Franc-Tireur (hebdomadaire)
magazine de presse hebdomadaire
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Franc-Tireur est un hebdomadaire politique français lancé en par le groupe Czech Media Invest (CMI), détenu par le milliardaire Daniel Křetínský. Il est créé à l'initiative de Caroline Fourest et de Denis Olivennes[1], rapidement rejoints par Raphaël Enthoven[2]. La direction en est d'abord assurée par Christophe Barbier et Éric Decouty, Caroline Fourest étant alors encore engagée avec l'hebdomadaire Marianne, qu'elle quitte en [3]. Elle prend alors officiellement les commandes de Franc-Tireur en [4].
| Pays | |
|---|---|
| Zone de diffusion | France |
| Langue | français |
| Périodicité | Hebdomadaire |
| Genre | Magazine d'actualité |
| Prix au numéro | 2 € |
| Diffusion | 20 000 (2023) ex. |
| Fondateur | Czech Media Invest |
| Date de fondation | |
| Ville d’édition | Paris |
| Propriétaire | Daniel Křetínský via le groupe Czech Media Invest |
| Directrice de publication | Valérie Salomon |
| Directrice de la rédaction | Caroline Fourest |
| Rédactrice en chef | Valia Breitembruch |
| Site web | franc-tireur.fr |
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Sa maquette sur huit pages, au format et au pliage particuliers, est l’œuvre du directeur artistique Fabrice Trillat.
Son siège est situé à Levallois-Perret.
Histoire
Son nom fait référence au Franc-Tireur, journal de la Résistance né pendant la Seconde Guerre mondiale[5]. En et début , les ventes en kiosque sont portées par l'actualité et se situent autour de 30 000 exemplaires par numéro contre 20 000 en moyenne depuis le début de l'année, devant Le Point, L'Obs ou L'Express[6].
Lancement
Le journal est financé par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský[7]. Dès , une campagne de préabonnement est lancée sur les réseaux sociaux, entre autres par Christophe Barbier : celle-ci attire alors un millier de souscripteurs[8]. Après un numéro 0 en , le premier numéro sort le et est imprimé à 160 000 exemplaires[9] dont 72 000 sont vendus[10],[11].
Rédaction
En , Caroline Fourest, fondatrice du titre, remplace officiellement Christophe Barbier à la direction éditoriale (ce dernier conservant un rôle d'éditorialiste), aux côtés de Raphaël Enthoven, conseiller de la rédaction. En de la même année, Pauline Delassus, ancienne journaliste de Paris Match, est nommée rédactrice en chef[12], avant d'être remplacée en par Valia Breitembruch, tandis que Benjamin Sire, en plus de superviser l'actualité, devient le second éditorialiste, avec Christophe Barbier.
Ligne éditoriale
Peu avant le lancement de la publication, Christophe Barbier promet qu'elle sera « anti-Zemmour, anti-extrême droite, anti-extrême gauche, anti-antivax, anti-complotistes, anti-cancel culture » et « contre tout ce qui menace l'universalisme républicain » ;
Le Monde note que « certains » considèrent le projet « relativement conservateur »[7].
Selon Regards et Orient XXI, le titre est proche du Printemps républicain[13],[14].
Politis accuse Caroline Fourest, à la direction de Franc-Tireur, d'y avoir « importé ses méthodes : approximations, insinuations, demi-vérités, mensonges… »[15]. Après le premier tour des élections législatives de , le romancier Aurélien Bellanger s'indigne de voir Franc-Tireur, qui selon lui « a fabriqué les conditions de la victoire du RN, faire une « une » « anti-RN » avec un petit astérisque, bien sûr, pour dire de ne pas voter LFI »[16],[17] ; Caroline Fourest s'en défend dans un droit de réponse[16].
Arrêt sur images consacre un dossier d'une trentaine d'articles sur Caroline Fourest[18] : « une polémiste tous terrains, et ses dérapages: Soutien des FEMEN, anti-russe, anti-islamiste au risque de l'islamophobie : son combat initial pour les gays et lesbiennes a entrainé la polémiste-cinéaste-documentariste sur tous les terrains. Au risque du dérapage, fréquent ». Arrêt sur images note la proximité entre Caroline Fourest, Brigitte Macron, Mohamed Sifaoui et Marlène Schiappa lorsqu'elle vole au secours[19] de cette dernière dès les premières divulgations sur l'affaire judiciaire et politique du Fonds Marianne. À l'occasion de sa tribune pour défendre Schiappa, et de concert avec le ministre Gérald Darmanin critiqué pour sa vision du maintien de l'ordre, Fourest fustige la Ligue des droits de l'Homme (LDH), la qualifiant d'« organisation fragilisant la République et la laïcité[...]passée de la défense du capitaine Dreyfus à celle de frère Tariq et des séparatistes ».
Accusation de plagiat
Un article d'Arrêt sur images, rédigé par Loris Guémart et publié en , accuse le journal de plagiat concernant son article « Les Zouaves » écrit par Fiammetta Venner. Le site d'analyse et de critique des médias relève que l'autrice de l'article reprend les informations publiées par des journalistes indépendants et ne leur donne crédit « que pour une infime partie des informations de son enquête ». De plus, un passage serait un copié-collé d'une interview qu'un musicien néonazi donna à un blog musical sans que cela soit indiqué dans l'article de Franc-Tireur. Loris Guémart affirme que « tous les faits concernant les Zouaves sont extraits d'articles écrits par des journalistes enquêtant de longue date sur le groupuscule, et de billets de blog »[20].