Frédéric Wenz

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Nationalité
française
Activité
artiste peintre
Frédéric Wenz
Fréderic Wenz par Toulouse-Lautrec (c 1886).
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
française
Activité
artiste peintre
Famille
Fratrie
signature de Frédéric Wenz
Signature.

Frédéric Wenz, né le [1] à Reims et mort à La Ferté-sous-Jouarre le [2], est un peintre et dessinateur français. Il est connu pour les liens personnels et artistiques qu’il entretient avec Henri de Toulouse-Lautrec, rencontré dans le milieu des ateliers parisiens des années 1880, ainsi que pour avoir servi ponctuellement de modèle à ce dernier.

Enfance et vie de famille

Frédéric est le deuxième fils d'Émile Wenz (1834-1926), négociant en laine à Reims, et de Marie Dertinger (1839-1925). Les autres enfants du couple sont Émile (1860-1940), Paul (1869-1939), Alfred (1872-1947) et Aline (1873-1958). Émile Wenz devient un pionnier de la photographie aérienne en France par l'utilisation de cerfs-volants, tandis que Paul Wenz est un baroudeur, qui émigre en Australie et y possède d'immenses terres agricoles. Il devient écrivain de langue française et se lie d'amitié avec André Gide, écrivain français.

À partir de l'âge de 11 ans, Frédéric Wenz est pensionnaire jusqu'en 1984, au lycée Saint-Louis à Paris. Il effectue son service militaire dans un régiment d'artillerie, comme ses frères ainés. Peu attiré par le commerce et l'entreprise familiale de négoce en laine, Frédéric obtient de ses parents l'autorisation de le laisser tenter une carrière artistique.

Formation et cercle artistique

En , Frédéric Wenz s'inscrit à l'atelier de Fernand Cormon[4], établissement réputé et fréquenté par des fils de famille. Il s'y lie d'amitié avec Henri de Toulouse-Lautrec et François Gauzi, également élèves de Cormon. Toulouse-Lautrec réalise un portrait de Frédéric au printemps 1886, œuvre fréquemment citée comme témoignage de leur proximité.

François Gauzi relate dans son livre de souvenirs[5] : « Frédéric incita Lautrec à soumettre une œuvre à la 10e exposition de la Société des Amis des Arts de Reims en avril 1886 afin de la vendre. Toulouse-Lautrec y propose le portrait de Wenz. » Paul Wenz confirme ensuite, dans un récit autobiographique, que leur père achète le tableau pour faire plaisir à son fils, avant de le lui offrir.

Vie privée

Entre 1885 et 1890, Frédéric Wenz entretient une liaison avec une femme prénommée Jeanne, connue sous le nom de « Jeanne Wenz ». Elle meurt probablement vers 1891. Au début des années 1890, il entretient une liaison avec Louise Vincent (1869-1943) dont naît un fils, Robert Frédéric (1894-1962)[6]. Frédéric épouse Louise[7] le à Paris. Le choix d’une vie d’artiste et ce mariage ne facilitent pas toujours les rapports avec la famille Wenz. Les relations ne s'appaisent qu'après 1914, grâce à son frère cadet Alfred.

Dans son livre autobiographique[8], Paul, le frère de Frédéric décrit l'ambiance familiale. En 1925 il publie un livre sur l'élevage de moutons[9] qui est illustré par les dessins de Frédéric.

Œuvres

Les œuvres de Frédéric Wenz se trouvent dans des collections privées, notablement aux États-Unis. En bon élève de Cormon, ses premiers tableaux sont très académiques : L'Assassinat de Jules César, Nature morte, etc. Cependant, il fait quelques fantaisies en exposant chez Les Incohérents en 1885-1886. Il participe aux expositions de la Société des amis des arts de Reims et à celles de la Société nationale des beaux-arts à Paris, entre 1888 et 1908.

Selon son frère Paul, Frédéric a une clientèle d'Américains, qui commande des tableaux pour décorer leurs demeures.

Frédéric Wenz a aussi un talent de caricaturiste.

Il décore d’un important triptyque la véranda de la maison de ses parents à Reims. La véranda et les tableaux sont détruits pendant les bombardements de 1914.

Frédéric, modèle de Toulouse-Lautrec

Artilleur et femme (1886).

Frédéric Wenz et Jeanne, sa compagne de l’époque, servent de modèles à Toulouse-Lautrec pour un projet de tableau parfois désigné comme Vénus et Mars. Le tableau n'a jamais été réalisé, mais il existe cinq études sur papier, conservés au musée Toulouse-Lautrec. Frédéric Wenz est reconnaissable par sa coupe de cheveux ; Jeanne est simplement esquissé, mais reconnaissable par sa coiffure qui est semblable à celle qu'elle porte dans d'autres œuvres de Lautrec de cette époque.

L'image représente un artilleur en train de se reculotter devant une prostituée. Gauzi, dans son livre de souvenirs[5] relate les propos de Lautrec : « Wenz, qui a fait son volontariat dans l'artillerie m'a posé avec sa culotte à basanes[10]. »

Quelques esquisses d'Artilleur et femme.

Le sujet a inspiré Aristide Bruant pour sa chanson À Grenelle[11]. Le dessin de la prostituée par Jean Caillou sur la couverture de la brochure ressemble fortement à Jeanne Wenz.

Jeanne « Wenz »

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI