Fernand Lasne
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Fernand Louis Lasne |
| Nationalité | |
| Activité |
| Conflit | |
|---|---|
| Distinction |
Fernand Lasne, né le à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) et mort le [1] dans la même ville[2], était un aviateur français, pilote de guerre durant la Première Guerre mondiale, pilote de records dans l'Entre-deux-guerres et pilote d'essai après la Seconde Guerre mondiale.
Première Guerre mondiale
Né à La Ferté-Saint-Aubin le , Fernand Lasne se révèle très tôt doué pour la mécanique. En 1910, il fabrique de toutes pièces une bicyclette à hélice. Sportif, il participe à de nombreux concours de gymnastique avec les Cadets de Sologne[3].
Au début de la Première Guerre mondiale, Fernand Lasne est mobilisé comme sapeur au 7e régiment du Génie, sur l'Yser. Le il demande son transfert dans l’aviation militaire[3]. Le , il est affecté à l'escadrille MS.38 (en) comme mécanicien[4]. Accédant à l’école de pilotage d’Avord en 1916, il est breveté pilote (brevet militaire numéro 5 696) le [3]. Le il obtient le brevet civil (numéro 5 870) de l'Aéro-Club de France[3]. Il est affecté en à l’escadrille N.93[4] sur le front des Vosges[3]. Fin il est transféré comme pilote d'essai à l'escadrille des essais en vol de Villacoublay[4].
Entre-deux-guerres
Embauché chez Nieuport[4] le , il y restera jusqu'en 1940. Breveté pilote de transport public le , il participe à toutes les grandes compétitions, ainsi qu'aux essais des avions produits par l'entreprise[3] :
- le il se classe second de la Coupe Deutsch de la Meurthe, à Étampes - Villesauvage. Sur biplan Nieuport doté d'un moteur Hispano-Suiza de 300 ch, il boucle les 300 kilomètres de l'épreuve en 1 heure, 9 minutes et 55 secondes. Le vainqueur de l'épreuve, Georges Kirsch, n'a que 5 minutes d'avance sur Lasne : il réalise le parcours en 1 heure, 4 minutes et 39 secondes sur monoplan Nieuport[5].
- le Fernand Lasne remporte l’épreuve[4] sur un biplan Nieuport NiD-29V à moteur de 300 ch, couvrant le parcours de 300 kilomètres en 1 heure, 2 minutes et 11 secondes[6] à une vitesse moyenne de 289 km/h[2], réussissant à devancer des appareils à moteur de 500 ch et 700 ch[3].
- Toujours en 1922, il participe à la mise au point d'un turbocompresseur Rateau monté sur un moteur Hispano-Suiza, et assure les essais d'une hélice métallique[3].
- En 1924 il remporte le Tour de France Aérien pour avions de tourisme[4].
- En 1925 et 1926 il s’attribue 16 records internationaux de vitesse et de distance à bord d’un Nieuport-Delage NiD.42[4] équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 500 ch[3].
- En 1931 il gagne le grand prix de vitesse Handicap Georges Dreyfus à bord d'un Nieuport 631 doté d'un moteur Lorraine de 240 ch[3].
- Entre 1933 et 1938 il est le pilote attitré de Suzanne Deutsch de La Meurthe[4].
- Juste avant la guerre il met encore au point le biplan Delanne 20-T (en).
Seconde Guerre mondiale
En 1940, il est "affecté spécial" chez Nieuport. Alors qu'il convoie un Morane-Saulnier MS.230 entre Nevers et Cosne, il est abattu par un chasseur allemand et s'en tire de justesse[3].
Durant la Seconde Guerre mondiale, Fernand Lasne parvient à échapper à toute collaboration avec l’occupant[4].
Après-guerre
Dès 1945, il reprend du service comme pilote d'essai à la Société nationale des constructions aéronautiques du Centre (SNCAC)[4] à Toussus-le-Noble[3].
- Il teste le bombardier en piqué modèle Loire-Nieuport LN 42 destiné à la Marine[3].
- Le il réalise le premier vol du bimoteur embarqué SNCAC NC.1070[2] à moteurs à pistons. Lors de ce vol inaugural, il sera assisté par M. Blanchard [7]
- Puis le , accompagné de Marcel Blanchard, il réalise le premier vol de sa version NC.1071, le premier biréacteur français[4] propulsé initialement par des réacteurs SNECMA avant leur remplacement par des Rolls-Royce Nene britanniques fabriqués sous licence en France par Hispano-Suiza[3].
Fernand Lasne a pris sa retraite en 1958 après avoir totalisé près de 5 000 heures de vol[2] et fait décoller 30 prototypes[4]. Personnage aussi modeste que courageux, il est décédé le [8] à La Ferté-Saint-Aubin où il est inhumé[2],[3].