la Compagnie d'Étrœungt creuse le puits d'Étrœungt sur les hauteurs d'Aniche[A 1]. Le diamètre du puits est de 1,40 mètre, ce qui en fait un des plus étroits du bassin minier. Le cuvelage est en briques[Y 1].
La limite méridionale du bassin houiller a été atteinte dans cette fosse. Son emplacement se trouve à 1 200 mètres à l'ouest[note 1] de la fosse Sainte-Marie[F 1], et à 290 mètres de la limite nord de la concession[F 2]. Elle a été creusée à 120 mètres au sud d'un sondage entrepris par la même société, et qui a atteint le terrain houiller à 122 mètres, et deux veinules de charbon à 123 et 128 mètres. Elle a rencontré le calcaire carbonifère immédiatement sous le tourtia, à la profondeur de 142 mètres[Y 1], et n'a pénétré dans le terrain houiller qu'à celle de 190 mètres. Le calcaire présente une inclinaison de 60° au sud[F 2].
Une bowette poussée vers le nord, au niveau de 165 mètres a bien vite atteint le terrain houiller, puis a recoupé plusieurs veines failleuses, que l'on a explorées sans résultat, sur une assez grande étendue, au levant et au couchant[F 2]. Un recoupage, entrepris du côté du levant, au sud de la veine la plus méridionale, a également atteint le calcaire, au sud-est du puits. Cela indique que la limite des deux terrains s'infléchit vers le sud, du côté de l'est, de manière à venir passer à une assez grande distance au midi de la fosse Sainte-Marie. Les matériaux extraits de la fosse d'Étrœungt ont servi à remblayer le chemin qui y aboutit[F 2]. Le seul étage de recette est à la profondeur de 165 mètres[Y 1].
La fosse Étrœungt est située à 350 mètres au sud[note 1] du puits Saint-Laurent de la fosse Saint-Laurent - Sainte-Thérèse de la Compagnie des mines d'Aniche[A 2], et pas tellement plus loin de la fosse Sainte-Catherine - Saint-Mathias, cette dernière ayant fermé à la même époque[A 3]. Le puits de reconnaissance, profond de 190 mètres, est abandonné en 1840[Y 1]. L'année suivante, la Compagnie des mines d'Azincourt se forme par la fusion des sociétés d'Azincourt, Carette et Minguet, d'Étrœungt et d'Hordain[A 1]. La société disparaît définitivement en 1936[A 4].
Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête du puits Étrœungt. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[1]. Le puits est situé devant une maison, au fond d'une impasse[2].
« Puits Étrœungt, 1838 - 1840 ».
La tête de puits matérialisée, et sa plaque.
Le puits dans son environnement
Vue à partir du fond de l'impasse.