Ferdinand Bal
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| Ferdinand Bal | |
| Présentation | |
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| Naissance | Paris |
| Décès | (à 67 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activités | Ingénieur-architecte |
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Ferdinand Bal, né le à Paris et mort dans cette même ville le , est un architecte et ingénieur français.
Né le au no 4 de la rue de Jouy, dans l'ancien 9e arrondissement de Paris[1], François-Ferdinand Bal est le fils de Marie-Judith Sollier et d'Eugène Bal, fumiste[2].
Jeune architecte, Bal est nommé chevalier de la Légion d'honneur par un décret de l'empereur Napoléon III daté du . La même année, il est nommé titulaire de l'Ordre du Christ du Portugal. À la fin du Second Empire, il demeure au no 7 de la rue de Turenne[3] puis au no 5 de la rue des Lions-Saint-Paul[4].
En 1870, Bal prend part à la guerre franco-allemande comme officier et sert dans le 3e escadron de la garde nationale à cheval lors du siège de Paris[5].
Lors des élections municipales du 23 juillet 1871, Bal obtient 491 voix dans le quartier de l'Arsenal, mais c'est un autre ingénieur, Charles Callon, qui est élu par 1 076 suffrages avec le soutien de l'Union parisienne de la presse. Callon ne se représentant pas aux élections du , les conservateurs (monarchistes) soutiennent[6] le bonapartiste[7] Bal, qui promet de ne pas faire intervenir des sujets de politique nationale dans les questions municipales et d’œuvrer à la reprise des grands travaux de la capitale[8]. Il est cependant largement battu par le républicain Henri Harant, avec 706 voix contre 1693[9].
Le , Ferdinand Bal, demeurant alors au no 2 de la rue Charles-V, a épousé Louise-Désirée Baulot à Montgeron[10].
En 1879, pour la Société d'encouragement à l'élevage du cheval français, Bal réalise une tribune en charpente couvrant 700 m2 à l'hippodrome de Vincennes (remplacée en 1925 par des tribunes en béton)[11].
Pendant moins d'un an, entre [12] et [13], le nom de « rue Ferdinand-Bal » a été donné à une rue nouvelle (l'actuelle cité d'Hauteville) dont l'architecte avait conçu les douze immeubles.

Son chef-d’œuvre reste le grand immeuble construit en 1883 pour le journal La France dans la rue Montmartre, entre la rue du Croissant et la rue Saint-Joseph[14]. Il occupe l'emplacement de l'ancien marché Saint-Joseph, acheté (pour la « Société des immeubles commerciaux ») et démoli par l'architecte en 1882[15]. Le décor sculpté, œuvre de Louis Lefèvre et Ernest Hiolle, a été conservé, même si le buste d'Émile de Girardin placé sur le pan coupé[14] a été remplacé par celui de Marianne.
Au gré de ses activités de spéculation immobilière et de ses travaux, Bal change régulièrement d'adresse, passant de la rue de Marignan (no 16) à la place de la Concorde (no 8) en 1891, puis au no 30 de l'avenue Rapp, dont il a dirigé la construction entre 1893 et 1894. Vendu par sa mère en 1895, cet immeuble lui apporte quelques ennuis, la nouvelle propriétaire ayant réclamé en raison de malfaçons dans les conduits d'air chaud et de fumée[16]. À la fin du siècle, il réside dans un immeuble très semblable à celui de l'avenue Rapp, qu'il a signé et daté de 1896 au no 110 (aujourd'hui 112) de la rue Saint-Dominique, puis au no 14 (renuméroté 4 en 1902) de la rue Dupont-des-Loges, avant d'acquérir des terrains rue Rosa-Bonheur (1905).
Ferdinand Bal meurt le en son domicile de la rue de l'Université (no 225)[17] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (65e division).
