Fotoautomat
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| Fotoautomat | |
| Création | 2007 |
|---|---|
| Fondateurs | Eddy Bourgois (d)[1] |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[2] |
| Siège social | Paris |
| Direction | Eddy Bourgeois, Virginie Voisneau |
| Activité | Photographie |
| Produits | Cabines photographiques |
| Société mère | Fotomat SAS (d) |
| SIREN | 978730257 |
| Site web | fotoautomat.fr |
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Fotoautomat est une entreprise spécialisée dans la restauration, la sauvegarde et l’exploitation de cabines photographiques argentiques. Fondée par Eddy Bourgeois en 2007 en France, elle participe à la préservation d’un patrimoine photographique, alors que moins de 200 cabines seraient encore en fonction dans le monde[3].
L’activité de Fotoautomat France trouve ses origines à Berlin, où le collectif Photoautomat remet en service d’anciennes cabines photo argentiques après leur quasi-disparition en Europe au profit des cabines numériques au début des années 2000[3].
En , le projet s’étend à la France : Fotoautomat émerge avec l’ouverture d’un atelier de restauration à Chartres et l’installation d’une première cabine argentique au Palais de Tokyo à Paris, marquant le retour de ce type d’appareil en France[4].
En 2011, la première cabine photo argentique entièrement redessinée et reconstruite est sortie de l’atelier et a été présentée aux Rencontres de la photographie d’Arles[5],[6].
D’autres lieux culturels accueillent ensuite leurs cabines restaurées, tels le Jeu de Paume, La Maison Rouge, le Grand Palais ou la Cinémathèque française[7],[8],[9]. Le créateur Karl Lagerfeld en a fait l'acquisition d'une pour son studio, où il photographiait ses invités[10].
En 2016, une première adresse accueillant une cabine argentique accessible sur rue est ouverte à Montmartre[5].
Deux cabines Fotoautomat ont été installées à Prague au Théâtre national de Prague et à la Galerie nationale de Prague en 2020[6],[11],[5].
Activité
L’entreprise restaure d’authentiques cabines argentiques conçues dans les années 1960. Moins d’une dizaine de modèles différents ont été initialement dessinés, la plupart ayant été modifiés à moindre coût dans les années 1980 pour moderniser leur esthétique[12]. Les modèles d’origine encore intacts, devenus rares, sont restaurés dans leur configuration initiale lorsque leur état le permet.
Les autres cabines font l’objet de restaurations sur mesure en fonction de leur lieu d’implantation, incluant la refonte du design (formes, matériaux, enseignes, affiches), conçue par Eddy Bourgeois et Virginie Voisneau, parfois jusqu’à la reconstruction complète de la structure, tout en conservant le mécanisme argentique d’origine. Les systèmes mécaniques et électriques d’époque sont révisés afin d’assurer la fiabilité de la prise de vue et du développement même sous usage intensif[6],[13].
À l’intérieur, une chambre noire automatisée effectue le traitement des tirages. Chaque photo, réalisée sur papier argentique, est exposée en quatre poses, puis immergée dans des bains de développement pendant 4 minutes avant d’être délivrée[14]. Un terminal de carte bancaire sans contact est ajouté pour simplifier le traitement des paiements[13].