Fernand Dacre

officier et nouvelliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Fernand Dacre, né Fernand Lapertot le à Saintes en Charente-Maritime et mort pour la France au Mesnil-lès-Hurlus dans le département de la Marne, le , est un officier et nouvelliste français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

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Nom de naissance
Fernand Lucien Emile Joseph LapertotVoir et modifier les données sur Wikidata
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Fernand Dacre
Biographie
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Décès
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Nom de naissance
Fernand Lucien Emile Joseph LapertotVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
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Biographie

Jeunesse et formation

Fernand Lucien Émile Joseph Lapertot, né le à Saintes[1], est le fils de Pierre François Ferdinand Lapertot (1814-1883), pharmacien major à Compiègne et de Julie Marie Rousseau (1834-1889)[2].

Après avoir perdu ses deux parents durant son adolescence, il poursuit sa scolarité à Saintes[3], Toulouse, Autun et au lycée de Dijon où il prépare le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr[1]. Classé 44e sur 476 élèves à l’issue du concours[4], il est admis en octobre 1893 dans la 78e promotion, dite de Jeanne d’Arc, et obtient une bourse pour y poursuivre ses études[5]. À l’issue de l’examen de sortie de l’école en 1895, il est classé 352e sur 462[6] et nommé sous-lieutenant au 21e régiment d'infanterie à Langres[7],[1].

Saint-Cyrien et novelliste de la vie militaire

Promu lieutenant le , il passe au 128e régiment d'infanterie en mai 1903[8].

Très tôt attiré par l'écriture, il se passionne pour Zola dont il apprécie le style, « l'observation précise et large, les descriptions vibrantes »[1]. Dès 1897, il écrit des nouvelles pour différentes revues, comme Le Monde illustré[9], Le Figaro illustré, La Revue hebdomadaire, La Revue de Paris, Le Petit écho de la mode[10],[1].

Le , il épouse Marie Jeanne Guédon (1872-) à l'hôtel de ville de Dijon[11]. La même année, il publie chez Plon son premier roman, La Race. Après avoir écrit quelques chroniques pour le quotidien républicain Le Midi à Montpellier, le journal publie son roman sous forme de feuilleton du [12] au [13]. Henry de Forge résume l'ouvrage comme une œuvre « de psychologie très fouillée, sur la question même du patriotisme et sur l'importance capitale de l'armée du point de vue social. Elle discute et tranche un des problèmes les plus brûlants et les plus controversés : celui des avantages et des inconvénients de la vie de caserne, de la discipline telle qu'elle s'y trouve organisée, en un mot du problème militaire »[14].

En 1909, il publie Traineurs de sabre, constitué de quatre nouvelles distinctes, intitulées Le Joug, Joyeux, Dans les neiges et L'Espion. Charles Fuinel décrit l'ensemble comme « une sorte de mise en relief de la physionomie et du caractère de l’officier. L’auteur établit un parallèle saisissant entre l’officier de la vieille école, dressé pour commander à des soldats de métier, et l’officier moderne qui a dû se consacrer presque exclusivement au rôle d’éducateur des jeunes citoyens de toutes les professions et de toutes les classes de la société, appelés pour un temps très court sous les drapeaux »[15]. L'ouvrage est récompensé par un prix Montyon de l'Académie française en 1910. La nouvelle L'Espion est adaptée pour le théâtre et jouée à Nantes par Marguerite Allote de la Fuÿe[16],[17].

En 1912, il fait paraitre un nouveau volume de nouvelles[18], L'Heure critique que Rachilde décrit dans Mercure de France comme « une très exacte restitution de la vie des néophytes St-Cyriens. La description de ces brimades et de ces longs exercices destinés à briser l'énergie cérébrale des jeunes hommes non encore bahutés aux yeux de leurs camarades de bahut donne une triste idée de ce genre d'esprit militaire »[19].

Capitaine d'infanterie tué pendant la Première Guerre mondiale

Mobilisé en août 1914 comme capitaine de la 1re compagnie au 33e régiment d'infanterie[14],[8], il participe avec son régiment aux épreuves de la grande retraite de Belgique et aux combats de la bataille de la Marne[20].

Engagé dans la bataille de Champagne, Fernand Lapertot est tué le matin du au Mesnil-lès-Hurlus[21],[22] avec la majorité des hommes de sa compagnie lorsqu'ils sortent de leur tranchée pour une attaque massive contre les tranchées ennemies[23].

La citation qui accompagne sa distinction dans l'ordre de la Légion d'honneur en précise les circonstances : « au cours de la journée du 16 février 1915, a maintenu sa compagnie sur ses positions, malgré le feu convergent très nourri de l'artillerie allemande. A brillamment enlevé sa compagnie à l'assaut d'une position très forte. A été tué en tête de sa compagnie. Officier d'une valeur et d'une bravoure réputées »[24].

Il est inhumé à la Nécropole nationale de la Crouée à Souain-Perthes-lès-Hurlus (tombe 7659)[25].

Œuvres principales

Ouvrages

  • La Race, Plon, Paris, 1903
  • Traîneurs de sabre, H. Daragon, Paris, 1909
  • L'Heure critique, H. Daragon, Paris, 1912
  • Un Cœur qui s'éveille, avec Henry de Forge

Pièces de théâtre

  • Manœuvre à double action, vaudeville en un acte, avec A. Tonio et Gustave Cognet
  • Épisode, un acte, joué au Théâtre des Arts à Paris en 1906[26]
  • Un Satyre, s.v.p., vaudeville en un acte, avec Émile Chicot et A. Tonio, joué au théâtre La Fourmi en 1909[27]

Publications dans des revues et journaux

Distinctions

Hommages

Pour approfondir

Bibliographie

  • Henry de Forge, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 4, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Fernand Lapertot (Fernand Dacre) 1872-1915 », p. 441-445

Liens externes

Notes et références

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