Fort du Roule

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Le fort du Roule est un ensemble de fortifications françaises et allemandes construit au XIXe et XXe siècles sur la montagne du Roule, à Cherbourg-en-Cotentin.

Le fort du Roule est situé dans le département de la Manche, dans la commune de Cherbourg-en-Cotentin. Il se situe au sommet de la montagne du Roule, au sud du port de Cherbourg, dominant celui-ci de ses 117 m d'altitude, et est accessible par une unique route en lacets.

Histoire

Occupation et premières fortifications

Si des traces d'occupation romaine ont été retrouvées sur la montagne au XVIIIe siècle, il faut attendre le XVIIe siècle pour y trouver une occupation connue du site. En 1650, un ermitage, Notre-Dame-de-Protection, est fondé au sommet de la montagne par Étienne Duquesne. Celui-ci perdurera jusqu'en 1792[1].

Une première redoute est construite à partir de 1793 à l'ouest de l'ermitage, afin de protéger la rade de Cherbourg d'éventuelles attaques anglaises.

Construction du fort

Le fort actuel, au sommet de la montagne, a été bâti entre 1853[2] et 1857 sous Napoléon III. En 1920, la Marine nationale y aménage de vastes tunnels pour y servir de dépôt de munitions[3].

Seconde Guerre mondiale

En 1940, le fort est pris en 24 h par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. En 1943, dans le cadre du mur de l'Atlantique, ils transforment le lieu en camp retranché, agrandissent les galeries souterraines à l'aide de prisonniers et y installent quatre batteries de canons de 105 mm ainsi qu'un poste de tir. Ces galeries, d'une longueur totale de 750 m, constitue la batterie du Roule et a pour but de défendre la rade de Cherbourg[4].

À partir du , la batterie est l'enjeu de furieux combats, mais il ne faut cependant que deux jours aux Américains pour reprendre le contrôle du lieu le et faire capituler la garnison allemande[1],[4], marquant la libération de la ville.

Depuis la guerre

Après la guerre, la Marine nationale reprend possession des lieux et y installe son poste de commandement de la première région maritime jusqu'en 1988 où une partie des lieux devient un centre des transmissions de la Marine. L'École des applications militaires de l'énergie atomique utilise une partie des installations.

Le , le fort est converti en musée de la Libération et est un des premiers musées traitant de la Seconde Guerre mondiale[5]. Les tunnels débouchant sur les postes de tir allemands, d'abord scellés en 1980 pour des raisons de sécurité, sont accessibles depuis 2009, en saison et sur réservation, à la visite[3].

Protection

Notes et références

Voir aussi

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