L'exponentielle complexe est une fonction entière donc son développement en série entière converge uniformément sur toute partie bornée du plan complexe :
Il en est donc de même pour la fraction continue (obtenue par le deuxième corollaire ci-dessus) :
On en déduit par exemple :
donc
la dernière égalité résultant d'une transformation usuelle.
Le développement en série entière de la détermination principale du logarithme complexe appliqué à 1 + z est
Il converge uniformément quand z parcourt le disque unité fermé privé d'un voisinage arbitrairement petit de −1. Il en est donc de même pour la fraction continue (obtenue par le troisième corollaire ci-dessus) :
On en déduit par exemple :
La fonction artanh est définie sur ℂ\(]–∞, –1]∪[1, +∞[) par
Par conséquent, uniformément sur le disque unité fermé privé d'un voisinage de ±1,
donc aussi (par le troisième corollaire ci-dessus)
La fonction arctan (circulaire) est reliée à la fonction artanh (hyperbolique) par
Elle a donc, uniformément sur le disque unité fermé privé d'un voisinage arbitraire de ±i, un développement analogue en série entière (trouvé par Madhava puis par Gregory et Leibniz) :
et en fraction continue :
Le développement de cot
uniformément convergent hors d'un voisinage uniforme de ℤ, se transforme de même en
d'où
Des séries analogues pour π2/sin2(πz), πtan(πz/2), π/sin(πz) et π/cos(πz) se transforment de même en fractions continues.
Les développements ci-dessus de arctan, artanh, cot ou tan — ces deux derniers nécessitant une normalisation pour retrouver des coefficients entiers — joints au fait que π⁄4 = artan(1) = (1/i)artanh(i) ou cot(π/4) = tan(π/4) = 1, donnent la fraction continue généralisée trouvée par William Brouncker en 1655 :