Fouquereuil
commune française du département du Pas-de-Calais
From Wikipedia, the free encyclopedia
Fouquereuil est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Fouquereuillois. Sa population est de 1 632 habitants au recensement de 2023. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
| Fouquereuil | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
Fabrice Pereira 2026-2032 |
||||
| Code postal | 62232 | ||||
| Code commune | 62349 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Fouquereuillois | ||||
| Population municipale |
1 632 hab. (2023 |
||||
| Densité | 812 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 31′ 11″ nord, 2° 36′ 07″ est | ||||
| Altitude | Min. 24 m Max. 53 m |
||||
| Superficie | 2,01 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Béthune (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Nœux-les-Mines | ||||
| Législatives | 9e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.fouquereuil.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Fouquereuil est une commune, de la vallée de la Lawe, limitrophe, à l'est, de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Annezin, Béthune, Fouquières-lès-Béthune, Gosnay et Labeuvrière.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 2,01 km2 ; son altitude varie de 24 à 53 m[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est traversé par la Lawe, cours d'eau naturel de 40,97 km, qui prend sa source dans la commune de Magnicourt-en-Comte et se jette dans la Lys au niveau de la commune de La Gorgue[4], par le Fossé Turbeauté, d'une longueur de 3,04 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Lawe au niveau de la commune de Béthune[5] et par un cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu[6]..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 10 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].
Milieux naturels et biodiversité
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :
- le bois des Dames, d’une superficie de 634 ha et d'une altitude variant de 36 à 76 mètres[18] ;
- le terril Fontenelle à Fouquereuil (no 28), d’une superficie de 30 ha et d'une altitude variant de 32 à 67 mètres. Ce terril, datant de 1930, s’intègre dans le paysage vallonné des contreforts de l’Artois[19].

Espèces faunistiques et floristiques
Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense 370 espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont 50 protégées et 20 taxons (espèces et sous-espèces) menacées et quasi-menacées[20].
Urbanisme
Typologie
Au , Fouquereuil est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béthune, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[23]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (47 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (42,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,5 %), terres arables (24,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), prairies (3,9 %), forêts (2,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,4 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports
Voies de communication
La commune est desservie par les routes départementales D 181 et D 181 E2 et est située à 3 km, au nord-ouest, de la sortie no 6 de l'autoroute A 26, aussi appelée autoroute des Anglais, reliant Calais à Troyes[27].
Transport ferroviaire
La commune possède, avec la gare de Fouquereuil, d'une halte de la SNCF[28], disposant d'un abri sur le quai de la voie 1. La traversée des voies, ainsi que le passage d'un quai à l'autre, s'effectuent par le passage à niveau voisin. La halte est desservie uniquement les jours ouvrés, par des trains TER Hauts-de-France, sur la relation Arras – Hazebrouck[28].
De 1930 à 1950, Fouquereuil est la plus importante gare de triage du Nord de la France ; elle possède 45 voies de garage et dispose d'environ 500 employés[29].
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Fulcherolæ en 1163 ; Fuscheroles juxta Betuniam au XIIe siècle ; Foukerueles en 1255 ; Fousqueroeullez en 1291 ; Fouquerueles en 1310 ; Foukeroeles en 1323 ; Foukeroles en 1349 ; Fouqueroles en 1353 ; Fouqueroeilles en 1360 ; Fousquereles en 1361 ; Foucqueroelles en 1367 ; Foucqueroles en 1368 ; Fouqueroellez en 1395 ; Fouqueroeulles au XIVe siècle ; Foucquereules en 1439 ; Foucquerolles en 1469 ; Foucquereulles-lez-Béthune en 1514 ; Fouquerolles en 1559 ; Foucqueroeulles en 1595 ; Fouquereul en 1720 ; Fouquereules en 1774[30] ; Foucqueroeuil en 1793 et Fouquereuil depuis 1801[2].
Fougère et le lieu où elle pousse, fougeraie, semble être l'origine la plus logique du nom de la commune. Pluriel de l'équivalent picard fougerole « sorte de petite fougère »[31].
La forme picarde est Fouquereul.
Histoire
Première Guerre mondiale
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[32].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais, depuis 1801[2].
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et compte 275 736 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Nœux-les-Mines. Avant le redécoupage cantonal de 2014, elle était, depuis 1973, rattachée au canton de Béthune-Sud et depuis 1801 au canton de Béthune[2].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre une école primaire[38].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Béthune et du tribunal pour enfants de Béthune[39].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Fouquereuillois[40].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].
En 2023, la commune comptait 1 632 habitants[Note 8], en évolution de +3,95 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,4 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 782 hommes pour 808 femmes, soit un taux de 50,82 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'ancienne gare de Fouquereuil (détruite).
- Le terril de la Cuisse Maraune, surplombant Fouquereuil et Annezin.
- L'église Saint-Nicolas, datant du XIXe siècle[46]. Cette église conserve 4 éléments patrimoniaux, répertoriés dans la base Palissy, classés ou inscrits au titre d'objet des monuments historiques, dont un est classé[47].
- Le Sandpits British Cemetery.
- Le monument aux morts[48].
- L'ancienne gare.
- L'église Saint-Nicolas.
- Le Sandpits British Cemetery.
- Un wagonnet de mine.
- Le terril no 28, Fontenelle.
Personnalités liées à la commune
- Jacques Legros (1951-), journaliste et présentateur du journal de TF1 y a passé son enfance. Son père était directeur de l'école et sa mère secrétaire à la mairie.
Héraldique, logotype et devise
| Blason | De gueules à trois épis de blé d'or arqués vers senestre, au fer à cheval du même brochant en pointe sur les tiges, le tout senestré d'une lampe de mineur d'argent[49].
|
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[50] :
- R. Cailleux et J. Coudert, Relevés de la population de Fouquereuil de 1672 à 1946.
- R. Coudert, Dis-moi Fouquereuil, 1998.
Articles connexes
- Liste des communes du Pas-de-Calais
- Projet:Communes de France, dont le but est de permettre d'avoir un ensemble d'articles homogènes et possédant les informations minimales pour chaque commune de France
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Site de l'office de tourisme de la région de Béthune-Bruay
- Dossier de la commune sur la base nationale sur les intercommunalités (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 9], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur Remonter le temps, sur le site de l’IGN, [lire en ligne][Note 10]
- « Fouquereuil » sur Géoportail.
- Le réseau France services pour la région Hauts-de-France, [lire en ligne]
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

