Felicia Pacanowska

peintre et graveuse polonaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Felicia Pacanowska (orthographié également Pocanowska[1]) est une artiste peintre et graveuse polonaise née à Łódź (Pologne) le et morte à Rome en 2002.

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Félicia Pacanowska
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Son œuvre se situe d'abord dans la figuration cubiste pour glisser progressivement dans les années 1950 vers l'abstraction géométrique. Vivant à Paris à partir de 1932 (notamment au 7, rue Ricaut dans le 13e arrondissement), elle appartient à l'École de Paris.

Biographie

Académie des beaux-arts de Varsovie

Felicia Pacanowska est, après avoir obtenu son baccalauréat au lycée de Lódz, élève en peinture et en gravure (bois et cuivre) de l'Académie des beaux-arts de Varsovie[2]. Diplômée, elle quitte la Pologne pour Paris en 1932[3].

De retour à Paris en 1937, elle se rapproche de l'École de Paris[4] et travaille à approfondir la technique de l'eau-forte. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est dessinatrice industrielle dans une usine d'aviation (1939). Échappant à la rafle du Vel d'Hiv en 1942[3]. Elle part en 1946 étudier la sculpture à l'Académie de Rome, et rentre à Paris pour pratiquer la peinture et à la gravure dès 1947[5].

La robustesse des personnages de Felicia Pacanowska l'apparente alors tant à l'expressionnisme qu'à un cubisme dont la force de construction rappelle son apprentissage de la sculpture. Nadine Nieszawer établit pour sa part un lien entre les mêmes réminiscences extrêmes et inhumaines de l'après-Shoah et le renoncement progressif de Pacanowska à la figuration, à son devenir radicalement abstrait[4].

L'œuvre de Felicia Pacanowska est, tant en France qu'en Italie où elle reçoit deux prix, découverte et reconnue par les critiques d'art autour de 1954[6], puis, à compter du Salon des réalités nouvelles de 1962, présente dans les principales manifestations parisiennes ainsi que dans les musées européens.

Contributions bibliophiliques

  • Irène Kaufer, Ombre du soleil, frontispice de Felicia Pacanowska, éditions Pierre-Jean Oswald, 1971.

Expositions

Expositions personnelles

  • Galerie Redfern Londres, 1937.
  • Musée d'Israël, Jérusalem, 1953.
  • Galerie Gérard Mourgue, Paris, [7].
  • Galerie Vendôme, Paris, 1973.
  • Centre d'art et de culture de l'Espace Rachi, Paris, mars-.

Expositions collectives

Réception critique

  • « Pacanowska nous donne des représentations de formes conçues clairement. Ses formes simples de personnages, pèlerins, pêcheurs, arbres ou de toits qui se détachent presque en relief sur des fonds plus clairs sont pourtant des échafaudages harmonieux placés dans un ordre esthétique rigoureux. D'autre part, ses tableaux sont le résultat d'une superposition sculpturale de formes bien plus que d'une imbrication architecturale cubiste. J'ai pensé, devant son paysage de Positano, au paysage de Tolède du Greco par l'étagement singulier des formes et aussi la lumière intellectuelle qui prend possession de la nature. Peut-être parce que Pacanowska est astigmate, comme l'était Le Greco ? En tous cas, son sens de la composition est d'un grave dépouillement sans jamais tomber dans la stylisation. Cette esthétique se réclamant plus de la sculpture que de la froideur de l'architecture répond-elle à un besoin d'absolu ? Pacanowska ne veut pas souffrir l'intransigeance abstraite et c'est d'une esthétique d'un parti-pris délicat qu'il s'agit plutôt : elle veut que seule la forme abstraite frappe durablement le spectateur, mais son esprit a besoin d'un ordre profond donné par les rapports cosmiques de la nature. Cette spiritualité claire et mystique de la conception de la nature est transcrite par un trait, un dessin sérieux qui fait toute la sympathie qu'on éprouve devant cette peinture dépouillée. Toute la sensibilité se trouve dans les couleurs, aux beaux tons pâles très doux, mais sa force est le privilège d'un sens clair de la forme. » - Hubert Decaux[7]
  • « Ses gravures, en général des eaux-fortes, sont bien représentées dans les collections publiques… Sa vision part d'une figuration transposée pour tendre à une abstraction lyrique. La construction de ses compositions a souvent fait évoquer une origine cubiste. » - Dictionnaire Bénézit[9]

Prix

Collections publiques

Belgique

Drapeau du Danemark Danemark

France

Italie

Pologne

Royaume-Uni

Drapeau de la Suisse Suisse

Collections privées

  • Henri Braun-Adam[23].

Références

Annexes

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