Frédéric Duval (archiviste)
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| Archiviste Ville de Saint-Denis (d) | |
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(à 39 ans) |
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| Nom de naissance |
Frédéric Victor Duval |
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Louis Duval (oncle) |
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Frédéric Duval, né le à Magny-le-Désert dans l'Orne et mort pour la France à Estrée-Deniécourt dans le département de la Somme le , est un archiviste-paléographe et historien français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Frédéric Victor Duval, né le à Magny-le-Désert[1], est le fils de Victor Émile Théophile Duval (1843-1922), fabricant et de Victorine Anne Léonie Chalaux (1854-1937)[2]. Il est le neveu par alliance et cousin au 5ème degré[3] de l'archiviste de l'Orne Louis Duval[4].
Il commence sa formation au petit-séminaire de La Ferté-Macé puis vient poursuivre ses études à Paris, à la Sorbonne[5]. Il est nommé élève de l'École des Chartes en [6] et suit parallèlement des cours à l'École pratique des hautes études de 1895 à 1900[7]. Après avoir interrompu ses études pour faire son service militaire au 103e régiment d'infanterie à Alençon de 1897 à 1898[8], il est nommé archiviste-paléographe en , après avoir rédigé une thèse intitulée Essai sur Marguerite d'Angoulême et Charles d'Alençon[9].
Il prend les fonctions de bibliothécaire-archiviste de la ville de Saint-Denis en 1902 à la suite de Fernand Bournon. On lui doit l’inventaire des archives anciennes et le classement exhaustif des archives du XIXe siècle avec la publication du catalogue du fonds moderne (1790-1903) en 1914[10]. Il est aussi en 1902 secrétaire de la rédaction de la Revue des questions historiques et président de la Conférence des études historiques[11]. Mais c'est surtout à des œuvres sociales et notamment à l'éducation de la jeunesse ouvrière qu'il consacre, avec une conviction catholique sociale, la majeure partie de son activité. Il est particulièrement actif au patronage de Montrouge[10] et travaille à créer un institut social catholique[12].
Il épouse Marthe Marie Justine Duhazé (1883-1911) le à Flers. Celle-ci meurt avant d'avoir atteint 30 ans[9].
Mobilisé comme sergent au 20e régiment d'infanterie territoriale à Lisieux, il est envoyé au front le comme sergent à la 1re compagnie de mitrailleuses au 319e régiment d'infanterie[12] et tué par des éclats d'obus au cours de la bataille de la Somme, le à Estrée-Deniécourt[13],[14],[15]. Il est inhumé à la nécropole nationale de Maucourt (tombe 198)[16].
La citation à l'ordre du régiment parle de lui comme d'un « excellent sous-officier ; a su maintenir d'une façon constante et en toute circonstance le moral des hommes placés sous ses ordres. Le , ayant appris qu'une section de mitrailleuses était privée de chefs, est allé spontanément en prendre le commandement malgré un violent tir de barrage ; a été tué en se rendant à son poste »[17].
Ses Carnets de guerre d'un sergent mitrailleur, publiés en 1919 sont classifiés par Jean Norton Cru dans la catégorie IV sur son échelle des témoignages dans son ouvrage Témoins (1929)[18].
Œuvres principales
- Essai sur Marguerite d'Angoulême et Charles d'Alençon, thèse, 1901
- Une école de foi et d'énergie, le patronage de Montrouge, 1907
- Les terreurs de l'an mille, 1908
- Les Livres qui s’imposent : Vie religieuse, vie sociale, vie civique, 1912
- Carnets de guerre d'un sergent mitrailleur : août 1914 - juillet 1916, publié par Émile Chénon et André Lesert, 1919
Distinctions
- 1912 : Académie française - Prix Fabien pour Les Livres qui s’imposent[19]
