Al-Youm Al-Sabaa[3].
Elle est l’autrice d’une dizaine de recueils de poésie, ainsi que d’essais et de critiques littéraires. Son recueil A Bottle of Glue reçoit le premier prix de littérature arabe lors du Hong Kong Literary Festival de 2006 avant d’être traduit en anglais et en chinois[1]. Elle traduit également en arabe des textes de Virginia Woolf, Philip Roth, Chimamanda Ngozi Adichie, Chinua Achebe et de l’écrivain John Ravenscroft[1].
En , Fatima Naout publie sur Facebook un texte critiquant le sacrifice rituel des moutons pratiqué lors de l’Aïd al-Adha. Elle y évoque le récit du sacrifice d’Abraham et décrit la pratique comme une «massacre répété»[4]. Ses propos suscitent des réactions indignées sur les réseaux sociaux et donnent lieu à une plainte déposée contre elle en [5]. En , elle est condamnée à trois ans de prison et à une amende de 20 000 livres égyptiennes pour «outrage à la religion»[6]. En appel, sa peine est réduite à six mois avec sursis[7]. Elle se présente par ailleurs comme candidate aux élections législatives en Égypte[6].
Notes et références
123456Kees Nijland, «Fatima Naoot», sur Poetry International (consulté le )
12«Fatima Naoot», sur Internationales Literaturfestival Berlin (consulté le )