Font de la Canya
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| Font de la Canya Source de la Canya | ||||
Vue aérienne du site archéologique | ||||
| Localisation | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Catalogne | |||
| Province | Barcelone | |||
| Commune | Avinyonet del Penedès | |||
| Type | Site archéologique ibère | |||
| Coordonnées | 41° 22′ 15″ nord, 1° 46′ 27″ est | |||
| Histoire | ||||
| Époque | Âge du fer | |||
| Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Catalogne
Géolocalisation sur la carte : province de Barcelone
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Font de la Canya (ou Turó de la Font de la Canya) est un site archéologique ibère situé dans la commune d'Avinyonet del Penedès (comarque d'Alt Penedès), dans la province de Barcelone, en Catalogne, en Espagne[1],[2]. Il s'agit d'un ancien village de la tribu des Cessetani qui a été occupé du VIIe au début du IIe siècle av. J.-C. Il a été abandonné peu après l'arrivée des Romains à l'issue de la deuxième guerre punique (218 à ).
Les découvertes faites lors des fouilles archéologiques montrent que la culture de la vigne en Catalogne serait née à proximité du village, dans la zone qui est aujourd'hui la commune d'Avinyonet del Penedès et ses alentours[3]. Les nombreux vestiges de consommation de vin et de culture de la vigne trouvés à toutes les phases du site en font un foyer probable d'introduction de la viticulture en Catalogne.


Le site a été découvert par hasard en 1997 par un voisin, Xavier Esteve, archéologue de profession, lors de travaux de défrichement agricole réalisés dans la zone.
Les premières fouilles ont eu lieu en 1998 et ont permis d'identifier un bon nombre de silos, qui n'ont pu être fouillés que l'année suivante. À partir de 2000, les fouilles ont relevé de la responsabilité du Département d'archéologie de la généralité de Catalogne, sous la direction d'une équipe de recherche de l'université de Barcelone, formée par David Asensio, Jordi Morer et Xavier Cel, intégrant plus tard Dani López Reyes et Rafel Jornet. Dans les années suivantes, d'importantes découvertes ont été faites et, malgré leur potentiel, les fouilles ont été ralenties par le manque de financement. Cependant, grâce aux efforts des bénévoles, l'équipe de fouille a pu mettre au jour des graines carbonisées de vitis vinifera datées du VIIe siècle av. J.-C., les plus anciennes de Catalogne, et, en 2004, les traces d'une zone d'habitation.
En 2007, une nouvelle équipe municipale a décidé de soutenir les fouilles, permettant ainsi aux archéologues d'avancer plus rapidement. Ils ont pu ainsi trouver des dizaines de nouveaux silos, délimiter le périmètre de l'habitat, fouiller la zone d'habitat et trouver des restes humains enterrés à l'intérieur d'un des silos. On avait déjà trouvé en 1998 un socle de pressoir qui serait daté du IIIe siècle av. J.-C. Ceci, ainsi que la multitude d'amphores phéniciennes, étrusques, grecques, carthaginoises et romaines trouvées, différents ustensiles pour le traitement du vin et des graines carbonisées de toutes les périodes ibériques, montrent que le village était un centre de production et de distribution de différents produits agricoles, notamment de céréales, comme en témoignent les centaines de silos trouvés.
En 2009 a eu lieu une importante découverte : dans un silo réutilisé comme dépotoir au VIIe siècle av. J.-C. ont été trouvées un grand nombre de graines minéralisées (non carbonisées) de vitis vinifera qui préservaient son aspect d'origine.
Lors des fouilles de 2013, une deuxième zone d'habitat a été découverte, plus ancienne que la première, appartenant aux VIIe et Ve siècles av. J.-C., ainsi que l'emplacement de nouveaux silos. Il faut noter qu'environ 400 silos ont été découverts à ce jour, mais le nombre total pourrait s'élever entre 800 et 1000.

