Frédéric Duval (archiviste)

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Décès
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Nom de naissance
Frédéric Victor DuvalVoir et modifier les données sur Wikidata
Frédéric Duval
Fonction
Archiviste
Ville de Saint-Denis (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
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Sépulture
Nom de naissance
Frédéric Victor DuvalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Louis Duval (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Frédéric Duval, né le à Magny-le-Désert dans l'Orne et mort pour la France à Estrée-Deniécourt dans le département de la Somme le , est un archiviste-paléographe et historien français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Frédéric Victor Duval, né le à Magny-le-Désert[1], est le fils de Victor Émile Théophile Duval (1843-1922), fabricant et de Victorine Anne Léonie Chalaux (1854-1937)[2]. Il est le neveu par alliance et cousin au 5ème degré[3] de l'archiviste de l'Orne Louis Duval[4].

Il commence sa formation au petit-séminaire de La Ferté-Macé puis vient poursuivre ses études à Paris, à la Sorbonne[5]. Il est nommé élève de l'École des Chartes en [6] et suit parallèlement des cours à l'École pratique des hautes études de 1895 à 1900[7]. Après avoir interrompu ses études pour faire son service militaire au 103e régiment d'infanterie à Alençon de 1897 à 1898[8], il est nommé archiviste-paléographe en , après avoir rédigé une thèse intitulée Essai sur Marguerite d'Angoulême et Charles d'Alençon[9].

Il prend les fonctions de bibliothécaire-archiviste de la ville de Saint-Denis en 1902 à la suite de Fernand Bournon. On lui doit l’inventaire des archives anciennes et le classement exhaustif des archives du XIXe siècle avec la publication du catalogue du fonds moderne (1790-1903) en 1914[10]. Il est aussi en 1902 secrétaire de la rédaction de la Revue des questions historiques et président de la Conférence des études historiques[11]. Mais c'est surtout à des œuvres sociales et notamment à l'éducation de la jeunesse ouvrière qu'il consacre, avec une conviction catholique sociale, la majeure partie de son activité. Il est particulièrement actif au patronage de Montrouge[10] et travaille à créer un institut social catholique[12].

Il épouse Marthe Marie Justine Duhazé (1883-1911) le à Flers. Celle-ci meurt avant d'avoir atteint 30 ans[9].

Mobilisé comme sergent au 20e régiment d'infanterie territoriale à Lisieux, il est envoyé au front le comme sergent à la 1re compagnie de mitrailleuses au 319e régiment d'infanterie[12] et tué par des éclats d'obus au cours de la bataille de la Somme, le à Estrée-Deniécourt[13],[14],[15]. Il est inhumé à la nécropole nationale de Maucourt (tombe 198)[16].

La citation à l'ordre du régiment parle de lui comme d'un « excellent sous-officier ; a su maintenir d'une façon constante et en toute circonstance le moral des hommes placés sous ses ordres. Le , ayant appris qu'une section de mitrailleuses était privée de chefs, est allé spontanément en prendre le commandement malgré un violent tir de barrage ; a été tué en se rendant à son poste »[17].

Ses Carnets de guerre d'un sergent mitrailleur, publiés en 1919 sont classifiés par Jean Norton Cru dans la catégorie IV sur son échelle des témoignages dans son ouvrage Témoins (1929)[18].

Œuvres principales

  • Essai sur Marguerite d'Angoulême et Charles d'Alençon, thèse, 1901
  • Une école de foi et d'énergie, le patronage de Montrouge, 1907
  • Les terreurs de l'an mille, 1908
  • Les Livres qui s’imposent : Vie religieuse, vie sociale, vie civique, 1912
  • Carnets de guerre d'un sergent mitrailleur : août 1914 - juillet 1916, publié par Émile Chénon et André Lesert, 1919

Distinctions

Hommages

Pour approfondir

Notes et références

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