Forêt de Chinon

forêt domaniale française From Wikipedia, the free encyclopedia

La forêt de Chinon est une forêt domaniale française d'une superficie de 5 141 hectares située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Localisation, Coordonnées ...
Forêt de Chinon
Image illustrative de l’article Forêt de Chinon
Communes de la forêt de chinon
Localisation
Coordonnées 47° 13′ 42″ nord, 0° 22′ 17″ est
Géographie
Superficie 5 141 ha
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Forêt de Chinon
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Toponymie

Historiquement, elle s'est appelée forêt du Port-Huault (hameau d'Azay-le-Rideau en rive droite de l'Indre)[N 1], forêt de Teillay (du mot tilleul)[2], puis forêt de Chinon à partir du règne de Louis XI (1423-1483, roi en 1461) qui, résidant fréquemment au château de Plessis-lèz-Tours, avait fait de cette forêt un terrain de chasse royale[3],[4],[5],[N 2]. Sur la carte de Cassini datant des années 1780 on peut lire « Forest de Chinon »[7].

Géographie

Localisation et accès

La forêt se développe sur les communes de Cheillé, Chinon, Rigny-Ussé, Rivarennes et Saint-Benoît-la-Forêt, qui sont membres du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine[8]. Elle s'étend sur 5 141 hectares[9],[N 3], dans une direction sud-ouest / nord-est, sur une quinzaine de kilomètres entre Chinon et Azay-le-Rideau, et enserre la clairière dans laquelle se trouve le bourg de Saint-Benoît-la-Forêt.

Elle est traversée par les tronçons Azay-le-Rideau - Chinon de la RD 751 et de la voie ferrée de Tours à Chinon[11]. De nombreux layons ou routes forestières accessibles aux piétons et aux cyclistes y pénètrent[N 4].

Topographie et géologie

La situation de la forêt sur le plateau de Sainte-Maure-de-Touraine lui confère de faibles pentes, et des altitudes extrêmes de 50 et 120 mètres autour d'une moyenne de 110 mètres[13].

La couche de surface quaternaire, ainsi que la sous-couche éocène, sont principalement argilo-sableuses[14].

Histoire

La forêt de Chinon est un reliquat du massif forestier qui s'étendait sur le plateau de Sainte-Maure-de-Touraine.

On y a trouvé des alignements de blocs (protohistoriques ?), des vestiges d'enceintes gauloises[15], ainsi que des gites de minerai de fer et des amas de scories, accompagnés de débris de tuiles, approxivement datés « de la période gallo-romaine à l'époque carolingienne »[16].

Au VIIe siècle, le roi Dagobert l'attribue à l'archevêque de Tours puis, en 1190, un partage est conclu entre le comte d'Anjou et l'archevêque de Tours : au comte, la « basse forêt » (grossièrement, le tiers sud-ouest), la « haute forêt » étant propriété indivise du comte et de l'archevêque. En 1205, après la prise de la place de Chinon par le roi de France Philippe Auguste, celui-ci se substitue au comte d'Anjou[2]. Cette situation perdure encore en 1666[17],[18]. Louis XI pouvait donc en avoir la jouissance totale.

Camp américain

Dès 1951, dans le cadre de l'OTAN, le gouvernement français met à la disposition de l'armée américaine 800 hectares de la forêt domaniale[19]. Elle y installe un dépôt de matériels et un camp[N 5], aux abords du carrefour de la Pucelle[21] et au parc forestier du Teillay[22],[11]. Jusqu'à 1 100 Français seront employés dans cette base[23].

À quelques kilomètres de Chinon, sur le territoire de Saint-Benoît-la-Forêt et au sud de la RD 751, l'armée américaine construit, de 1952 à 1954, un hôpital militaire conçu pour 1 000 lits, qui sera inauguré en 1956, et après le départ en 1967 de celle-ci, il deviendra le Centre Hospitalier du Chinonais, dénommé « François Rabelais »[24],[25].

Gestion de la forêt et sylviculture

En tant que forêt domaniale, la forêt de Chinon est gérée par l'Office national des forêts (ONF).

Ses futaies sont constituées principalement de (en % de surface)[26] :

  • Chêne rouvre/sessile : 52 %
  • Hêtre : 3 %
  • Résineux (pins) : 44 %

Ce sont les grumes des chênes et des résineux qui sont utilisées pour le sciage, les hêtres étant généralement de médiocre qualité ; quant aux petits feuillus, ils sont écoulés localement en bois de chauffage[27].

Patrimoine naturel

Protection

La forêt domaniale de Chinon fait partie du site « Complexe forestier de Chinon et landes du Ruchard ». Dans cette forêt, trois entités ont été retenues au titre du réseau européen Natura 2000[28] :

  • Vallon du Maupas
  • Vallon de Turpenay
  • Vallon du Chatelier

D'autre part, la forêt fait partie de sept ZNIEFF[29] :

  • Landes de Cravant Le Ruchard
  • Landes de la forêt de Chinon
  • Vallon du Doigt et du Maupas
  • Vallon du Chatelier
  • Bois ouest de Huismes et Saint-Benoît-la-Forêt
  • Vallon du Gué droit et du Jolivet amont
  • Vallon de Turpenay

Flore

Ont été recensées neuf espèces protégées en région Centre-Val de Loire et quinze rares[30].

Faune

Des espèces animales remarquables concernent des insectes, des batraciens et des oiseaux[31].

Les mammifères sont moyennement à peu abondants[31]:

Usages de la forêt

Tourisme

De nombreux layons et routes forestières sont propices aux randonnées à pied ou à vélo (observation de la vie sauvage, cueillette de champignons)[11].

La forêt est traversée par le tronçon Azay-le-Rideau - Chinon du GR3 La Loire sauvage à pied »)[32].

Un sentier de découverte balisé de 4,5 km est accessible à proximité du bourg de Saint-Benoît-la-Forêt[33].

Autres points d'intérêt, en proche périphérie :

Chasse

  • Chasse à tir : quatre lots sont adjugés par période de six ans à des locaux ; les cervidés en sont exclus (chassés en licence collective)[35]
  • Chasse à courre au cerf : concédée par bail de six ans[35],[36]

Notes et références

Voir aussi

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