Fouday
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Localisation
Fouday se situe dans la vallée de la Bruche, sur la rive droite, au confluent de la Chirgoutte, ou Schirgoutte, dans un environnement de forêts et de pâturages.
De toute la haute vallée de la Bruche, c'est le territoire communal dont la superficie est la plus petite.
Pour l'essentiel groupé sous son église, le village est desservi par la route départementale 420, qui longe la rive gauche du torrent à peine assagi, et par la ligne Strasbourg - Saint-Dié, ici à voie unique, qui franchit le torrent pour un bref parcours et dessert la gare. Route et voie ferrée, cet écart excepté, vont de pair sur le lieu-dit Devant-Fouday (rive gauche), qui dépend de Plaine. La route départementale 57, qui rejoint la RD 420 Devant-Fouday, dessert également le village. Suivant le cours de la Chirgoutte et desservant Le Trouchy, elle remonte vers le col de la Charbonnière (accès au Champ du Feu, à Villé).
Le village commande la vallée de la Chirgoutte, où s'étend sa dépendance, Le Trouchy, et le vallon boisé en haut duquel s'étage Solbach.
Fouday est dominée, immédiatement, par la Roche de l'église et, en arrière-plan, par le mont Saint-Jean (rive droite de la Chirgoutte). La Colline du château, sur la rive gauche du gros ruisseau rapide, domine sa confluence avec la Bruche.
Les deux rives de la Bruche, en aval du pont du chemin de fer, ont été remodelées sur une centaine de mètres depuis le début des années 2000. Le rehaussement de la rive gauche a été effectué avec les importants déblais déposés là en décharge lors de la réfection de la route autrefois nationale, défoncée sur 40 cm.
La physionomie de cette rive a considérablement changé depuis le début de l'actuel millénaire, avec l'agrandissement continu d'un ensemble hôtelier, poursuivi jusqu'en 2015 (construction d'un spa, piscine dominant la rivière). Ce complexe, issu d'un ancien bistrot pour routiers, englobe, sur la rive droite, un parc ouvert au public et des demeures anciennes rénovées pour loger le personnel. Les travaux ont été soumis à diverses contraintes en raison de la proximité de l'église, partiellement classée, et de sites protégés.
Plus à l'aval, vers le viaduc, la Bruche continue de divaguer dans des prairies inondables, préservées de toute intervention humaine en raison de la présence d'espèces protégées.
À côté de ce viaduc se trouve le chemin de la folie, qui relie Fouday à Rothau en longeant la Bruche, et passant un petit peu sur le ban communal de Solbach au niveau du croisement avec la schleiffe de Berhine, qui monte jusqu'au bas de ce dernier village.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Bruche et le ruisseau de la Chergoutte[2],[Carte 1].
La Bruche, d'une longueur de 77 km, prend sa source dans la commune de Urbeis et se jette dans l'Ill à Strasbourg, après avoir traversé 37 communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 168 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 1,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belmont à 4 km à vol d'oiseau[10], est de 7,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 341,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 30,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,3 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Fouday est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,2 %), zones urbanisées (21 %), prairies (20,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
En allemand médiéval : Urbach. En alsacien : Fouda.
Fouda et Foudart (1623), Fouday ou Urbach (1789), Fouday (1793).
Fouday s'est dénommé Breusch-Urbach de 1871 à 1918 et de 1940 à 1945 (Bach = ruisseau).
Histoire
Le village de Fouday faisait partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche, tout comme les autres villages de la vallée de la Schirgoutte : Waldersbach, Solbach, Belmont, Bellefosse mais aussi ceux de Rothau, Neuviller et Wildersbach dans la vallée voisine de la Rothaine.
La première mention de Fouday remonte au XIVe siècle. Le village apparaît alors dans les textes sous le nom d'Urbach. Il existait pourtant déjà à la fin du XIIe siècle, comme l'atteste le clocher de l'église, typique de l'art roman de cette époque.
À l'époque médiévale, cette église constituait une étape sur la route des pèlerins se rendant au Mont Sainte-Odile depuis la Lorraine, ce qui explique la représentation de saint Jacques (XVe siècle) de l'arc triomphal de l'ancien chœur. Elle abritait une tête en bois sculpté de saint Jean-Baptiste (épisode de la décollation de saint Jean), dont la vénération donna lieu à un petit pèlerinage local, qui ne s'acheva qu'au XVIIe siècle, lors du ministère du pasteur Jean Nicolas Marmet.
Le village était resté fidèle à cette dévotion bien que passé à la Réforme dès 1584. L'ensemble du Ban de la Roche était, en effet, devenu protestants lorsque la seigneurie avait été vendue par la famille Rathsamhausen zum Stein au comte palatin Georges-Jean de Veldenz au XVIe siècle.
Fouday est devenu au XVIIIe siècle un haut lieu du protestantisme, par l'action du pasteur protestant Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826), personnalité bien connue pour son œuvre philanthropique et éducative, qui repose dans le cimetière attenant à l'église.
La route Schirmeck-Saint-Dié avait été mise en chantier en 1831. Elle suit la rive gauche de la Bruche et passe par Devant-Fouday (ce lieu-dit dépendant de Plaine, non de Fouday, qui ne fut rattaché à la France qu'en 1793, appartint d'abord au département des Vosges).
La route Fouday-Waldersbach-La Charbonnière a été aménagée de 1868 à 1872.
- Vues de Fouday.
- 1798.
- 1837.
- 1900.
- 1910.
Politique et administration
Liste des maires
Jumelages

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Neuviller-la-Roche, Rothau, Solbach, Wildersbach et Waldersbach), Fouday est jumelée depuis le avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 333 habitants[Note 4], en évolution de −2,35 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).



