Fille d’Haïti
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| Fille d’Haïti | |
| Auteur | Marie Vieux-Chauvet |
|---|---|
| Pays | Haïti |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Français |
| Version française | |
| Éditeur | Éditions Fasquelle |
| Date de parution | 1954 |
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Fille d'Haïti est le premier roman de l'écrivaine Marie Vieux-Chauvet publié en 1954 aux éditions Fasquelles.
Fille d'Haïti est le premier roman de l'écrivaine Marie Vieux-Chauvet publié en France en 1954 aux éditions Fasquelles, réédité aux éditions Zellige en 2014, et enfin en Haïti à Port au Prince en 2016 aux éditions L’Imprimeur avec une préface de Jean-Euphèle Milcé[1]. Le roman préfigure les thèmes que Marie Vieux Chauvet explore par la suite dans Amour, Colère et Folie publié en 1968[2]. Le roman a pratiquement la qualité d'un roman d'autofiction, suivant la trajectoire d'une femme appartenant à la classe de la bourgeoisie mulâtre de Haïti[2].
Marie Vieux Chauvet écrit le roman alors même que les femmes viennent d'obtenir le droit de vote en Haïti en 1950, mais sont rarement visibles dans la vie politique à Haïti. Il est également publié trois années avant l'accession au pouvoir de Papa Doc[3] Si le roman n'est toutefois pas aussi radical du point de vue de l'émancipation des femmes que ses romans suivants, il présente l'originalité de présenter la perspective d'une femme dans un paysage littéraire dominé par des héros masculins. Il met en avant un personnage féminin qui construit son émancipation dans l'espace publique et politique par une pensée rationnelle construite au contact d'hommes de son entourage qui l'y encouragent[2].
Le roman préfigure également la constitution d'un mouvement révolutionnaire tel qu'il se constituera d'ailleurs par la suite en Haïti lors du renversement de la dictature des Duvaliers[4].
Résumé
Le roman raconte l'histoire de Lotus, une femme haïtienne appartenant à la bourgeoisie mulâtre vivant à Bolosse, Port-au-Prince[5] dans une maison qu'elle a héritée de sa mère. Elle est la fille unique de sa mère qui a du se prostituer pour l'élever[6]. Elle mène une vie insouciante et frivole, jusqu'à sa rencontre avec Georges, un opposant politique au régime.
Thèmes abordés
Réception critique
Le roman reçoit le prix de l'Alliance française à sa parution en 1954[8].
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Wébert Charles, « Fille d’Haïti », dans Mirline Pierre (dir.), Dieulermesson Petit Frère (dir.) et Carolyn Shread (dir.), Marie-Vieux Chauvet. Legs et Littérature 8, Port-au-Prince, Haïti, Legs Édition, , 225 p. (ISBN 97899970-86-20-4), p. 159-161.
. - Kaiama L. Glover, « A Woman's Place Is in... The Unhomely as Social Critique in Marie Chauvet's "Fille d'Haïti" », Yale French Studies, no 128, , p. 115–130 (ISSN 0044-0078, lire en ligne, consulté le ).
. - (en) Kaiama L. Glover, « “Black” Radicalism in Haiti and the Disorderly Feminine: The Case of Marie Vieux Chauvet », Small Axe: A Caribbean Journal of Criticism, vol. 17, no 1, , p. 7–21 (ISSN 0799-0537 et 1534-6714, DOI 10.1215/07990537-1665407, lire en ligne, consulté le ).